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pigripi

pigripi

Electrone très libre garantie sans colorants ni conservateurs.
Détricoteuse des faits et des opinions.
Féministe éclairée et fière de l’être.
Ardente partisane du libre arbitre.
Citoyenne du monde.
Trop grave pour ne pas privilégier l’humour.

Tableau de bord

  • Premier article le 28/08/2008
  • Modérateur depuis le 23/09/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • pigripi pigripi 20 août 2010 14:06

    Patrick Mathé, Alain Lienard, David Charmatz, Laurent Bebon veulent sans doute que les Français ne fassent pas justice eux-mêmes. Ils ont raison… mais à la seule condition que la justice fasse bonne justice elle-même ! En incarcérant et condamnant par avance René Galinier, ne donnent-ils pas à nos concitoyens un bon argument pour se méfier davantage de l’institution qu’ils représentent, et par conséquent pour multiplier les actes d’autodéfense ? Et ne sont-ils pas les premiers responsables du « trouble à l’ordre public » dans l’affaire du papy de Nissan-lez-Enserune ?

    extrait de l’édito de Cyrano dans RL



  • pigripi pigripi 20 août 2010 14:01

    Imaginez que vous êtes seul dans votre maison, âgé donc pas très alerte pour vous faire une prise de judo ou de kung fu pour immobiliser l’adversaire, malade donc faible et vulnérable.
    Imaginez que vous avez été déjà cambriolé deux fois avec le traumatisme et éventuellement pertes et dégats que ça suppose
    Imaginez que vous êtes réveillé en plein nuit par des bruits suspects et que vous réalisez que des gens dont vous ignorez les intentions sont rentrés dans votre maison.

    Vous avez peur. Que faites vous ?

    Vous gardez votre sang froid et vous appelez la police et l’attendez tranquillement ...combien de temps ? tranquillement vous demandant ce que les intrus vont faire : prendre 3 cuillères et se tirer sagement ? Vous ligoter sur une chaise et vous enfoncer des mégots de cigarettes dans les yeux pour vous faire avouer où vous avez caché votre bas de laine, votre carte bleue ?

    Vous prenez votre fusil de chasse en tremblant, en vous demandant si les cambrileurs sont armés de fusils d’assaut, s’ils seront plus rapide que vous avec une pelle ou un nunchaku ?

    Vous prenez vos jambes à votre cou en hurlant dans la nuit déserte pour appeler à l’aide des gens qui ont aussi peur que vous ?
    Mr Galinier ne pouvait pas courir.

    Je demande aux juges nombreux chez les commentateurs de dire comment ils réagiraient dans de tellles circonstances
    .
    Perso, je sais que j’aurais la trouille et je ne sais vraiment pas ce que je ferais.
     J’ai déjà reçu le poing d’un agresseur dans la gueule, j’ai été complètement assomée alors je sais que mes possibilités d’autodéfense sont très limitées.

    Si on ne s’en tient qu’aux faits, je pense que ce pauvre monsieur Galinier n’a rien à faire en prison, que les coupables sont les prédateurs et qu’ils n’ont aucune excuse.



  • pigripi pigripi 19 août 2010 20:35

    @Tichote

    J’ai lu l’histoire de votre fille sur votre blog et je puis vous assurer que vous avez fait tout ce que vous pouviez pour l’aider.
    Malheureusement, malgré toute leur bonne volonté et leur amour, les parents ne sont pas des thérapeutes et ne peuvent pas faire grand chose pour leurs enfants sauf être là, leur tendre la main, leur exprimer tendresse et amour.
    Vous l’avez fait.
    Les parents ne peuvent pas guérir leurs enfants, ce n’est pas leur rôle et ils n’en ont pas les compétences.

    Les professionnels auraient du prendre Céline sérieusement en charge. Par exemple, pourquoi ne lui a-t-on pas donné de sédatifs pour la calmer ? Elle était agitée et si on avait pu la calmer, il aurait été possible de discuter avec elle des solutions possibles, réfléchir aux choix acceptables pour elle.

    On le sait, la camisole chimique a permis à beaucoup de patients de gagner de l’autonomie et de pouvoir faire une psychothérapie pour apprendre à vivre avec leurs problèmes.
    Il existe aujourd’hui de nombreux psychotropes qui soulagent la souffrance sans trop d’efets secondaires. Il y a beaucoup de choix parmi les molécules existantes et une hospitalisation aurait permi d’établir le traitement qui convenait le mieux à votre fille ; Je ne comprends pas l’attitude de la psychiatre d’près votre récit< ;



  • pigripi pigripi 19 août 2010 19:16

    Parler de « fuite » à propos du suicide est un jugement moral dicté par les religions qui refusent que l’être humain décide à la place de Dieu.

    Le tabou du suicide est lié aux croyances religieuses et aux églises qui condamnent les suicidés, les excommunient et mettent leur famille à l’écart. Famille pour laquelle il y a un deuil à faire comme pour toute disparition d’un proche. Il est cruel de culpabiliser une famille qui a avant tout perdu l’un des siens, quelle qu’en soit la cause.

    Le suicidaire fuit il la souffrance lachement ou tente t il raisonnablement d’y mettre fin ?

    Un parent qui se suicide soulage t il ses enfants en refusant de leur imposer le poids et les conséquence de sa souffrance ou les libère t il d’un fardeau qu’ils ne peuvent pas soulager ?



  • pigripi pigripi 19 août 2010 19:07

    Il me semble qu’on ne peut pas parler de suicide sans en énoncer la cause principale : la souffrance.

    Beaucoup de gens se suicident à petit feu en utilisant des drogues, de l’alcool, des médicaments, le jeu et des conduites à risque.
    D’autre plus courageux, plus habiles, plus souffrants ou plus désespérés se suicident d’un coup.

    Au départ, je crois qu’il y a une grande souffrance qui dure et pour laquelle on ne trouve pas d’autre solution que de « se débrancher » comme a dit quelqu’un ici.

    La souffrance peut être physique ou morale ou physique et morale et personne d’autre que la personne concernée ne peut évaluer l’ampleur de cette souffrance, c’est un ressenti subjectif, personnel et intime.

    La souffrance a sa part d’inné et d’acquis.
    Nous ne naissons pas égaux, certaines personnes sont plus sensibles et vulnérables que d’autres. C’est le terrain.
    ensuite les épreuves, des expériences décevantes, des maltraitantes, des échecs répétés peuvent faire pousser la désespérance sur un terrain réceptif.

    Je crois ue nous n’avons pas le droit de juger les gens qui tentent de se suicider ou qui y réussissent car personne d’autre qu’eux mêmes sont en situation de sentir le degré de souffrance qu’ils endurent.

    On peut essayer de comprendre, on peut essayer de prévenir le suicide mais avons nous le droit de dire à quelqu’un qui est paralysé par sa propre souffrance : secoue-toi, la vie est belle ?

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