Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
Tu as totalement raison, hyperfortuné Tristan. Diviser pour régner, imposer la dictature de la mafia des friqués en faisant croire aux misérables qu’ils sont en démocratie par un vote parfaitement inutile, ou qu’ils pourront un jour faire partie de la mafia des hyperfriqués en travaillant beaucoup (alors que les hyperfortunés font tout pour augmenter leurs privilèges et la transmission héréditaire, comme au bon vieux temps des rois et des seigneurs...).
Mais, être hyperfortuné n’est pas être un dominant, c’est juste être un pauvre d’esprit qui a réussi. Et le problème est vraiment là : les pauvres paraissent respectueux uniquement parce qu’ils sont pauvres. Mais aucun pauvre ne rejetterait l’idée de faire partie de la caste des hyperfortunés, puis de défendre avec encore plus de ferveur sa nouvelle caste.
J’ai la chance de ne pas courir après l’argent et d’avoir des centres d’intérêts réels qui n’ont aucun rapport avec l’argent. Aussi, j’ai autant pitié pour les hyperfortunés, profondément malades et à côté de la plaque, que pour les pauvres qui courent après l’hyperfortune.
L’égalité, une abberration pas motivante ? Alors, vive les misèrables et les hyperfortunés, ça c’est vraiment motivant, excitant. Un vrai bon projet de société qui marche depuis fort longtemps et qui marchera tant que l’homme restera au niveau de l’animal, non civilisé, voulant se nourrir des difficultés de son prochain et l’enfoncer encore plus pour s’en nourrir encore plus facilement.
Dans un monde de prostitution et de larbinisme généralisés, les hyperfortunés ont de beaux jours devant eux puisqu’ils sont partout, au moins en volonté.
Vous auriez pu superposer la courbe de la dette de la France à vos 3 courbes (strictement même allure), et ainsi avouer que déguisé en concombre échangiste, vous n’étiez ni plus ni moins qu’un banquier (depuis 1970 et grâce à Pompidou, l’état français a l’immense privilège de devoir payer des intérêts aux banquiers pour ses nouveaux découverts, effet boule de neige assuré).
Merci pour votre réponse et aussi pour votre important travail. J’avais déjà jeté un œil a votre site et apprécié votre traduction du livre de Irving Fisher, mis à disposition librement.
Quelque part, vous êtes convaincu que le système est bancal mais que nous sommes en démocratie. Pour ma part, je suis convaincu qu’il est parfaitement connu et manipulé par très peu (Goldman Sachs a fait des bénéfices records pendant la crise, pas toutes les banques).
Nous sommes dans une crise très intéressante pour ces apprentis sorciers maîtres du monde : s’ils n’avaient que peu de pouvoir, nous devrions rentrer dans une période de déflation très comparable à celle qui a suivi 1929. Or ce n’est pas le cas, pourquoi ? Simplement parce qu’ils ont la mainmise sur la planche à billet avec la FED. Donc cette crise va être l’occasion pour des bandits d’imprimer une somme collossale d’argent sans inflation parce que cet argent fraîchement « imprimé » ne va pas au peuple (multiples plans de soutien aux banques ou aux « entreprises-écrans » en difficulté : y a-t-il un contrôle pour vérifier si le salaire des PDG de ses entreprises aidées est décent et l’a été par le passé, si les choix antérieurs pris par ces PDG étaient sensés ?). C’est une escroquerie mondiale (car le monde entier supporte la dollar).
Nous sortirons peut-être de ce système qui paraît absurde, mais, à mon avis, seulement par une révolution. Quant au gouvernement mondial non légitime dont vous parlez (4 grandes banques centrales agissant de concert), il ne se fera jamais dans l’intérêt du peuple. La démocratie représentative conduit toujours à l’oligarchie car les hommes sont cupides : le pouvoir ne devrait jamais être concentré, règle d’or de la démocratie.
Je me suis intéressé très petitement à la création monétaire, mais je pense maintenant que le problème de fond est la démocratie, concept encore trop noble pour les égoïstes d’aujourd’hui, pour qui l’égalité relative serait triste et démotivante. C’est là que je suis pessimiste : une révolution serait actuellement aussi inutile sur le long terme que les précédentes (même si pour le court terme, il y aurait sûrement une remise à plat bénéfique).
« Alors d’où vient l’augmentation brutale de la dette »
L’augmentation brutale de la dette a pour origine la décision de Pompidou, totalement contre l’intérêt du peuple, d’obliger l’état français à s’adresser dorénavant (à partir de 1970) aux banques privées pour ses nouveaux déficits. Depuis Pompidou (ancien de la banque Rotschild, curieux non ?), la dette de l’état rémunère donc directement les banquiers : plus elle est grosse, plus ils gagnent.
A partir du moment où Pompidou s’est payé la tête des français en 1970, nous avons maintenant une boule de neige qui va nous obliger à des sacrifices sans fin pour donner aux plus riches qui ont bien voulu nous prêter (en créant l’argent à partir de rien : principe des banques = faux-monnayeurs). Bref, nous devrions demander aux banques de rembourser tous les intérêts qu’elles ont perçu depuis 1970, et faire le procès de tous ceux qui ont travaillé pour en arriver à système aussi irrespectueux du peuple.
Il n’y a aucun problème de la dette, juste un problème de dictature et d’absence totale de démocratie.
Vous ne semblez pas d’accord et pourtant je crois vous avez raison sur le fond tous le 2.
On peut être spécialiste de la création monétaire (ce n’est pas du tout mon cas) et faire croire aux autres que c’est très compliqué. En fait c’est très simple. Comme le dit miguel, la dérégulation (en ajoutant la mondialisation et la rapidité des transactions électroniques) est en grande partie à l’origine du désordre monétaire. Il faut être convaincu de cela : si la BCE cherche à jouer uniquement sur son taux directeur et pas sur les règles qui permettent à n’importe qui dans le monde d’acheter et de vendre des euros, alors la BCE n’a strictement aucun pouvoir. Et c’est bien cela le problème : ceux qui ont le pouvoir, ce sont les banques, ceux qui ont des capitaux qui ne font que grandir et peuvent faire des opérations d’achat-vente en bourse sur tout et n’importe quoi (monnaies, matières premières, actions,...).
Si la BCE avait augmenté son taux directeur à 10% en 2000 (à la Volcker), l’euro, par carry trade, se serait envolé par rapport aux autres monnaies (désastre pour les exportations, cataclysmique pour l’économie, ...). Le directeur de la BCE ne sert à rien du tout, juste à aligner son taux directeur sur celui des autres monnaies.
Nous sommes déjà dans un gouvernement mondialisé. Nous votons pour des représentants nationaux qui n’ont aucun courage et ne cherchent absolument pas à changer les règles totalement biaisées : ils n’ont donc aucun pouvoir dans cette économie mondialisée. Mais la simplicité de cela c’est que certains banquiers (par ex. Goldman Sachs), tout puissant aujourd’hui car seuls à l’origine de la création monétaire, ne se sont jamais autant enrichis que ces dernières années.
La création monétaire a été folle, sur chaque création monétaire nous avons à l’origine un banquier qui touche un pourcentage sur cet argent créé, les banquiers sont bien les maîtres du monde. Tout colle, il n’y a aucun problème du point de vue des banquiers.
Maintenant si vous trouvez que cela est injuste vis-à-vis du peuple, c’est exact. Que dire de Pompidou qui oblige l’état à s’adresser aux banques privées pour se financer (1970), de l’abrogation du Glass-Steagall Act ? Est-ce que ces décisions sont dans l’intérêt des peuples ? Cela fait un moment que l’argent et les banquiers dirigent le monde (assassinat de JKF sans enquête sérieuse, 11 septembre sans enquête sérieuse,...). Mais l’assassinat de la démocratie a été possible grace aux progrès techniques : le peuple a cru identifier que l’amélioration de sa condition était dû à une bonne gouvernance quand cette dernière lui volait peu à peu tout le pouvoir difficilement aquis précédemment.
Bienvenue dans l’oligarchie mondiale : ils ont enfin trouvé la solution pour créer de l’argent, de la masse monétaire, se faire aider occasionnellement par les états qu’ils laminent par ailleurs (bravo l’intérêt sur la dette, il fallait y penser) sans pour autant augmenter le salaire des travailleurs même si leur productivité continue d’augmenter. Le système est parfait et il aura fallu du temps pour le mettre en place.
Mais le système est vraiment très difficile à comprendre quand on est persuadé de vivre dans une démocratie (comme il est très difficile d’expliquer le mouvement des autres planètes quand on s’imagine que le soleil tourne autour de la Terre).