Vous mettez assez bien, sans doute involontairement, en évidence le choix possible.
On on veut une école qui prépare des futurs employés, quitte à faire du déchet éducatif
,en supposant connaitre les exigences des emplois dans trente ou quarante ans et sacrifiant en partie les aspects sociaux et aussi les capacités d’adaptabilité d’évolution.
Ou on prépare des citoyens moins « employable » immédiatement, en favorisant ouverture et diversité en acceptant une école qui forme plus qu’elle ne formate, à l’ambition de mener chacun à son meilleur niveau et non au niveau de son utilité sociale instantané.
Effectivement le doublement (redoublement ?) est trop peu souvent efficace.
Faire de sa suppression une atteinte irrémédiable à l’école de la république est pour le moins surprenant sinon révélateur d’un militantisme nourri à la mauvaise foi.
Idem pour les notes.On sait bien que l’usage de notes ne fait pas la qualité de l’enseignement, ni son absence sa médiocrité.
Ces deux mesures ne suffiront pas à élever le niveau des élèves de France mais elle ne l’affaiblira pas.
« Dans le cadre des nouveaux programmes, nous allons développer des
approches nouvelles des maths. L’introduction de
l’algorithmique permettra par exemple de mieux former les élèves au
raisonnement déductif. Le numérique sera aussi mis à profit pour
permettre aux élèves d’effectuer davantage d’exercices avec des niveaux
différenciés et d’avancer aussi chacun à leur rythme. »
= FAUSSE ROUTE. L’algorithmique n’a rien à voir avec l’esprit
mathématique, ni avec le raisonnement déductif.
1 ; Votre propos est discutable.En quoi l’algorithmique serait moins math que l’arithmétique par ex ?
2-Et surtout ce n’est pas le sujet ! La programmation apparait clairement comme un moyen pas comme une finalité se substituant à telle ou telle branche des mathématiques.
3 -Vous éludez la deuxième partie de la phrase "Le numérique sera aussi mis à profit pour
permettre aux élèves d’effectuer davantage d’exercices avec des niveaux
différenciés et d’avancer aussi chacun à leur rythme".
C’est une technique qui
permet d’automatiser des choix et les faire réaliser par une machine.
C’est pour le moins une vision simpliste et surannée.Nombre de systèmes complexes sont gérés informatiquement.
Sans bagage disciplinaire suffisant, cela sera perçu comme franchement
inutile et ennuyeux par la majorité des gosses du collège.
L’algorithmique, c’est fastidieux, la programmation, c’est la prise de
tête avec une syntaxe à rendre fous même les plus sympathiques, donc si
on en propose beaucoup aux gosses, on est certain qu’ils auront encore
plus horreur des maths !
Encore une fois vous êtes dans l’affirmation gratuite plus que dans la démonstration.Nombre d’école ayant expérimenté sont plutôt satisfaites et vous contredisent.