Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
Il est évident que l’argent ne sert absolument à rien. Cependant, l’organisation du travail et le partage des richesses produites par ce travail restent 2 problèmes à résoudre (pour ceux qui croiraient au capital, soit-disant nécessaire à la production, c’est une pure vue de l’esprit imposée par le système capitaliste : « le capital » n’est qu’une accumulation de travail dans le but de produire mieux ou plus vite, il fait donc partie de l’organisation du travail).
Les inconditionnels de l’argent affirment avec assurance que c’est l’argent qui est responsable de « tous les progrès » en favorisant les échanges. En y regardant de plus près, ce sont bien évidemment les découvertes techniques qui ont permis des gains de productivité énorme et l’invention de nouveaux systèmes et de nouveaux appareils. Effectivement les échanges immatériels (idées, inventions, sciences,...) sont indispensables pour de « nouvelles avancées techniques » mais internet peut assurer ces échanges librement avec bien plus d’efficacité que n’importe quel système marchand. D’ailleurs la propriété intellectuelle (brevets,...) est une réelle entrave à la circulation et à l’utilisation des idées (vive le logiciel libre !).
Pour ce qui est de la répartition du travail et des richesses créées, il est évident que le système monétaire (associé au capitalisme, il est vrai) est extrêmement inefficace (chômage de masse, absence totale de répartition des richesses avec des écarts sans limite). Bref, le système idéal (possible seulement si les gens étaient libres ce qui n’est évidemment pas le cas) serait de travailler exactement selon ses besoins avec une unité monétaire qui s’appelerait l’heure. Il faudrait bien sûr normaliser le coût des services en heure pour éviter que les tire-au-flanc ne vivent sur le dos des autres (beaucoup d’heures mais aucun travail) et sans arrêt recalculer le prix des objets (ou services) en heure quand la productivité (et la formation qui va avec) permet de diminuer le taux horaire d’un bien ou d’un service. Avec un système horaire, pas d’écarts gigantesques, pas de rentiers. Ceux qui seraient sobres (qui ne voudraient que manger, se loger avec la retraite, quelques occupations peu coûteuses et la santé minimaliste) pourraient travailler 2h par jour (sûrement moins). Libre à d’autres de travailler comme des fous pour vivre avec plus de matériel (dans la mesure où leur mode de vie ne nuirait pas aux gens sobres : empathie).
Le revenu universel est une aberration dans la mesure où il ne s’auto-régule absolument pas. Si tout le monde préfère arrêter de travailler pour toucher le revenu universel, alors nous sommes tous morts (il n’y a plus de nourriture produite et l’argent ne fait pas apparaître par miracle des petits pains : seul le travail arrive à cette prouesse). Si une personne veut se rendre utile mais que le système mafieux actuel n’en veut pas (pas assez formé, pas assez d’expérience, pas assez larbin,...) et bien elle sera forcée de se contenter du revenu universel alors qu’elle ne s’en satisfait absolument pas (sentiment d’inutilité fort légitime et démoralisation qui va avec). Bref, le revenu universel place l’argent au centre de tous les besoins alors qu’il n’est que la source de tous nos problèmes, comme le souligne fort justement l’auteur.
Pour un système horaire avec un choix de son mode de vie et de la durée de son travail qui en découle... Autant demander la liberté ! Utopiste, quoi.
Attention à la comparaison avec les fourmis. Les ouvrières ne sont pas réellement des « êtres vivants » car elles ne peuvent pas se reproduire (3 fonctions indispensables pour un être vivant : nutrition, relation et reproduction).
Chez l’humain, sauf maladie, nous sommes tous égaux les uns aux autres, tous avec des organes génitaux en état de fonctionnement. Il n’y a donc pas de reines, ni de rois mais que des semblables où sa propre vie (instinct de survie) compte plus que tout le reste. Où, si l’on tient à se comparer avec les fourmis, nous sommes tous des reines et des rois avec une descendance (de reines et rois) qui rentrera en conflit avec la descendance des autres reines et rois. En fait, les fourmis ouvrières ne comptent pas : c’est juste un appareil productif.
Donc un extra-terrestre pourrait effectivement n’avoir aucune empathie pour notre espèce qu’il trouverait totalement dégénérée mais il ne pourrait pas ne pas en avoir pour ses semblables. L’absence d’empathie, c’est l’état barbare, l’animal sans conscience : bref la condition de la plupart des humains et, en tout cas, des responsables qui cautionnent le système.
Entièrement d’accord, mais ce parasitisme est organisé (complexité organisée par une fiscalité de plus en plus tordue) et les gens y adhèrent. Nous sommes noyés par les emplois improductifs et souvent grassement payés. Mais ils se trouve que la plupart des gens préfèrent travailler sans se salir à faire un boulot sans utilité (emploi de bureau) que de faire quelque chose de réellement utile mais salissant.
D’un autre côté, vu la productivité de l’industrie et aussi de l’agriculture (productivité qu’il faudrait fortement diminuer pour retrouver la qualité des produits alimentaires d’avant), il est rigoureusement impossible de faire travailler tout le monde à des emplois productifs (le surproduction serait énorme). La seule solution, c’est de repenser la distribution des richesses créées et de partager le peu de travail utile qu’il y a : nous pourrions travailler beaucoup moins pour une qualité de vie meilleure.
Mais il faut occuper les gens et leur esprit quand on s’est placé en haut de la pyramide (sinon votre temps est compté) : ceux qui prennent les mauvaises décisions pour le plus grand nombre ne sont pas prêts de changer de politque, ils ont trop à perdre. Donc nous continuerons à travailler beaucoup trop par rapport à notre productivité effective (emplois parasites obligatoires en plus d’un chômage fort).
Je crois que Michel Santi a très bien répondu. La formation de bulles augmente artificiellement la valeur de certains actifs (or, immobilier), donc ceux qui ont de l’argent investissent leurs économies dedans puisque ça monte (donc ça monte encore plus : bulle). De la même manière, les ménages doivent emprunter plus longtemps pour acheter leur logement (donc moins de budget pour le reste).
Donc la bulle de l’or monopolise inutilement des actifs (totalement improductif, pure spéculation), ce qui diminue d’autant la « croissance ».
D’un autre côté, ce n’est pas plus mal pour la Terre. Qu’on soit obligé de la détruire (consommer) pour avoir un revenu (salariés mais aussi actionnaires) est un problème grave et insoluble du système capitaliste. Changeons de système, et vite !
Nous pourrons nourrir 100 milliards d’humains et sans utilisation de terre cultivable : il y aura des usines de production de nourriture synthétique. La seule ressource qui sera vraiment nécessaire sera l’énergie (et le solaire suffira amplement).
Le vrai problème n’est pas tellement la nourriture, le vrai problème, c’est la qualité de vie. Et la qualité de vie chute d’autant plus que la population augmente : les ravages irréversibles commis sont simplement proportionnels à la population. Mais bon, comme faire des enfants est un heureux évènement (peut-être par plaisir de le voir en baver dans l’enfer qu’on lui a concocté mais aussi par absence de sens de sa propre vie), la qualité de vie ira en diminuant... Les hommes se persuaderont que les nouveaux gadgets sont plus importants qu’une nourriture correcte (nourriture qu’on n’aura jamais pu goûter, de toutes façons).