Le cours du bit-coin (la pseudo monnaie masculine qui nous baise) varie avec les articles en sa faveur. Elle monte et elle descend, comme ce que vous savez. Cette pseudo-monnaie est une monnaie entièrement spectaculaire au sens de Debord, entièrement dépendante du spectacle qu’elle voit et donne de soi-même, et en même temps (hélas) elle capture et oriente bien réellement les vies, et l’on n’aimerait pas être à la place de ceux qui se sont endettés en devises réelles nationales ou internationales (dollars, euro) pour acheter des bit/coins.
L’acheteur (généralement masculin) du bit/coin aime le risque et l’adrénaline. C’est sans doute le placement le plus risqué actuellement, puisque (mantra) on nous dit et redit : "N’investissez qu’un montant que vous pouvez vous permettre de perdre.
Nous vous recommandons de n’investir qu’un montant que vous êtes prêt
à perdre."
Parions que les femmes qui s’y intéressent ont un taux de testostérone supérieur à la moyenne féminine, analysé après collecte de salive par la méthode de Schultheiss et Stanton (2009). Le bit/coin ne peut donc intéresser qu’une minorité d’individus, et lorsque l’échantillon-limite de partisans possibles du bitcoin sera atteint et aura atteint sa taille critique, tout s’écroulera comme une chaîne de Ponzi.
Comme l’acheteur (masculinophile) de bitcoin a l’obsession de la montée de la chose, il faut du viagra au bit/coin. Ce « médicament » est fourni par les articles favorables au bit/coin sur internet. Là où l’on voit que le torchon commence à brûler, c’est quand on voit que le système bitcoin en est à produire de pseudo-informations.
Ainsi l’annonce d’un gain récent (par effet rebond, condamnable dans tout système financier « normal », comme une manipulation artificielle des cours) est finalement une pseudo-information pouvant elle-même manipuler les cours. On nous dit que quelqu’un a gagné douze millions de dollars avec le bitcoin. C’est faux : son gain est en bitcoins, il n’ a donc pas gagné un clou, il a seulement augmenté son avoir en bitcoins d’un équivalent (aujourd’hui) de 12 millions de dollars. Autrement dit, comme dirait Emmanuel Kant, cet individu est plus riche non pas de 12 millions de dollars réels, mais de 12 millions de dollars possibles. Ce qui fait une intéressante différence pour le théoricien qui a le sens pratique.
On notera donc que l’information est manipulée, elle est une manoeuvre pour éviter que la « chose » ne fasse triste mine, ce qui est son apparence normale au repos.
Que certains aient assez de bitcoin pour revendre réellement autant de bit/coin que nécessaire pour gagner réellement 12 millions de dollars, ce doit être possible, car ce n’est pas une somme énorme en pourcentage de l’ensemble de la pseudomonnaie. On attend donc les prochaines importantes nouvelles (réelles), du genre « quelqu’un a revendu réellement pour »tant« de bit/coins et a réellement fait 12 millions de vrais dollars de bénéfices ». On a bien dit « bénéfices », pas « récupération de mise ». Passons de temps en temps en mode réel, ça fait du bien quand on se perd dans le possible.
Prochain post : 1) jusqu’où peut descendre le bit/coin et pourquoi, et 2) en quoi, sur le plan théorique, il n’est pas un étalon, contrairement à une légende répandue.
En attendant, quelques remarques de vrai bon sens :
Oui, alors que le bitcoin a commencé une baise assez régulière, j’ai lu sur une « bourse » bitcoin :
"N’investissez qu’un montant que vous pouvez vous permettre de perdre .
Nous vous recommandons de n’investir qu’un montant que vous êtes prêt
à perdre.« A-t-on jamais dit avec plus de clarté, et de manière plus répétitive (on se couvre comme on peut) que la valeur du bitcoin peut être égale à zéro (à peu près comme la valeur de l’argent dans une escroquerie, sauf que là, on est courtoisement prévenu) ? Encore récemment un effet de »rebond" a été exploité par quelqu’un, or ceci est interdit dans les bourses classiques. Devinez pourquoi, et demandez-vous combien de temps encore il reste aux cryptomonnaies avant d’être régulées. Mantra genre 1984 d’Orwell :
N’investissez qu’un montant que vous pouvez vous permettre de perdre .
Nous vous recommandons de n’investir qu’un montant que vous êtes prêt
à perdre.
@arthes Magnifique vidéo qui montre que l’art est heureusement présent parmi nous, et que le goût existe encore. Quel rapport avec nos conversations ? Je ne suis pas sot, mais pas devin.
Ce qui est inadmissible, c’est la confiscation de l’idée d’Europe par le macronisme, comme si ne pas voter pour une liste favorable à l’Union européenne, c’était être anti-européen.
Or il y a deux Europe, l’une est celle de l’Union européenne avec 27-28 pays (on ne sait plus bien) orientée vers l’argent, l’autre est celle du Conseil de l’Europe, avec 47 pays, orientée vers le droit et plus sociale. Cette institution est presque inconnue aujourd’hui, alors qu’on ne pensait qu’à elle, bien sûr, quand on pensait « Europe » autrefois.
Cette institution existe toujours, et Philippe Poutou le sait bien, puisque à Strasbourg, ce n’est pas auprès de l’Union européenne, mais du Conseil de l’Europe, qu’il est allé plaider la cause des ouvriers FORD de Blanquefort.
Pourquoi diable personne n’en parle, pas même Philippe Poutou ? Parce que les politiques ont des intérêts qui sont les leurs, sans doute. Parce que nous sommes sciemment désinformés. Parce que l’UE a tenté de réduire au silence tout ce qui peut s’opposer à elle.
Je suis pro-européen convaincu, pour une Europe de la culture, et bien sûr, en tant que pro-Europe sincère, je ne voterai pas pour la liste macronienne.