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phiconvers

phiconvers

Passionné par l’Amérique latine (et par un certain nombre d’autres choses).
Profondément désireux d’un débat plus nourri sur cette région en France.
Effondré par l’amateurisme qui prévaut généralement dans l’analyse faite de cette région par la presse, l’université et les pouvoirs publics. En fait, seuls quelques idéologues marxistes publient encore sur cette région (je ne parle même pas des obscurs universitaires, bien rares et soporifiques...)
Motivé par les possibilités offertes par le web pour faire bouger les choses !
 

Tableau de bord

  • Premier article le 26/11/2007
  • Modérateur depuis le 10/03/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • phiconvers phiconvers 24 janvier 2008 10:14

    Une source intéressante sur les positions respectives de Bolivar et Santander sur l’Eglise :
    http://books.google.com/books?id=Vf0ut6I6kLoC&pg=PA96&lpg=PA96&dq=bolivar+santander+eglise&source=web&ots=XOJuIDw384&sig=pbztuhlC0YYgEy0dNT6qXax4om4#PPA96,M1

    et puis ce petit extrait d’une conférence de Ph. Conrad :

    — -

     

     

     

     

    La fin du Libertador-Presidente

    À l’issue de deux mois de vains palabres, la convention est dissoute et la Colombie se retrouve sans gouvernement et sans constitution mais le « pays réel », celui des notables locaux las de l’anarchie, fait appel à Bolivar qui prend alors le titre de Libertador-Presidente. Soucieux de briser le désordre grandissant, Bolivar recherche l’alliance de l’Église catholique, châtie impitoyablement les bandits de grand chemin et les agitateurs en tout genre, impose une discipline de fer à une armée nostalgique des campagnes de la guerre de libération, ferme les loges maçonniques transformées en foyers d’opposition par l’aristocratie locale attachée à ses privilèges. Des mesures énergiques sont également prises pour relancer la vie économique. Envoyé à Washington comme ambassadeur, Santander garde encore de nombreux partisans hostiles au président et celui-ci échappe même de peu à un attentat. Il a cependant fixé au 2 janvier 1830 la fin de sa « dictature » et mesure son impuissance à maîtriser les forces centrifuges qui menacent la Grande Colombie.

    ---

    Bien sûr, il ne s’agit pas de faire de Bolivar un fan du cléricalisme, mais sa volonté d’alliance avec l’Eglise est patent.

    Sur la coca, je vous rappelle qu’il n’y a presque plus d’Indiens en Colombie, et que la consommation "culturelle" était donc rare en Colombie, à la différence du Pérou et de la Bolivie.

    Je répète que parler de fascisme ou d’extrême-droite en Colombie n’a guère de sens. Une analyse du discours paramilitaire et des objectifs des commanditaires des milices montre qu’il n’y a guère de bases idéologiques. Parlons de féodalisme, de conservatisme, de latifundisme, mais pas de fascisme !

    Pour publier sur Agoravox, et accessoirement être lu, il faut être assez bref ; j’ai donc bien précisé que ma présentation était "à grands traits", et j’encourage vivement mes lecteurs à creuser. J’ai évoqué les massacres dirigés contre l’UP et ai expliqué que cette initiative politique dominée par le PCC n’avait pas amené les FARC à abandonner la voie militaire. Je n’ai pas parlé des AUC parce que ce mouvement en tant que tel n’existe plus.

    Uribe vient du parti libéral colombien, que cela vous plaise ou pas ! J’ai d’ailleurs expliqué que libéralisme et conservatisme en Colombie ne se distinguent plus guère aujourd’hui. Et oui, j’assume parfaitement mon admiration pour ce courageux leader, dont vous oubliez manifestement qu’il bénéficie, six ans après sa première élection, d’un incontestable et immense soutien populaire. Mais vous devez faire partie de ceux qui pensent que le peuple, quand il ne vote pas comme vous le souhaitez, doit être mis à l’écart...



  • phiconvers phiconvers 24 janvier 2008 09:51

    Bonjour et merci pour votre soutien. Voici un lien qui répond à votre demande de précisions : http://www.latinreporters.com/colombiepol310501.html



  • phiconvers phiconvers 17 janvier 2008 20:01

    Merci de votre soutien Yltes. J’ai réussi à faire publier ce texte, mais pas le suivant, qu’Agoravox n’a pas jugé recevable... Je l’ai du coup posté en commentaire, et vous le trouverez un peu plus haut. Si j’en ai le temps et l’énergie, je referai un point dans les prochains jours pour revenir sur plusieurs bêtises lues et entendues depuis le début de l’année. J’ai noté que le dernier numéro du Courrier international est particulièrement venimeux, notamment l’éditorial de Thureau Dangin, quitus lamentable pour la stratégie Chavez...

    Merci pour le lien vers l’Express, qui a en effet bien bossé sur le sujet ces derniers mois.

    Je serai à Paris devant l’hôtel de ville le 4 février et/ou de tout coeur avec les centaines de milliers de Colombiens qui tenteront d’expliquer au monde la détresse dans laquelle les plongent les FARC et leurs soutiens volontaires ou pas de par le monde.



  • phiconvers phiconvers 4 janvier 2008 20:40

    Cet article est invraisemblable et même scandaleux. Il ne s’agit en fait que d’une apologie maladroite d’un groupe terroriste et d’une manifestation de sectarisme des plus classiques à l’encontre du courageux président que les Colombiens se sont donnés, deux fois de suite. Il y a là un mélange mal digéré de vulgate du Monde diplo et d’arrogance française. Brisefer n’a sans doute jamais mis les pieds en Colombie, mais il est convaincu de détenir la vérité, qu’il a lue dans des torchons d’extrême-gauche... A la lumière des dernières évolutions de ce triste dossier des otages, il apparaît qu’Uribe a été mis au courant il y a quelques jours de la situation réelle du petit Emmanuel, que les FARC prétendaient libérer après l’avoir torturé puis confié à un bonhomme qui a eu l’heureuse initiative de le confier aux services sociaux. Je saisis mal qu’Agoravox offre une tribune à un militant si mal renseigné et/ou complètement atteint du syndrome de Stockholm ou de la mauvaise foi communiste légendaire...



  • phiconvers phiconvers 22 décembre 2007 19:36

    Cet article m’ayant été pour l’instant refusé par Agoravox, je vous le livre ici !
    — -

    Ingrid Betancourt : déraison d’Etat

    Après vous avoir présenté les protagonistes de ce malheureux dossier (Ingrid Betancourt : et si on se plantait complètement), j’imagine que, comme la plupart de mes concitoyens, vous avez suivi avec espoir ou scepticisme les derniers développements de l’Affaire.

    Pour ce qui me concerne, j’avoue avoir été (heureusement) surpris par les preuves de (sur)vie de ladite Ingrid. A la longue, j’imaginais qu’elle était peut-être morte. Comme vous, j’ai suivi la théâtralisation présidentielle, avec message personnel à Marulanda et tout le tralala. J’ai également relevé la hargne anti-Uribe de Chavez, décuplée par son échec au référendum (lequel, comme en France, sera bientôt oublié par des mesures qui, cette fois-ci, se passeront de l’assentiment populaire).

    Je ne sais pas vraiment si je dois rigoler quand j’entends notre Président en appeler à l’humanité d’un vieux guérillero endurci, qui partage avec Kadhafi et quelques autres de tristes records d’inhumanité, ou s’il faut au contraire s’affliger de notre myopie ou, plus certainement, de notre immense arrogance, mâtinée de complaisance et d’ignorance.

    Les FARC viennent de confirmer une nouvelle fois leur sens tactique (et ouais, on ne survit pas quarante ans à la haine de tout un peuple sans un certains sens de la manœuvre). Clara Rojas, la proche collaboratrice d’Ingrid qui avait refusé d’être libérée en 2002 pour rester aux côtés de son égérie, son fils, fruit d’un fascinant syndrome de Stockholm ainsi qu’une malheureuse parlementaire malade vont être libérés, annoncent les FARC. Pas à n’importe qui, au frère Chavez, que la guérilla replace ainsi au centre du jeu, d’autant plus qu’il ne se cache plus de ses sympathies pour cette vieille guérilla stalinienne, qui partage avec lui son aversion des institutions colombiennes. Ingrid, c’est par pour tout de suite, pensez donc ! Un si bel atout dans les mains râpeuses des vieux guérilleros ! Ingrid, la malheureuse qui permet à la guérilla d’obtenir un certain répit militaire et de déchaîner contre Bogota les bataillons d’idiots utiles au premier rang desquels figurent Nicolas et François !

    Partagé entre l’ironie que m’inspire la naïveté de nos dirigeants (ou leur obsession de la communication) et la rage que suscitent de tels errements, je lis ces propos ahurissants du Premier ministre : « Le monde entier a les yeux rivés sur la Colombie, sur Ingrid Betancourt et sur l’action du président Uribe. Le président Uribe doit être celui qui va permettre la libération d’Ingrid Betancourt. C’est plus important que tout pour lui et pour son pays » et je bascule définitivement vers l’indignation.

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