la vie est affairede choix, non ? De choix libre ?
Vous vous déplacez, c’est votre choix.... Peut -être que vos enfants apprendront plusieurs langues. régionales (les enfants, surtout en bas âge, apprennent très vite). peut-être (probalement) que vous ne leur ferez pas bénéficier de cet enseignement. Ce sera votre choix... et vos enfants viveront d’autres choses, tout aussi positives.
Mais vos arguments n’empêchent en rien qu’un enseigenemnt en langues régionales puisse être proposé partout où des parents le demandent.
Erreur d’appréciation. Des bretons, des catalans, des basques, des alsaciens, il y en a partout... et en particulier en région parisienne. Et je n’oublie pas non plus les autres langues minoritaires, issues de l’immigration, parlées par des gens qui sont français comme vous et moi.
L’enseignement de toutes ces langues, dans le cadre du bilinguisme scolaire français-langue régionale ou langue de l’immigration, c’est au contraire une formidable reconnaissance de la diversité culturelle (et linguistique) de notre pays. C’est aussi un formidable outil d’intégration entre des gens qui, dans leur différences enfin reconnues, partagent une valeur commune, et combien riche, le français.
Quant à la formation des enseignants, elle se fait déjà dans les IUFM avec une option langue régionale. Il suffit juste de généraliser et d’amplifier cette pratique.
Défense du français, notre langue commune, et défense des langues régionales et minoritaires, vont de pair. C’est le même combat.
Figurez-vous que moi aussi. Ce qui me fait m’intéresser aux langues d’Alsace, de Provence, du payas catalan, ou à l’occitan, sans oublier la Bretagne... parce que j’ai vécu dans tous ces lieux (sans oublier Paris !).
De vos propos, je retiens surtout que par deux fois, vous vous déclarez favorable à l’enseignement des langues régionales et non à l’obligation de cet enseignement. Je crois que vous avez raison.
Obligatoire, l’enseignement des langues régionales ? Non, bien sûr. mais qu’il soit systématiquement proposé, oui. Et qu’il soit donné partout où les parents des enfants concernés le demande. Et surtout, pour commencer, dès la maternelle dans le cadre du bilinguisme précoce.
Si l’état et les services de l’éducation acceptait simplement de suivre cette ligne, nous progresserions déjà beaucoup. Car contrairement à ce que vous croyez, faute sans doute d’information sur le sujet, de nombreuses classes bilingues n’ouvrent pas par volonté de l’administration, alors que la demande parentale existe. Où les moyens mis à disposition de l’enseignement bilingue, surtout en nombre de postes accordés, ne sont pas suffisant.
Pour la prochaine rentrée et pour la seule Bretagne, des demandes d’ouverture dans les écoles publiques de Guichen, Plougonvelin, Bannalec, Saint-Etienne de Montluc ont été formulées. le nombre d’enfants est suffisant et conforme aux circulaires de l’éducation nationale et l’administration refuse d’ouvrir les classes. a Lorient, dans ses prévisions officielles présentées au dernier Conseil Académique des Langues régionales de Bretagne, l’inspecteur d’académie du Morbihan annonçait 51 élèves sur le groupe scolaire Merville de Lorient. Il ne propose qu’un enseignant en face, pour des enfants sur 6 niveaux. C’était le 4 juin dernier. Comment voulez-vous que cela fonctionne ?
Il est exact que l’échantillon est réduit dans le document cité. Pour la raison simple qu’il y a encore peu d’enfants à poursuivre leur scolarité jusqu’au bac dans le cadre de l’enseignement bilingue. Ce commentaire n’enlève rien à la validité de votre critique ou de vos doutes...
Je pense que ce sujet est suffisamment important pour mériter une analyse plus détaillée que quelques échanges en commentaire à la suite de cet article, dont c’est loin d’être le sujet central.
Comme je l’ai déjà écrit à un autre commentateur, j’y reviendrai dans un autre papier ultérieurement. Il y a des éléments intéressants, avec des échantillons beaucoup plus importants, sur les évaluations de fin de cycle en primaire.
Et aussi des comparaisons entre les différents systèmes d’eneignement bilingues (immersion, parité horaire... qui sont intéressantes à regarder. J’y reviendrai.