Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
@Francis Effectivement. Le déficit public est de moins de 200 milliards et l’aide aux entreprises est de plus de 200 milliards. Premier point, en arrêtant de donner aux entreprises, le budget dégage un excédent. Quel est ce système « libéral » qui donne de l’argent aux entreprises sans contre-partie ? Alors évidemment, certains diront, il vaut mieux aider les entreprises que de les voir faire faillite et de licencier à tour de bras. Sauf que si c’est pour donner 64 milliards de dividendes aux actionnaires et plus de 30 milliards pour faire de la pub (majoritairement sur internet donc pour les américains), où est la bonne gestion, où est l’investissement (on donne 100 milliards de trop sur les 200) ? De plus, cet argent donné n’empêche pas des rémunérations stratosphériques de « hauts cadres » dans ces mêmes entreprises (pas de celui qui bosse vraiment, évidemment), ni les délocalisations, ni les licenciements en fin de compte. L’état donne, mais n’exige rien, ni ne fait aucun contrôle. En fait, si on était complotiste (!), on pourrait dire que les politiques sont élus par les dirigeants des entreprises (qui possèdent les médias et qui font le vote), et qu’ensuite, les hommes politiques redevables enrichissent ceux qui les ont fait élire en fabriquant une dette que seul le peuple devra rembourser à la grecque (en divisant les retraites par 2, en supprimant les services publics, etc..). Et en restant complotiste, si les services publics disparaissent, ils seront remplacés à l’américaine par des offres privées pour dégager des gros bénéfices, la boucle n’est-elle pas bouclée ? Bon, évidemment, c’est pas bien d’être complotiste. Non, nos hommes politiques ne sont pas des traitres et ont beaucoup de courage de faire ce métier si mal payé qu’est le leur...
3.400 milliards, c’est rien du tout. Disons que si on divise par 34 millions de personnes (oui, ne comptons pas les enfants, et les nombreuses personnes en difficulté ou sans trop de capital), ça fait juste 100.000 euros par personne.
Vraiment rien du tout. Alors on va vivre ce que la Grèce a vécu, peut-être dans 5 ou 10 ans et il va y avoir de nombreux suicides, de très nombreux nouveaux pauvres et avec la déflation (grave crise quand on cherche à rembourser, l’économie s’arrête, moins d’impôts prélevés, le PIB chute), on ne résoudra rien et la dette en pourcentage du PIB va s’envoler au ciel.
En fait, la politique de la dette est d’une violence inouïe et on va bientôt s’en rendre compte. Pendant ce temps-là, ceux qui nous mènent à la ruine se font leurs soirées chemsex. Donc effectivement, la drogue, la rémunération qu’ils fixent eux-mêmes, le sexe, tout les voyants sont au vert. Pour l’instant, l’objectif numéro 1 est évidemment d’augmenter la dette le plus vite possible avec des déficits budgétaires de 5% ou plus (168 milliards en 2024), ce qui est inférieur aux aides publiques que l’on donne aux entreprises (211 milliards). Donc pour augmenter la dette, il suffit de donner encore plus aux entreprises, surtout si elles continuent de délocaliser et de licencier.
@Francis, agnotologue Pour moi, Harari est un fou furieux (en pire qu’Elon Musk et ses implants Neuralink). Qu’il conseille des gens influents ne changent rien : les gens influents ne comprennent pas grand chose et prennent souvent des décisions désastreuses (certains diront qu’ils écrivent l’histoire, pour moi, pas plus que n’importe quel imbécile qui serait à leur place). C’est un peu le principe du chaos.
Oui, mais toi tu l’as découvre si tu n’en parles que maintenant ?
Je ne me passe pas ma vie sur youtube. Je n’ai pas appris grand chose avec cette vidéo, sauf sur les nombres de dimensions que les IA peuvent ajouter à de simples mots pour en préciser toutes les caractéristiques. Mais c’est une excellente vidéo de vulgarisation : elle aborde même l’attention absolument nécessaire à la compréhension des contextes (« transformers »).
« générer un modèle du monde »
Non, un modèle des mots, un LLM ne connait pas la résistance d’une table en chêne ou la douceur d’une peluche !
C’est stupide cette réflexion. Il est évident qu’en leur donnant uniquement des données textuelles en entrée, elles n’auront pas la notion du toucher. Je t’ai dit que les IA se faisaient un modèle imparfait du monde (nous aussi d’ailleurs, mais c’est une autre histoire). On peut dire que la compréhension est la différence fondamentale entre les programmes ou pompeusement systèmes experts (qui ne sont que des automates qui ne font que ce que leur programmeur a prévu) et les réseaux neuronaux qui cherchent des règles pour synthétiser (et compresser ’intelligemment") les données qu’ils ingurgitent. Je ne parle pas de conscience, je parle uniquement de compréhension (imparfaite) des données : si le réseau en reçoit d’autres qu’il n’a jamais vues, il a constitué un modèle qui va lui permettre de deviner une réponse possible (comme de l’intuition) : à ce sujet, les IA sont capables d’invention (de nouveaux coups surprenant au Go pour l’exemple bateau). C’est comme ça qu’on fonctionne (avec nos 5 sens que les IA n’ont pas) et c’est un peu normal qu’en cherchant à imiter notre cerveau, on reproduise ce fonctionnement. Maintenant, si tu as une définition de la compréhension forcément liée à la conscience, alors les machines ne comprennent effectivement rien. Mais faire des synthèses pour être capables de faire des prédictions (= avoir de l’intuition) par la suite sur des cas non rencontrés en phase d’apprentissage, pour moi c’est juste ça la compréhension. Je ne la sacralise pas, certains animaux comprennent aussi des choses : et il s’agit souvent juste de dire que son comportement actuel tient compte de cas antérieurs qu’il a mémorisés / synthétisés.
@perlseb Peut-être as-tu déjà vu cette vidéo. Elle vulgarise extrêmement bien tous les concepts des LLMs. Et la conclusion, c’est que la phase d’apprentissage permet de générer un modèle (très imparfait ok) du monde. Et faire des modèles à partir de données, c’est un peu la définition de comprendre, même si ça gêne beaucoup de monde.