Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
@Tolzan Tout à fait. Peu importe que la machine simule, qu’elle ne soit jamais consciente, ou qu’on ne la trouve pas intelligente parce qu’elle ne nous ressemble pas. Ce qui compte, c’est ce qu’elle est capable de faire : si elle travaille mieux, plus vite et pour moins cher, alors il faut revoir intégralement notre système économique (mais j’ai bien peur qu’on ne nous demande pas notre avis).
Si l’IA ne fait rien quand on ne lui demande rien, c’est parce qu’on l’a conçu comme ça. On ne voudrait pas qu’elle consomme de l’énergie inutilement.
Pour la conscience et la volonté propre, l’IA n’est pas vivante, elle n’est pas issue d’une longue évolution qui a façonné son cerveau pour survivre coûte que coûte dans le monde qui l’entoure. Ensuite, les IA sont dépourvues de capteurs, comme ressentir le monde et interagir avec quand on ne vous donne pas les moyens de le faire. Est-ce qu’un cerveau humain isolé de son corps dans un liquide nutritif mais déconnecté de toute sensation serait conscient ? Peut-être s’il avait eu une expérience de la vie avant d’être séparé de son corps. Mais s’il n’avait connu que ce liquide nutritif sans jamais avoir reçu un seul signal de l’extérieur ? Il y a une bonne vidéo sur ce sujet de Monsieur Phi illustrant « Où suis-je » de Daniel Dennett.
Dans l’ensemble, on ne sait toujours pas ce qu’est la conscience, et les animaux n’en sont pas totalement dépourvu, qu’on le veuille ou non. Donc ce n’est peut-être qu’une notion émergente de l’intelligence en interaction avec l’extérieur. Autrement dit, si on donnait les moyens à une IA d’interagir avec l’extérieur (tout en permettant à son réseau neuronal de continuer à évoluer en fonction de ses propres interactions), alors pourquoi ne deviendrait-elle pas consciente à son tour ? Il y a de très bonnes vidéos sur le sujet (dualisme, émergence, pensée des machines...) de passe-science.
Dire que l’homme a des notions en plus par rapport à l’IA ... parce qu’on ne donne aucun moyen à l’IA pour interagir avec son environnement est une tautologie. On ne peut comparer les intelligences que si on les met dans les mêmes conditions, ce que l’on ne fait pas du tout.
Mais sur ce sujet, sachez que Deepmind crée des mondes artificiels pour permettre à des IA d’interagir avec le monde (virtuel) à moindre frais et à des vitesses inaccessibles à l’homme. Pour ceux qui ne comprennent pas le but : on met une machine (réseau neuronal réel) qui peut ressentir (capteurs virtuels) et agir (vérins virtuels) dans un monde virtuel. On lui fait faire joujou dans un monde virtuel qui a nos lois physiques, et après 50 années de tests (réalisés en 5 minutes), elle sait courir de façon idéale compte-tenu du matériel (virtuel) qu’on lui a greffé. Si on lui greffe ce matériel dans un robot bien réel, elle le pilote immédiatement dans notre monde sans rien casser comme si elle s’était entrainé 50 ans avec (c’est Néo qui apprend le Kung-Fu dans Matrix).
@L’apostilleur L’auteur n’a pas peur de l’art, il ne parle pas d’ignorer ce qui nous plaît. Il ne demande pas la destruction de quoi que ce soit. La vérité c’est que l’art est imposé, comme l’histoire. La programmation est effectivement un art, faire des murs en pierre, c’est de l’art et tant pis s’ils ne soutiennent pas une cathédrale mais vulgairement de la terre... Si l’art est ce qu’on trouve beau, alors il n’existe que par rapport à nos goûts, il est subjectif : c’est juste ce que je comprends de l’article. Cela ne veut pas dire qu’on doit se moquer de ce que les autres apprécient, mais ça veut dire qu’on n’a pas à se rabaisser ou à se sentir inférieur parce qu’on n’a pas les mêmes goûts que les autres. On dit bien « des goûts et des couleurs, on ne discute pas », ce qui revient à dire que personne ne doit nous imposer nos goûts. L’art ne devrait pas être élitiste, ce qu’il est profondément.
@pemile A base de world model et pas de LLM comme le pense Yann le Cun ? Par définition, un réseau neuronal ne fait que des prédictions à partir de la vision du monde qu’il possède, vision du monde qui ne dépend que des données d’entrainement qu’on lui injecte. Un peu ... comme un cerveau humain. Et plus ses prédictions sont justes, plus il est ... intelligent. Avec Gemini 3, on commence à avoir un aperçu des IA multimodales, donc avec des visions du monde qui sont plus « proches » de la notre ; même si l’humain n’avale pas internet en guise de formation. On repart à zéro en 2026 ? Ils ont de plus en plus de choses à explorer : Tiny Recursive Model (TRM), distillation d’IA, collaboration entre agents spécialisés, ... Il y aura donc des gros progrès dans l’efficacité énergétique qui seront évidemment vites absorbés pour en faire toujours plus. Même avec une crise mondiale majeure où les 3/4 de l’humanité crèverait de faim, l’IA continuera d’avancer à 100%, avec peut-être de moins en moins d’humains pour s’en occuper, magie du méta-outil qui peut s’améliorer lui-même... Il n’y aura rien pour démotiver ceux qui veulent ouvrir la boite de Pandore. Alors parler de bulle, c’est ne pas comprendre les enjeux.
@pemile Caféinomane, j’attends que ta « machine » soit enfin capable de me préparer un café ! D’abord l’IA, la super-intelligence. Après les autres outils sur lesquels l’homme est un peu limite : robots, maîtrise de l’énergie et de l’espace (les 2 vont ensemble) pour n’avoir aucune limite dans aucun domaine (je ne sais pas si l’homme pilotera l’IA à ce stade ou s’il existera encore, c’est la seule inconnue). Pour l’instant, il y a encore des robots qui sont pilotés par logiciel (et non par réseau neuronal) et conçus mécaniquement par les hommes, c’est la préhistoire, pas étonnant qu’ils ne sachent pas faire un café...