@Intru Argument ridicule : bien évidemment qu’il y a plus d’achat de drogue qu’en bitcoins, puisque l’euro est bien plus répandu et accepté ! Vous produisez des truismes et cela semble vous rassurer. Le fait que vous ayez demandé ce renseignement ne prouverait-il pas le peu de confiance que vous avez vous-même dans ce château de cartes électromagnétique ? Le bitcoin ne fait-il pas que regrouper tous les partisans actuels de la méthode Coué, réunis en club ?
@Spartacus Il ne s’agit pas de comparer des stabilités, mais des volontés humaines. Si l’on « veut » d’une monnaie, on crée sa valeur, si on n’en « veut » pas, on la fait baisser. Si l’on pouvait vouloir du bitcoin, il serait déjà au Crédit agricole et chez le boulanger. Les tentatives parallèles pour lui donner une existence officielle, comme l’essai dont parle l’article, sont pitoyables. L’avenir possible est celui-ci : le monde pourrait se diversifier en communautés, en « société de sociétés » comme disent nos amis anarchistes. Parmi les communautés d’imbéciles, on utilisera les cryptomonnaies, que les autres communautés refuseront, préférant des techniques classiques de création de valeur. Certaines communautés un peu vieux-jeu préféreront même l’étalon-or. Leur bijoux seront plus beaux que dans les communautés d’imbéciles, où ils seront en plastique, car ils ne pourront pas acheter d’or aux autres communautés qui refuseront les cryptomonnaies. Voilà les conversations parfois hilarantes que l’on peut avoir avec des banquiers intelligents. En se quittant, on se tape sur l’épaule, les yeux un peu rouges d’avoir tant ri.
@BITCOIN Mais continuez de vous amuser et de multiplier les cryptomonnaies, cher ami. Continuez, cela vous occupe. Moi j’offre à mon épouse de l’or, des diamants, et exceptionnellement du vermeil (elle a un coeur d’or et le mérite), pas des pixels. Chacun sa vie, mon pauvre Monsieur.
@Intru Cher naïf, vous qui allez souffrir en perdant bientôt tous vos placements en bitcoins (car vos raisonnements sont faibles, ce que révèle votre courrier) :
Pour l’or, l’énergie dépensée pour l’extraire l’est une seule fois. Pour le bitcoin, c’est continu et il faut sans cesse remplacer les machines, les refroidir, entretenir la câblerie de communication : c’est parfaitement idiot. Le coût d’extraction tend vers une augmentation infinie. Stupide. En cas de problème électrique global (violences, pénurie, tempête solaire, etc.) tout floppe. Pas l’or sur lequel on se précipitera.
Une progression de valeur de 20.000% en 5 ans est très inquiétante et ne peut séduire que les gogos et les roublards demi-habiles. L’histoire de l’économie montre que le rendement est d’autant plus élevé que le risque l’est aussi. On en déduit (par raisonnement inverse) donc que le placement le plus risqué est actuellement le bitcoin, incomparablement plus risqué que le pire des junkbonds.
J’ai déjà eu avec un conseiller bancaire des plus sérieux une discussion sur la question. Je vous conseille amicalement de quitter le bitcoin tant qu’il est temps. Ne me dites pas un jour que je ne vous aurai pas prévenu. Si vous avez peu misé, et que vous acceptez la perte totale, gardez tout et regardez tout cela de loin avec amusement. Si vous avez placé beaucoup, disons l’équivalent de plusieurs mois ou un an de revenu, partez au plus vite car vous perdrez tout un jour prochain. Vous n’en retirerez pas même un centime, puisque contrairement à une monnaie de métal qui vaudra toujours son poids de ferraille, ou bien un billet qui conservera toujours son statut d’objet de collection, la valeur du bitcoin tombera exactement à zéro, ce qu’on n’a jamais vu, bien sûr. Record de bêtise. Même un assignat vaut encore quelque chose aujourd’hui (j’en ai acheté un pour quinze euros, pour décorer mon bureau et me rappeler la bêtise économique). Vous, vous serez devant un écran noir.
Encore une fois, c’est l’UE qui garantit que nos dépôts, même en cas de crash, seront sauvés à concurrence de 100.000 euros. Avec le Frexit « sec », on perd cette « garantie », on n’a donc plus que ses yeux pour pleurer (ou la proprité de ses biens meubles et immeubles pour se couvrir) si des difficultés économiques mondiales arrivaient. Or elles approchent. Il faut donc être prudents, observer les conséquences concrètes du Brexit, bref, ne pas aller trop vite. Je ne voterai donc pas UPR cette fois. Je préfère attendre que l’UE (l’Europe des 28) soit d’abord et enfin vue comme la sinistre copie (version dangereuse) du Conseil de l’Europe (l’Europe des 47, la vraie Europe). Ensuite seulement, quand tout le monde sera informé, on pourra en reparler en connaissance de cause, de ce « Frexit » qui sera compatible avec l’appartenance au Conseil de l’Europe (car ce dernier se moque bien de l’Euro). Et là, Asselineau aura toutes les chances d’être non pas député, mais Président de la République.