Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
C’est là que nos amoureux de la liberté doivent se rendre compte qu’elle est toute relative. Etre libre d’entreprendre, c’est avant tout avoir du pognon. C’est comme la libre circulation des marchandises ou des capitaux. Pour un citoyen lamda, cette liberté ne l’intéresse pas. Par contre, pour le capitaliste, elle permet d’aligner les travailleurs du monde entier sur les salaires les plus bas. Donc ces 2 belles libertés (utiles pour moins de 1% de la population) sont en fait un moyen de détruire tous les aquis sociaux, un retour à l’esclavage en somme.
« La liberté, c’est l’esclavage », novlangue de Orwell, dans 1984. Personne ne peut être contre la liberté, mais il y en a certaines qui vous rendent esclaves.
alchimie est de très mauvaise foi. Le cursus d’enseignement général se garde soigneusement d’éduquer les élèves sur la création monétaire. Il est probable que si les programmes étaient choisis pour apprendre les choses réellement essentielles aux futurs adultes, on se méfierait de la monnaie officielle qui n’est qu’un attrape-couillon pour qui n’est pas banquier et il y aurait beaucoup de monnaies secondaires dont la gestion serait indépendante des banques (genre celles utilisées dans les SEL). Et pour répondre à votre question, un simple PC suffit pour enregistrer la valeur d’un compte et gérer de la monnaie scripturale (et si vous savez compter, vous pouvez aussi utiliser du papier et un crayon). Ceux qui gèrent les comptes dans les SEL ne se font pas rémunérés pour ce service considéré comme négligeable par rapport aux échanges réels.
Je n’ai pas parlé d’horreur. Mais apprendre aux gens à lire, faire des études, être capable de fabriquer des choses complexes,... tout ça pour revenir à un système pyramidal immuable.
Je trouve que la gestion de l’argent ( = rôle des banques dans cette société) est extrêmement coûteuse et il serait temps d’essayer d’améliorer cette pseudo-industrie qui est une Bérézina sur le plan de l’efficacité. Bref, les systèmes les plus simples, sans aucun intermédiaire, sont souvent les plus efficaces.
Mais ça n’aura pas servi à rien c’est vrai : si le peuple vit dans le dénuement le plus total demain (c’est la crise, il n’y a plus d’argent, et par voie de conséquence, plus de travail), on sait que les nouveaux seigneurs n’auront pas froid l’hiver et profiteront d’une technique qu’ils n’avaient pas au Moyen-Age dernier.
Non plancherDesVaches, une monnaie décentralisée telle qu’utilisée dans certains SEL, ce n’est pas une monnaie qu’on imprime à tour de bras en croyant, par je ne sais quel miracle, que la richesse va être proportionnelle à l’argent créé.
Dans cette création monétaire décentralisée, la somme totale de la monnaie est toujours nulle. Lorsqu’une personne rend un service à une autre, l’une est créditée du même montant que le débit de l’autre. Le total des comptes est nul. Il n’y a aucune création monétaire sans échange donc aucun risque d’inflation. En fait la monnaie n’existe que par l’échange qui la crée. Reste un montant individuel, qui peut être négatif ou positif, et qui indique si l’on doit rendre service ou si l’on peut en recevoir. Le but avec un tel système, c’est que chacun soit proche de zéro : pas d’accumulation de dettes ou de crédits.
Aucun besoin d’autonomie pour commencer. Juste besoin de personnes qui savent faire des choses et s’entendent sur le prix des actions qu’ils envisagent, comme dans tout échange monétaire. La seule différence, c’est que les banques sont parfaitement inutiles.
Comme on le voit, pour les gros projets nécessitant de gros capitaux (= beaucoup de travail collectif), seuls des initiatives coopératives permettent d’avancer (sinon il faudrait accepter qu’une seule personne passe par un montant très largement négatif pour éventuellement repasser positif une fois l’investissement amorti : le risque est pris par l’ensemble de la collectivité qui travaille à la réalisation de l’investissement, autant que les montants se répartissent sur l’ensemble des intervenants). Dans notre société bancaire, c’est un entrepreneur individuel qui a la liberté (car déjà plus riche que les autres) d’emprunter auprès d’une banque pour ensuite abuser d’un collectif privé toute décision. Bref, ce qu’il faut éviter. A travail collectif, décisions collectives.