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pigripi

pigripi

Electrone très libre garantie sans colorants ni conservateurs.
Détricoteuse des faits et des opinions.
Féministe éclairée et fière de l’être.
Ardente partisane du libre arbitre.
Citoyenne du monde.
Trop grave pour ne pas privilégier l’humour.

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  • Premier article le 28/08/2008
  • Modérateur depuis le 23/09/2008
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Derniers commentaires



  • pigripi pigripi 5 juin 2010 15:39

    Khaled Mechaal, chef du bureau politique du Hamas demande des fonds à l’Iran pour indemniser les victimes de l’opération israélienne’article original arabe, paru dans Al Seyassa (Koweit), repris ici du site Mediarabe.info, 3 juin 2010

     

    Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du Hamas, dont le siège est à Damas, a adressé ses félicitations à la direction du mouvement à Gaza et loué ses efforts et son exploitation médiatique de l’attaque israélienne contre la flottille. Selon Mechaal, « les retombées de l’opération ont atteint, voire dépassé, les objectifs qui lui avaient été fixés ».

    Selon le quotidien koweïtien, Al Seyassah, Khaled Mechaal a exprimé, dans une lettre adressée aux dirigeants du Hamas à Gaza,

    « sa grande joie quant aux bénéfices engrangés par le mouvement islamiste grâce à la bonne coordination de la campagne médiatique pour dénoncer l’opération israélienne contre les navires humanitaires affrétés par des militants islamistes et pro-palestiniens, européens et arabes ».

    Dans son message, Mechaal, exilé à Damas, demande aux dirigeants du mouvement à Gaza d’insister sur le rôle turc et syrien dans cette opération, affirmant :

    « la coordination entre le bureau politique du Hamas, le ministère syrien des Affaires étrangères, et le cabinet du Premier ministre turc, a permis de financer la flottille et d’organiser le voyage vers Gaza ».

    Il a suggéré que les victimes de l’opération israélienne soient considérées comme des « martyrs de la cause palestinienne et que les noms de ces martyrs soient donnés à des rues de Gaza en guise de reconnaissance ».

    Par ailleurs, Mechaal s’est engagé à solliciter l’Iran pour obtenir une rallonge budgétaire afin d’indemniser les familles des morts et des blessés de cette campagne, étant donné que le Hamas traverse une crise financière due à la corruption qui le mine à Gaza, et n’est pas en mesure de verser lui-même ces indemnités.

    Le quotidien koweïtien croit en outre savoir que le bureau politique du Hamas, à Damas,

    « a sciemment provoqué Israël, dans le cadre d’une campagne minutieusement préparée depuis longtemps »,

    et ce, dans plusieurs objectifs :

    1 - D’abord, le Hamas entendait détourner l’attention de la population de Gaza et occulter, grâce à la flottille de la paix, la misère qu’il peine à contenir et pour faire oublier les scandales liés à la corruption du Hamas.

    2 - Ensuite, Mechaal, en coordination avec Damas, Téhéran et Ankara, entendait, par le biais de « l’opération humanitaire » et les accrochages voulus avec l’armée israélienne, empêcher la reprise des négociations de paix entre Tel-Aviv et l’Autorité palestinienne de Ramallah, sous l’égide des Etats-Unis, et mettre en échec les efforts de Georges Mitchell, l’émissaire de Barack Obama dans la région.

    3 - Le bureau politique du Hamas, dont le siège est à Damas, cherchait, par le biais de cette campagne et de la mobilisation politique, médiatique et populaire prévisible dans les pays arabes, à mettre un terme aux pressions des pays arabes modérés, lesquels exigent la conclusion de la réconciliation avec l’Autorité palestinienne (médiation de l’Egypte). Le Hamas cherchait également à endiguer les critiques liées à sa participation à la guerre au Yémen et contre l’Arabie saoudite, à la demande de l’Iran et de la Syrie, en soutenant les rebelles zaïdites (Al-Houthi) de Saada.

    4 - enfin, le Hamas entendait exploiter ces événements pour obtenir des concessions israéliennes dans le dossier des prisonniers, estimant que l’Etat hébreu serait obligé de céder sur ce terrain pour améliorer son image particulièrement ternie par l’assaut de la marine contre la flottille.

    Le quotidien conclut que « le Hamas est particulièrement satisfait de l’évolution de la situation » et espère profiter de quelques mois de répit grâce à ces événements pour se refaire une santé financière à travers les aides iraniennes, Téhéran étant sollicité pour augmenter le budget alloué au mouvement, et grâce à une campagne politique, diplomatique et médiatique coordonnée avec Damas et Ankara pour anéantir le processus de paix israélo-palestinien.

    Cependant, en affichant sa « joie », Khaled Mechaal se dévoile et atteste, une fois encore, que le cynisme syro-irano-turc est sans limite

    Il reconnaît avoir pris la population de Gaza en otage, et confirme l’exploitation de la misère à des fins politiques. Ce faisant, le Hamas sauve Israël, critiqué par le monde entier pour avoir utilisé une force disproportionnée contre des « pacifistes ».

    Dans ce cas, comment les militants pro-Hamas peuvent-ils encore justifier leurs appels aux manifestations en Europe, et particulièrement à Paris, dans les jours à venir ?


    Khaled Asmar


    © MediArabe.info



  • pigripi pigripi 5 juin 2010 11:20
    Flottille de la paix : sans le vouloir, le Hamas sauve Israël, Khaled Asmar

    Khaled Mechaal, chef du bureau politique du Hamas demande des fonds à l’Iran pour indemniser les victimes de l’opération israélienne’article original arabe, paru dans Al Seyassa (Koweit), repris ici du site Mediarabe.info, 3 juin 2010

     

    Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du Hamas, dont le siège est à Damas, a adressé ses félicitations à la direction du mouvement à Gaza et loué ses efforts et son exploitation médiatique de l’attaque israélienne contre la flottille. Selon Mechaal, « les retombées de l’opération ont atteint, voire dépassé, les objectifs qui lui avaient été fixés ».

    Selon le quotidien koweïtien, Al Seyassah, Khaled Mechaal a exprimé, dans une lettre adressée aux dirigeants du Hamas à Gaza,

    « sa grande joie quant aux bénéfices engrangés par le mouvement islamiste grâce à la bonne coordination de la campagne médiatique pour dénoncer l’opération israélienne contre les navires humanitaires affrétés par des militants islamistes et pro-palestiniens, européens et arabes ».

    Dans son message, Mechaal, exilé à Damas, demande aux dirigeants du mouvement à Gaza d’insister sur le rôle turc et syrien dans cette opération, affirmant :

    « la coordination entre le bureau politique du Hamas, le ministère syrien des Affaires étrangères, et le cabinet du Premier ministre turc, a permis de financer la flottille et d’organiser le voyage vers Gaza ».

    Il a suggéré que les victimes de l’opération israélienne soient considérées comme des « martyrs de la cause palestinienne et que les noms de ces martyrs soient donnés à des rues de Gaza en guise de reconnaissance ».

    Par ailleurs, Mechaal s’est engagé à solliciter l’Iran pour obtenir une rallonge budgétaire afin d’indemniser les familles des morts et des blessés de cette campagne, étant donné que le Hamas traverse une crise financière due à la corruption qui le mine à Gaza, et n’est pas en mesure de verser lui-même ces indemnités.

    Le quotidien koweïtien croit en outre savoir que le bureau politique du Hamas, à Damas,

    « a sciemment provoqué Israël, dans le cadre d’une campagne minutieusement préparée depuis longtemps »,

    et ce, dans plusieurs objectifs :

    1 - D’abord, le Hamas entendait détourner l’attention de la population de Gaza et occulter, grâce à la flottille de la paix, la misère qu’il peine à contenir et pour faire oublier les scandales liés à la corruption du Hamas.

    2 - Ensuite, Mechaal, en coordination avec Damas, Téhéran et Ankara, entendait, par le biais de « l’opération humanitaire » et les accrochages voulus avec l’armée israélienne, empêcher la reprise des négociations de paix entre Tel-Aviv et l’Autorité palestinienne de Ramallah, sous l’égide des Etats-Unis, et mettre en échec les efforts de Georges Mitchell, l’émissaire de Barack Obama dans la région.

    3 - Le bureau politique du Hamas, dont le siège est à Damas, cherchait, par le biais de cette campagne et de la mobilisation politique, médiatique et populaire prévisible dans les pays arabes, à mettre un terme aux pressions des pays arabes modérés, lesquels exigent la conclusion de la réconciliation avec l’Autorité palestinienne (médiation de l’Egypte). Le Hamas cherchait également à endiguer les critiques liées à sa participation à la guerre au Yémen et contre l’Arabie saoudite, à la demande de l’Iran et de la Syrie, en soutenant les rebelles zaïdites (Al-Houthi) de Saada.

    4 - enfin, le Hamas entendait exploiter ces événements pour obtenir des concessions israéliennes dans le dossier des prisonniers, estimant que l’Etat hébreu serait obligé de céder sur ce terrain pour améliorer son image particulièrement ternie par l’assaut de la marine contre la flottille.

    Le quotidien conclut que « le Hamas est particulièrement satisfait de l’évolution de la situation » et espère profiter de quelques mois de répit grâce à ces événements pour se refaire une santé financière à travers les aides iraniennes, Téhéran étant sollicité pour augmenter le budget alloué au mouvement, et grâce à une campagne politique, diplomatique et médiatique coordonnée avec Damas et Ankara pour anéantir le processus de paix israélo-palestinien.

    Cependant, en affichant sa « joie », Khaled Mechaal se dévoile et atteste, une fois encore, que le cynisme syro-irano-turc est sans limite

    Il reconnaît avoir pris la population de Gaza en otage, et confirme l’exploitation de la misère à des fins politiques. Ce faisant, le Hamas sauve Israël, critiqué par le monde entier pour avoir utilisé une force disproportionnée contre des « pacifistes ».

    Dans ce cas, comment les militants pro-Hamas peuvent-ils encore justifier leurs appels aux manifestations en Europe, et particulièrement à Paris, dans les jours à venir ?


    Khaled Asmar


    © MediArabe.info



  • pigripi pigripi 5 juin 2010 11:12
    Flottille de la paix : sans le vouloir, le Hamas sauve Israël, Khaled Asmar

    Khaled Mechaal demande des fonds à l’Iran pour indemniser les victimes de l’opération israélienne

    l’article original arabe, paru dans Al Seyassa (Koweit), repris ici du site Mediarabe.info, 3 juin 2010

     

    Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du Hamas, dont le siège est à Damas, a adressé ses félicitations à la direction du mouvement à Gaza et loué ses efforts et son exploitation médiatique de l’attaque israélienne contre la flottille. Selon Mechaal, « les retombées de l’opération ont atteint, voire dépassé, les objectifs qui lui avaient été fixés ».

    Selon le quotidien koweïtien, Al Seyassah, Khaled Mechaal a exprimé, dans une lettre adressée aux dirigeants du Hamas à Gaza,

    « sa grande joie quant aux bénéfices engrangés par le mouvement islamiste grâce à la bonne coordination de la campagne médiatique pour dénoncer l’opération israélienne contre les navires humanitaires affrétés par des militants islamistes et pro-palestiniens, européens et arabes ».

    Dans son message, Mechaal, exilé à Damas, demande aux dirigeants du mouvement à Gaza d’insister sur le rôle turc et syrien dans cette opération, affirmant :

    « la coordination entre le bureau politique du Hamas, le ministère syrien des Affaires étrangères, et le cabinet du Premier ministre turc, a permis de financer la flottille et d’organiser le voyage vers Gaza ».

    Il a suggéré que les victimes de l’opération israélienne soient considérées comme des « martyrs de la cause palestinienne et que les noms de ces martyrs soient donnés à des rues de Gaza en guise de reconnaissance ».

    Par ailleurs, Mechaal s’est engagé à solliciter l’Iran pour obtenir une rallonge budgétaire afin d’indemniser les familles des morts et des blessés de cette campagne, étant donné que le Hamas traverse une crise financière due à la corruption qui le mine à Gaza, et n’est pas en mesure de verser lui-même ces indemnités.

    Le quotidien koweïtien croit en outre savoir que le bureau politique du Hamas, à Damas,

    « a sciemment provoqué Israël, dans le cadre d’une campagne minutieusement préparée depuis longtemps »,

    et ce, dans plusieurs objectifs :

    1 - D’abord, le Hamas entendait détourner l’attention de la population de Gaza et occulter, grâce à la flottille de la paix, la misère qu’il peine à contenir et pour faire oublier les scandales liés à la corruption du Hamas.

    2 - Ensuite, Mechaal, en coordination avec Damas, Téhéran et Ankara, entendait, par le biais de « l’opération humanitaire » et les accrochages voulus avec l’armée israélienne, empêcher la reprise des négociations de paix entre Tel-Aviv et l’Autorité palestinienne de Ramallah, sous l’égide des Etats-Unis, et mettre en échec les efforts de Georges Mitchell, l’émissaire de Barack Obama dans la région.

    3 - Le bureau politique du Hamas, dont le siège est à Damas, cherchait, par le biais de cette campagne et de la mobilisation politique, médiatique et populaire prévisible dans les pays arabes, à mettre un terme aux pressions des pays arabes modérés, lesquels exigent la conclusion de la réconciliation avec l’Autorité palestinienne (médiation de l’Egypte). Le Hamas cherchait également à endiguer les critiques liées à sa participation à la guerre au Yémen et contre l’Arabie saoudite, à la demande de l’Iran et de la Syrie, en soutenant les rebelles zaïdites (Al-Houthi) de Saada.

    4 - enfin, le Hamas entendait exploiter ces événements pour obtenir des concessions israéliennes dans le dossier des prisonniers, estimant que l’Etat hébreu serait obligé de céder sur ce terrain pour améliorer son image particulièrement ternie par l’assaut de la marine contre la flottille.

    Le quotidien conclut que « le Hamas est particulièrement satisfait de l’évolution de la situation » et espère profiter de quelques mois de répit grâce à ces événements pour se refaire une santé financière à travers les aides iraniennes, Téhéran étant sollicité pour augmenter le budget alloué au mouvement, et grâce à une campagne politique, diplomatique et médiatique coordonnée avec Damas et Ankara pour anéantir le processus de paix israélo-palestinien.

    Cependant, en affichant sa « joie », Khaled Mechaal se dévoile et atteste, une fois encore, que le cynisme syro-irano-turc est sans limite 

    Il reconnaît avoir pris la population de Gaza en otage, et confirme l’exploitation de la misère à des fins politiques. Ce faisant, le Hamas sauve Israël, critiqué par le monde entier pour avoir utilisé une force disproportionnée contre des « pacifistes ».

    Dans ce cas, comment les militants pro-Hamas peuvent-ils encore justifier leurs appels aux manifestations en Europe, et particulièrement à Paris, dans les jours à venir ?


    Khaled Asmar


    © MediArabe.info



  • pigripi pigripi 4 juin 2010 14:41

    @Morice

    tuer avec des armes interdites

    Vous êtes trop gentil.
    Qu’elles soient interdites ou autorisée par vous, les armes qui tuent, c’est tout simplement inacceptable et inhumain.

    Le hamas qui pilonne les Israélos avec des armes autorisées ’j’imagine que pour vous elles sont autorisées) ou qui commettent des attentats suicides avec des armes autorisées par vous, disent qu’ils se défendent tout comme les Israélos disent qu’ils se défendent.

    Alors ne me dites pas que les uns ont le droit de tuer avec des armes autorisées et les autres n’ont pas le droit avec des armes interdites.
    Demandez aux morts si ça fait une différence.

    Moi je ne me la pète pas comme certains confortablement assis devant leur clavier qui se permettent de juger, de donner des bons et des mauvais points, d’attiser les haines, de jeter du pétrole dans le brasier et donner des conseils aux dirigeants des uns et des autres.

    Plus on rentre dans les détails de pseudo analyses forcément orientées et partisanes, plus on justifie la guerre et plus on éloigne les espoirs de paix.



  • pigripi pigripi 4 juin 2010 12:52

    Quand on ne hurle pas avec les loups Gagavox censure. Article proposé le 1er juin....

    Je n’y étais pas. Vous non plus. Il n’y avait pas de journalistes professionnels connus dans l’expédition. Pour l’instant, les seuls témoignages directs émanent de militants pro palestiniens, anti sionistes et anti israéliens qui expriment clairement leurs convictions  dans quelques interviews, encore sous le coup de l’émotion.

    La responsabilité des organisateurs de Free Gaza est immense car ils ont en tout connaissance de cause envoyé quelques centaines de personnes au casse pipe en bravant ouvertement ceux qu’ils qualifient de nazisionistes, des israéliens cruels et criminels à leurs yeux.

    Rendons à César ce qui lui appartient.

     http://www.freegaza.ps/files/news_images/intro/(0)2DBF70EB6.jpg

     Voyons ce que nous raconte Free Gaza sur ses projets humanitaires en parcourant son site officiel.
     http://www.freegaza.org/fr , l’entité explique sa mission

    Nous voulons brisé le siège de Gaza. Nous voulons réveiller la conscience internationale sur la fermeture de la Bande de Gaza qui est devenue comme une prison. Nous voulons pousser la communauté internationale à revoir sa politique de sanctions et à mettre fin à son soutient à la continuelle occupation israélienne. Nous voulons soutenir le droit de la Palestine à accueillir les internationaux comme visiteurs, observateurs humanitaires, travailleurs humanitaires, journalistes ou autres.

    Nous n’avons pas demandé et ne demanderons pas la permission d’Israël. Notre intention est de vaincre ce siège brutal en utilisant la résistance civile et l’action directe non-violente et d’établir une ligne maritime permanente entre Chypre et la Bande de Gaza.

     

    Il est fort vraisemblable que la majorité des passagers de la flottille Free Gaza ait eu des intentions strictement humanitaires et soient sincères mais elles avaient adhéré à un projet qui disait clairement qu’on ne demanderait pas la permission d’Israël et que son intention était de vaincre ce siège qu’elle qualifiait elle-même de brutal.

    C’est donc en toute connaissance de cause que ces personnes bravaient un blocus brutal.

    Elles ne s’attendaient pas à être reçues avec des colliers de fleurs, elles savaient qu’elles se mettaient en danger vital face à l’ennemi israélien qu’elles disent sans pitié et qu’elles risquaient de perdre leur précieuse cargaison humanitaire au mépris des généreux donateurs puisque des chargements humanitaires traversent régulièrement la frontière pour approvisionner Gaza. Cette cargaison, c’était sans doute un bonus au détriment des donateurs.

    Il est clair que Free Gaza risquait gros dans une entreprise destinée avant tout à provoquer Israël et ses alliés. 

    Free Gaza s’est comportée à l’image des gamins qui volent des voitures, sont poursuivis pas la police, finissent dans un fossé victime de leur propre connerie mais son considérés comme martyrs par leurs copains qui accusent alors la police de crime-qui-ne-restera-pas-impuni et leur érigent des stèles de martyrs comme à Vitry sur Seine. 

    On ne peut pas dans un même temps qualifier les israéliens de nazis, les provoquer ouvertement en affirmant qu’on ne leur demandera pas la permission de rentrer dans les eaux territoriales et ensuite ameuter l’opinion internationale parce qu’on a reçu des coups prévisibles. C’est pourtant ce qu’a fait Free Gaza et tous ceux qui la soutiennent. Les leaders de l’organisation ont en connaissance de cause entrainé dans leur aventure des personnes sincères et généreuses qui pensaient faire du bien aux gazaouis, tout comme les militants de l’arche de Zoé qui pensaient sincèrement sauver de pauvres petits enfants africains.

    Malheureusement, dans toutes les organisations humanitaires, il y a du sentiment mais surtout de la politique et de la manipulation à des fins très éloignées des bons sentiments des bénévoles. 

    Maintenant, Free gaza ne parle plus sur son site que de la liberté de naviguer dans les eaux internationales, soutenue en cela par les gouvernements du monde entier. Et, en effet, il semble que ce soit la seule erreur des Israéliens. Pourquoi n’ont-ils pas attendu que la flottille soit entrée dans leurs eaux territoriales pour arraisonner les bateaux ? Bizarre. Comme ils sont loin d’être idiots la question est de savoir s’ils ont agit délibérément en connaissant les risques, si leurs boussoles se sont emballées, s’ils sont suicidaires ou s’ils avaient des raisons stratégiques qui nous échappent mais que, je l’espère, nous connaitrons bientôt. 

    Il faut avoir le courage de rendre à César ce qui lui appartient et, en l’occurrence de renvoyer les leaders de Free Gaza à leur responsabilité dans la mort de 9 personnes, les blessures des passagers et des militaires israéliens, le retard dans la livraison de biens humanitaires, l’emprisonnement des personnes qu’ils ont entrainées dans une entreprise irresponsable.

    Mais si le but était de rassembler l’Oumma et de faire l’unanimité contre Israël en déclenchant une nouvelle vague d’antisémitisionisme, alors bravo les chefs.

    Quant aux gazaouis, hormis le Hamas, je ne suis pas sûre qu’ils y aient gagné quelque chose.

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