ne me dites pas que
vous aussi, vous êtes un stupide crétin
ça fait bien
longtemps que je ne pose plus la question, ni pour moi, ni pour ceux
que je ne comprends pas. Il n’y avait aucune supputation sur votre
degrés d’intelligence dans mes propos. Je ne m’attaque qu’aux
arguments pas aux personnes.
Je ne comprends pas
trop votre argumentation, mais ce que je constate : Les Charlies,
individus de la plus grande diversité, sont descendu dans la rue,
puis sont rentré chez eux. Point.
Si chaque individu
avait ses motivations perso (oui pourquoi pas réponse à une
injonction du pouvoir, à une soumission aux médias, etc.) il est
quand incroyable d’en faire une généralité. La seule que l’on peut
faire, selon moi, est que le mouvement fut d’une très grande
banalité : les Charlies n’ont fait qu’exprimer une forte émotion
collective, face à l’atteinte de leurs valeurs humaines communes. Ce
que je trouve intéressant chez eux, est qu’il est ont réagi
positivement à l’état de sidération collectif (en général un
attentat sert à terroriser, à démobiliser…)
Plutôt que de
chercher qui sont les Charlies, il serait sans doute plus instructif
d’analyser la déferlante des anti-charlies qui ont voulu voir
beaucoup de chose dans ce qui ne fut que d’une grande banalité très
humaine. On y a découvert toutes sortes d’idéologies, des gens
manipulés répondant à l’injonction politique, à une soumission
aux médias, à une soumission aux flics (bin oui, ils ont été
applaudis et embrassés), un effet de « caste », de l’égoïsme
social, de l’islamophobie… etc. Toutes sorte de tentatives pour
discréditer, salir les Charlies… Volonté de se distinguer par
rapport, au mouvement, phénomène de projection contraire ?
En faire une classification, nous enseignerait beaucoup plus sur
notre société.
C’est ce qu’on appelle un langage paradoxal et un chantage
affectif. De ceux que l’on emploie quand on ne peut pas dire ce que
l’on pense, ce que l’on cherche réellement.
Si la constitution condamne à la déchéance de nationalité ceux
qui attentent à la France, alors ils seront plus nombreux à se
sentir déclarés « demi-français » (et encore ce n’est
pas l’expression la plus juste pour lui…). Ça veut dire quoi ?
Les Charlies, ceux
qui sont descendu dans la rue, ne représentent aucunement les
classes sociales touchés par les attentats, ils n’en n’étaient pas
les cibles. Les cibles étaient : des médias, les flics et les
juifs. Les Charlies ne manifestaient donc que leur émotion et
défendaient uniquement des valeurs humaines évidentes, dont, bien
évidemment, la fraternité (avant la liberté d’expression).
Je crois que ce qui
a le plus dérangé les anti-Charlies est justement le fait que les
Charlies défendaient leurs valeurs !
Il me semble avoir
décelé un postulat constant chez tous les anti-Charlie : «
défendre ses valeurs est forcément le faire au détriment des
autres ». Pour Todd défendre la liberté d’expression et la
fraternité est forcément acte d’islamophobie.
De même, "défendre
ses intérêts serait le faire forcement au détriment des autres".
Les Charlies défendraient leur liberté d’expression par égoïsme
au détriment de l’égalité… La bien-pensance n’a peur d’aucun
contre-sens.
Il faut dire que
Todd ne fait qu’enfoncer les portes ouvertes du bourrage de crâne,
classique depuis une quarantaine d’année, qui veut nous réduire au
silence, à la passivité, à l’acceptation du sort que l’on nous
destine. Alors il faut chercher le mal chez ces français qui furent
Charlie.