Comme pour tous les articles ayant traité de ce procès, apparaissent les commentaires des bons citoyens bien propres sur eux et surs de leurs bon droit et de leur justice. Et que sont leurs arguments, sinon leurs poncifs sur la Corse, la prétendue loi du silence, la fuite du coupable, etc... Le corse est un mafieux taciturne, comme l’arabe était fourbe et voleur, le juif un rapace, le noir un grand enfant et l’asiatique une fourmi travailleuse. Ils parlent d’écran de fumée pour justifier leur volonté de ne rien voir. Cette attitude malheureusement assez répandue chez les citoyens du merveilleux pays des droits de l’homme, se retrouve également dans le silence de ceux dont la parole porte, élus, intellos, journalistes, artistes, etc... Cette attitude a un nom...
Pour un Aphatie ou un Cantona, combien de Hollande, de Joffrin et surtout combien de silencieux que la bonne administration de la justice ne semble pas concerner, que l’instauration d’un régime autoritaire surfant sur la peur et le mépris de l’autre ne dérange pas. Ce régime a un nom..
Je suis comme vous effaré du traitement médiatique de cette affaire, signe évident d’une société assoupie et amorphe devant les dérives d’un régime. J’y mettrai néanmoins un petit bémol, non sur le fond, mais sur un détail. Le figaro, par l’intermédiaire de son expérimenté chroniqueur judiciaire, a régulièrement fait état de son profond malaise face à ce procès.
Ce qui me permet de rebondir sur un aspect nouveau du positionnement de la presse Quand France info organise son "duel" sur cette affaire entre Laurent Joffrin de Libération et Sylvie Pierre Brossolette du Point, c’est le responsable du journal prétenduement d’opposition qui défend l’accusation. Comme si certains partisans du pouvoir estimaient, sans malice, de leur devoir d’alerter sur un dysfonctionnement alors que des gens s’affichant dans l’opposition voyaient dans cette affaire une occasion de cirer les bottes au pouvoir, un effet Kourchner bis.
Naiveté contre cynisme, en bref.
"Je vous trouve courageux d’invoquer la "vérité due à la famille de la victime" pour défendre l’assassin." Pourquoi, vous trouvez cette affaire limpide vous ? Vérité rime avec Colonna comme lucidité avec votre pseudo !
Désolé, je n’ai pas trouvé un seul argument dans votre prose ! Quant à l’assassinat dans une fête de village que vous citez, on pouvait trouver sur le net un dossier très complet sur les dérives du traitement judiciaire de ce crime. Je vous invite à le rechercher, c’est édifiant sur le fonctionnement des institutions en lesquelles vous avez toute confiance !
Oh vous, regardez un peu tout ce qui a été écrit sur ce procès par des observateurs impartiaux, arrêtez votre ironie à la con, et peut-être vous apercevrez-vous que vérité rime avec Colonna comme lucidité et votre pseudo !