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pingveno

Informaticien professionnel et linguiste amateur.

Tableau de bord

  • Premier article le 01/09/2009
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Derniers commentaires



  • pingveno 30 janvier 2019 16:16

    @L’enfoiré
    "Elle agit comme un enfant de très bas âge qui apprend à l’écoute de ses parents et de son entourage

    « 

    Ce qui signifie bien que si l’entourage fait des erreurs ou explique mal, l’enfant peut faire des erreurs. J’ai par exemple entendu des jeunes garçons parler en français au féminin, simplement parce que leur seul interlocuteur habituel en français était leur mère, qui n’a pas pris la peine d’expliquer cette petite subtilité.

    Dans le cas de la traduction automatique, tout le problème est justement dans le choix des personnes de confiance pour servir de référence à l’apprentissage. Les premiers systèmes de ce genre utilisaient des règles écrites par un programmeur, et le gros souci alors était qu’il était difficile de trouver un programmeur compétent pour construire un algorithme entre deux langues rares (ou si on le trouvait, ce gars valait très cher). Alors on a essayé avec des moteurs statistiques, qui essaient eux-mêmes de déduire les règles à partir d’exemples, et ça marche très bien... jusqu’au moment où c’est la qualité des exemples qui finit par poser problème !

     » La deuxième phase de cette intelligence sera plus « terrible » pour les humains et deviendra alors vraiment artificielle quand elle inventera quelque chose qui n’était pas prévu par l’homme « 

    Désolé mais en tant que programmeur je ne crois pas un instant au scénario à la Terminator : une machine fait ce pour quoi elle est programmée, alors si elle venait à se retourner contre son créateur, ça ne pourra être possible que parce qu’il y avait une erreur dans le programme au départ. A la limite je veux bien croire à un scénario façon »l’homme bicentenaire" d’Asimov, où un humain enseigne la notion de liberté à un robot pour ensuite s’étonner que celui-ci finisse par la réclamer. Dès lors qu’il est programmé pour tirer des conclusions, il ne faut pas s’étonner qu’il le fasse.



  • pingveno 30 janvier 2019 07:52

    Si en Chine les entreprises rendent des comptes à l’Etat, en Occident au contraire, c’est l’Etat et ses politiciens qui rend des comptes aux entreprises. Elles contrôlent tellement bien notre « démocratie » qu’elles réussissent à faire toujours élire celui qui sert leurs intérêts tout en donnant au peuple l’illusion qu’il a eu ce qu’il voulait.

    L’arrivée de Trump aux USA et de Macron en France en sont de parfaites illustrations : les deux ont incarné le « changement » au moment de la campagne parce qu’ils n’étaient pas issus du monde politique ; mais ensuite ils ont mené, chacun à leur manière, une politique favorable aux très grandes entreprises, au détriment des petites et, bien évidemment, du citoyen de base.



  • pingveno 29 janvier 2019 23:32

    @ZenZoe

    « L’abus de l’anglais a stérilisé les sols.. » Et l’abus d’esperanto n’arriverait-il pas au même résultat ?

    Question légitime, déjà pas mal de réponses, je vais tenter une réponse un peu différente des autres.

    Oui, tout abus peut aboutir au même résultat, mais la différence, justement, c’est que les espérantistes ne prônent justement pas l’usage intensif, abusif (comme d’utiliser l’espéranto entre francophones par exemple, alors que j’ai déjà vu des réunions « professionnelles » se tenir en anglais juste pour faire chic).

    Ou pour rester sur la métaphore agriculturelle, oui une monoculture serait néfaste quelle qu’elle soit, sauf que c’est ce que pratiquent les anglophiles, là où les espérantistes font plutôt la promotion du multilinguisme avec le choix d’une langue commune (et non unique) seulement pour les situations où elle se justifie.



  • pingveno 29 janvier 2019 23:22

    @L’enfoiré
    « Traduisez « Il pleut des cordes » en anglais avec Google et vous comprendrez que même les expressions sont prises en charge. »

    Eh non ce n’est pas si simple !
    Google utilise une méthode de traduction statistique, c’est à dire qu’il apprend au fur et à mesure qu’il voit des textes déjà traduits par des humains.
    Une expression aussi courante que « il pleut des cordes » a toutes les chances de bien passer dans un tel système, simplement parce qu’elle apparaît dans beaucoup de textes. Mais cherche une expression imagée moins courante et tu risques d’avoir des surprises.
    Aujourd’hui les développeurs de méthodes de traduction automatique statistique sont en train de se rendre compte que ce système se retourne contre eux : comme il cherche sans cesse à s’améliorer en digérant de nouvelles traductions faites par des humains, il reçoit régulièrement les travaux de traducteurs humains... qui utilisent de plus en plus les résultats de Google, ce qui l’amène à digérer sans le savoir ses propres traductions ! Et du coup c’est tout le niveau de la traduction humaine (hors littérature où on utilise peu la traduction automatique) qui est en train de baisser...



  • pingveno 10 novembre 2018 14:28

    Très bon article, je me suis fait les mêmes réflexions au moment de l’élection de Trump. Quand il a renoué le dialogue avec la Corée du Nord, déclenchant l’oprobe de la majorité des autres pays, je me suis même dit : voila le président qui obtiendra la paix dans le monde... en ayant tout le monde contre lui !

    Dommage que, en effet, ce ne soit vrai que de façon ironique.

    Car le reste du monde est, vis à vis des USA, comme un lion en cage dans un zoo : quand bien même il aurait réussi à manger son soigneur, même avec une porte grande ouverte, il hésitera à mettre le pied dehors, trop habitué à avoir sa pitance quotidienne et tant pis si parfois elle ne lui plaît pas.

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