Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
@Zolko Mais s’il n’y a pas grand chose à faire pour rester en vie, pourquoi en faire plus ? Les soviétiques avaient un logement, mangeaient à peu près correctement. On peut imaginer dans un système sans hypocrisie, de ne pas faire semblant de travailler (donc moins d’heures à faire mais plus productives) pour avoir plus de temps libre. On sait tous ce qui est arrivé derrière avec le beau capitalisme : misère, chômage et prostitution (ce qui a permis la concentration, par la contrainte, des anciennes entreprises étatiques dans une poignée de nouveaux oligarques). Faut-il le stress d’être chômeur pour se mettre au travail sérieusement ? Mais pourquoi au juste ? Pour manger à sa faim et être logé décemment ? Pour avoir des magnétoscopes comme à l’Ouest, vraiment ? On joue l’indispensable à la roulette (chômage possible) pour pouvoir éventuellement avoir du superflu ?
Le pire, c’est que si le travail disparaît avec l’IA (et si l’on ne parle pas du scénario où l’élite nous élimine) quelle va être notre motivation ? Faudra-t-il continuer à créer une misère artificiellement pour qu’on soit obligé de penser bien comme il faut ?
Si le peuple ne se donne aucun but par désintérêt, l’élite n’aura aucun problème pour continuer à tout choisir à notre place, mais ça risque de ne pas trop nous plaire...
@charlyposte La solution elle s’appelle autogestion locale, associée à la démocratie (réelle) ce qui revient à ... autogestion globale. Pour apprendre l’autogestion au niveau d’un pays, il faut commencer localement. Pour être libre (et donc autonome), il faut se libérer des tâches absolument indispensables à une existence décente : nourriture, logement, éducation, sécurité. Il ne devrait y avoir aucun secret sur le stock de logements, le stock de nourriture et les capacités de production et tout le monde devrait travailler un minimum pour pouvoir encaisser des catastrophes. Donc interdiction des profits et des secrets sur ces 4 tâches indispensables avec collaboration obligatoire. Dans notre monde de profit, cette solidarité forcée est réalisée de manière inéquitable par les assurances, et avec bénéfice, mais elle ne garantit pas grand chose : on peut être SDF même en ayant bonne volonté. Autre exemple : un certain milliardaire nous dit qu’il faut coloniser Mars pour plus de résilience. Sauf qu’en cas d’hiver volcanique (plus fréquent qu’une météorite dévastatrice), on n’a pas assez de stock de nourriture (si on excepte ceux qui ont un abri anti-atomique évidemment).
Une fois une vie décente assurée en autogestion, alors plus aucune soumission n’est possible. Le futile peut alors être géré d’une autre manière, mais l’autogestion devrait toujours rester possible puisqu’on la pratique déjà pour l’indispensable. Donc la solution pour ne pas être soumis, c’est d’être libre ! Et on est libre en étant autonome, ce que notre système cherche à nous empêcher par tous les moyens : urbanisation (déconnexion au monde réel), déresponsabilisation, accaparation de tous les moyens de production sans distinction entre l’indispensable et le superflu, atomisation du peuple, focalisation sur le futile, secrets dans les « affaires »...
La misère n’est pas directement rentable, elle est même fortement nuisible à l’intérêt général (forte augmentation de l’insécurité : vols, criminalité, trafics de drogues, etc...). Dans un véritable système économique, on ne se passe pas d’une partie de la main d’œuvre, soit en la laissant au chômage (production parfaitement nulle et donc entièrement à charge), soit en la faisant travailler dans des conditions indignes (peu productive) : mal logée, mal nourrie, en mauvaise santé mentale ou physique.
Mais dans un système où l’objectif premier est la soumission (un patron qui décide, les autres doivent obéir) alors la misère est extrêmement efficace. C’est elle qui permet aux travailleurs de faire absolument tout ce qu’on leur demande, même si ce n’est pas bien moral (voire complètement immoral), car personne ne veut être rétrogradé (travailleur pauvre) ou, pire, chômeur puis SDF. Et l’affaire Epstein montre que notre élite est également forte consommatrice de la soumission totale (la prostitution), qui augmente avec la misère (ou qui se fond avec).
La technique a beaucoup progressé, la productivité avec, mais pratiquée avec un système anti-économique comme le capitalisme, ces gains ne sont jamais distribués de manière équitable. L’objectif de ce non-système, c’est la domination totale, la concentration par tous les moyens (guerre économique ou réelle) de tous les pouvoirs. Ce système ne peut pas être stable, c’est impossible (il y a beaucoup trop de fous avec cet objectif absurde).
Évidemment, il y a ceux qui pensent que le capitalisme est responsable des avancées techniques (ou de leur mise en place à grande échelle) et que, par conséquent, on ne peut pas s’en passer où on serait tous très pauvres dans un autre système. Le capitalisme a juste inventé les règles qui permettent de capter les prises de décision et les bénéfices d’un travail collectif (banque pour concentrer les richesses avec l’effet de levier, machine à bulles pour générer des variations brusques extrêmement profitables et qu’on appelle bourse, rente d’une propriété privée absurde puisque seule la collectivité peut la garantir : armée / police / assurance ainsi que tous ceux qui permettent à ces derniers de manger et de se loger, bref, tout le monde).
Nous vivons dans un système absurde pour l’intérêt général mais très efficace pour la soumission. Il n’y a rien a attendre de futurs progrès techniques (IA) si le système ne change pas. Juste plus de soumission (surveillance renforcée) et une misère mieux ciblée : un mauvais commentaire sur Agoravox => plus d’accès à son compte en banque pendant 2 mois .
Plus sérieusement, je suis d’accord avec tous les points de l’article. On peut ajouter qu’il n’y aurait aucun déficit public sans aide aux entreprises. C’est le dernier stade du capitalisme : le fascisme, ou l’état est main dans la main avec les grands groupes. L’affaire Epstein pourrait réveiller certains normies, leur montrer que notre « élite » n’est constituée que de dégénérés (et intégralement : si certains paraissent un peu mieux, c’est parce qu’ils n’ont pas encore goûté au pouvoir absolu). Mais je suis assez pessimiste dans l’ensemble : la destruction a commencé dès 1973 (perte volontaire de souveraineté monétaire au profit des banques, début de la dette et du chômage pour les employés) et s’est amplifiée avec la chute de l’URSS (début du chômage des cadres). Depuis, ouverture des frontières avec des pays qui ne respectent quasiment aucune de nos règles, et on parle de commerce équitable : si c’est pas une destruction, qu’est-ce que c’est ? Comme les salaires ne permettent plus de vivre décemment et de s’acheter un logement, l’état va compléter le revenu des travailleurs pauvres ... en empruntant (primes de rentrée, de Noêl, chèques énergies, primes rénov et peut-être bientôt 250€ par enfant) : c’est le coup de grâce. Non seulement l’état donne de l’argent aux entreprises pour verser des dividendes aux riches actionnaires, mais il doit donner de l’argent aux salariés pauvres qui ne gagnent plus assez pour vivre de leur travail.