Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
La morale c’est qu’en cas de crise majeure (par exemple, effondrement du système monétaire) votre meilleur investissement, c’est de savoir faire des choses qui puissent intéresser les autres directement. Dans un nouveau système, rien ne dit que les possesseurs d’or ne seront pas les premiers pendus. Un nouveau système pourrait aussi interdire la possession d’or par les particuliers.
En investtissant dans l’or parce que vous croyez à un effondrement du système, finalement vous dites oui à la spéculation, à l’argent et au système. Sans même invoquer la morale, c’est parfaitement illogique.
Si vous voulez vous prémunir de l’effondrement du système, cela ne peut pas être en utilisant le système tel qu’il existe actuellement, mais en cherchant ce qui sera conservé parce que l’on ne peut pas s’en passer. Et la seule chose, ce sont les connaissances, le savoir-faire et le travail.
Maintenant, si vous ne pensez qu’à l’argent et ne vous intéressez qu’à ça, peut-être que vous n’intéresserez personne ni n’aurait plus aucun but dans la vie si ce système s’effondre. Personnellement, je n’ai rien à perdre même si, comme beaucoup, j’ai des économies car le système actuel n’est pas encore par terre.
Autre chose, ceux qui sont responsables de la crise et de faire fonctionner la planche à billets (tout en ruinant sciemment les états) ont déjà plus d’or (et du vrai) que tout ce que vous pourrez achetez. Et s’intéresser à l’or, c’est finalement se préparer à se soumettre aux mêmes bourreaux. Mais après tout, si vous pensez comme eux, vous avez le système et les bourreaux que vous méritez.
Profondément vrai. Mais quand les aberrations finissent par être prépondérantes, c’est que la fin d’un système approche très vite.
J’imagine un commercial, ou un cadre dans le marketing ou la publicité, qui a le sentiment de faire vivre sa boite et de mériter son salaire : « C’est grâce à des gens comme moi que l’on crée le besoin, et que, du coup, la boite augmente son chiffre d’affaire et sa profitabilité ». Et dans sa vie privée, il s’implique dans l’écologie en se faisant construire une maison passive, en s’achetant un véhicule électrique et des panneaux solaires... N’est-ce pas totalement aberrant ?
C’est pourtant ça, le monde dans lequel on vit. Des comportements individuels sans cohérence et, globalement, un bordel innomable.
Effectivement Romain, beaucoup de commentateurs d’Agoravox ont des idées en apparence humanistes (non à l’esclavage, non aux banksters,...) mais quand il s’agit de faire un profit personnel (« conserver son épargne »), là, il n’y a plus aucun principe.
Tous voient le prix de l’or qui monte, alors tous, comme des moutons de panurge, achètent de l’or (ce qui fait monter le prix de l’or, comme le constatent les économistes attérés pour qui la bourse n’est une machine à créer des bulles). Qui a vraiment l’utilité de l’or ? Personne, en tant que particulier (pour l’industrie, il est vrai que ce métal a des propriétés très intéressantes). C’est de la pure spéculation, celle-là même que tout le monde critique quand ce sont les banksters qui la pratiquent.
Quand donc les gens se comporteront avec un peu de cohérence ? Comment espérer que le monde tourne rond quand chacun agit sans logique ? Le monde est tout à fait à l’image des hommes. Chacun voit la faute de l’autre mais n’a pas assez d’intelligence pour se juger soi-même.
Cela ne change rien du tout. Avant la loi de 1973, si l’état avait emprunté 7,5 milliards, il aurait remboursé 7,5 milliards dévalués à la banque de France. Bien sûr, la banque de France aurait pu se sentir arnaquée, sauf qu’elle est publiqu : donc personne n’y perd. Alors que pour l’emprunt Giscard, indexé sur l’or, à part les riches qui ont souscrit aux nouvelles obligations d’état, tout le monde y perd.
L’état doit être au service de la majorité dans une démoctratie, pas au service des riches.
Merci D.G. de bien préciser cela. Il y a une confusion entre absence d’intérêts payés et création monétaire ex nihilo. Il suffirait que les intérêts payés par l’état soient nuls pour que la dette soit nulle (intérêts cumulés depuis 1973 supérieurs à la dette actuelle) mais il n’y a pas besoin que l’état fasse de la création monétaire ex nihilo.
Encore que pour répondre à tmd, on se fout complètement de la valeur des prix pour la création de richesses. La seule chose qui est destructrice de richesses ce sont des travailleurs sans emploi. Donc on créerait des emplois à partir d’argent créé ex nihilo, oui il y aurait de l’inflation, mais nous serions tous plus riches puisque nous produirions plus. Peu importe le prix des richesses, ce qui compte, c’est le total des richesses divisé par la population. Laisser des gens au chômage (et les indemniser ou pas) nous rend toujours plus pauvres que de leur faire créer de la richesse que l’on se rediviserait ensuite. Le système de création monétaire ne répond absolument pas aux besoins essentiels des gens, à savoir, avoir un travail décent. Il faudrait le revoir complètement mais nos pantins politiques sont trop arrosés pour le remettre en question.
Si le sytème est comme cela, c’est bien évidemment parce que le chômage aide à sous-rémunérer les travailleurs (tension sur le marché du travail) et donc permet aux capitalistes de récupérer une proportion toujours plus importante de la valeur ajoutée (l’augmentation de productivité ne profite plus du tout au peuple depuis les années 1970 et c’est pour cela que l’on va régresser avec des gains de productivité : invoquer la pyramide des âges, c’est encore de l’enfumage).