@Emile Mourey Rien ne nous est parvenu de Ibn Ishâq, sinon le texte remanié par Ibn Ichām et nous ne savons pas ce qui a été remanié. Pourquoi le texte original a disparu ? On peut penser que c’était pour cacher quelque chose. Il s’est passé beaucoup trop de temps entre les faits relatés et la relation pour que nous puissions considérer la relation comme fiable. Comme je l’ai déjà écrit, il n’existe aucune mention de Muḥammad pendant les 60 années qui ont suivi sa mort et on nous affirme ensuite que des personnes auraient retenu chacun des faits et gestes et chacune des paroles qu’il a prononcées sans avoir jamais rien écrit. De toutes façons, écrire que cela s’est passé à La Mecque est déjà impossible. Ces faits et gestes ne sont même pas présentés dans une forme facilement retenable. C’est tout de même un peu gros. Comme je l’ai déjà écrit, la vie à La Mecque était impossible avant le 8ème siècle. Les caravanes n’auraient pas pu se regrouper car il n’y a pas d’herbe pour les chameaux et pas assez d’une eau non potable pour les abreuver. Regardez les photos qui ont été prises. Trouve-t-on des traces de végétation ? Regardez aussi si les travaux qui ont été faits pour transformer la ville en Luna Park. Trouve-t-on des traces anciennes ? Sous ces nouvelles tours, les bâtiments retrouvés ne datent que du XIVème siècle. Il faut dire que le centre est régulièrement détruit par les rares orages. C’est une cuvette où l’eau s’engouffre ; il y a encore régulièrement des victimes des inondations. Il est probable que la pierre noire était à Petra avant de se retrouver à La Mecque et tout ce qui est dit du pèlerinage à La Mecque dans le Coran correspond au pèlerinage à Jérusalem, même les noms de lieux. Il est clair que l’islam a essayé de faire oublier le proto-islam, la religion des Nazaréens lorsqu’il s’est avéré que c’était un échec. Il faut dire que les Arabes ont reconstruits trois fois le Temple de Jérusalem (638, 660, 692) sans que jamais Jésus ne redescende du ciel pour établir le royaume de Dieu. Il était temps qu’ils reprennent les choses en main. La Mecque, lieu sans histoire était idéal pour écrire une nouvelle histoire, plus favorable aux califes.
@Antenor Non, il s’agit bien de mosquées qui ont été construite spécifiquement car leur orientation n’est pas neutre et ne correspond pas à une orientation juive ou chrétienne. Toutes ces mosquées sont en fait tournées vers Petra, aussi étrange que cela puisse paraître. Lisez le livre de Dan Gibson « Early islamic Quiblas » qui donne des précisions sur sa méthode de mesure. Il s’avère que les Arabes, habitués à circuler dans le désert avaient une très bonne méthode pour calculer la direction de la prière. Ils n’avaient pas de chronomètre comme pour la navigation maritime mais mesuraient les distances avec précision en récitant des poèmes au rythme du pas des chameaux. C’est la même méthode qui a été utilisée par Eratosthène par calculer le diamètre de la Terre au 2ème siècle avant notre ère. Il n’y a jamais eu de passé païen de La Mecque. Il n’y a jamais eu de passé tout court car la vie n’a pas été possible avant les travaux pharaoniques d’un empire pour récupérer l’eau des 3-4 orages dans l’année et la stocker dans d’immenses citernes dont les traces sont toujours visibles. Il n’existe aucune trace de La Mecque avant le 8ème siècle, y compris avec l’archéologie. Aujourd’hui la Mecque ne vit que grâce aux usines de dessalement de l’eau de mer. Même l’eau de zemzem ramenée par les pèlerins vient de là car le débit du puits n’est que 10% de ce qui est vendu aux pèlerins.
Muḥammad, nous ne savons presque rien de lui. Il a été totalement oublié pendant les 60 ans qui ont suivi sa mort. Pas même une inscription sur une pierre tombale. L’inscription mḥmd que l’on trouve sur des pièces de monnaies (où le calife est représenté avec une croix) et sur les inscriptions intérieures du dôme du Rocher est utilisée au présent. Il s’agit donc d’un titre honorifique utilisé avant celui de calife (Lieutenant de Dieu). On retrouve la source de cette inscription dans le livre de Daniel sous la forme ’îsh hamudôt (l’homme des prédilections), le prophète qui annonce le retour de Jésus. Le fait que Jésus ne soit pas revenu a poussé le calife ʿAbd Al-Malik a récupérer cette expression pour en faire le nom d’un prophète de la nouvelle religion, cette fois entièrement arabe. Le terme de calife sera alors utilisée à la place.
Le fait que la langue et l’écriture dite arabe du Coran est entièrement liée à la langue syro-araméenne et à l’araméen de Petra devrait logiquement poser des questions, d’autant plus que la langue et l’écriture étaient entièrement différentes (proche de l’Egyptien et des hiéroglyphes) dans le Sud de l’Arabie où se trouve La Mecque aujourd’hui. Le Coran ne pouvait y être compris. Les chercheurs situent la naissance du Coran en plein Pays Alaouite à proximité de Lattaquié. La Mecque ne pouvait pas exister au 7ème siècle car l’unique puits n’a pas un débit suffisant et l’eau est trop minéralisée et contient de l’Arsenic pour permettre la vie. Il n’y aucun arbre à La Mecque alors que des figuiers ou des oliviers savent chercher l’eau à la profondeur de la nappe. Il n’y a pas non plus le moindre brin d’herbe qui permettrait de nourrir les chameaux nécessaires aux caravanes. Le seul avantage de La Mecque est d’être un lieu sans histoire permettant de construire une légende. Il n’y a d’ailleurs aucune mosquée dont le mur de prière est tourné vers La Mecque dans le premier siècle de l’islam. Il revient donc aux musulmans d’apporter des faits vérifiables qui vont dans leur sens.
Le Coran porte encore toutes les strates des modifications successives, sans doute pendant près de deux siècles. Un algorithme mathématique (la théorie des codes) prouve que le Coran a été rédigé par un cinquantaine d’auteurs (formellement entre 30 et 100). Les incohérences du texte sont innombrables. J’en ai documenté plus d’une centaine et je suis probablement loin du compte. Il est évident que chaque nouveau calife a ajouté de nouveaux versets qui justifiaient son pouvoir. Le passage des Omeyyades aux Abbassides a été une période particulièrement riche de création de nouveaux versets.
La science nait de l’observation du monde réel alors que la croyance affirme que le monde réel est à son image et qu’il n’est donc plus nécessaire de l’observer. La vérité, c’est pourtant le monde réel et seule la science permet de l’approcher. La croyance s’enfonce dans le mensonge car elle ne vérifie rien.
L’homme est grégaire par nature, il recherche la cohabitation avec ses semblables. C’est un être social qui communique. L’appartenance à un groupe implique des valeurs communes, valeurs acceptées sans vérifications au nom de la cohésion du groupe et d’une nécessaire confiance envers le leader du groupe. Pour assurer la cohésion du groupe, le leader a tout intérêt à désigner des ennemis du groupe qu’il devint nécessaire de combattre. C’est ainsi que le mensonge nait et se répand.
Sans la science et sa connexion au monde réel, nous serions toujours des chasseurs/cueilleurs arpentant la savane et guerroyant les groupes rivaux. Je ne dis pas que cette société serait inférieure à la nôtre, mais nous serions, pour sûr, beaucoup moins nombreux. Quelques centaines de milliers d’individus tout au plus. Evidement, ni vous, ni moi.
Ceux qui pensent à la primauté de la science sur la croyance ou que la science ne peut produire des certitudes, qu’ils ne montent pas dans une voiture, car elle ne pourrait pas fonctionner.
Je vois la peur partout dans votre texte. La peur, c’est certainement le moyen le plus efficace pour asservir l’humanité. N’ayez donc pas peur et vous serez libre.