" Enfin, pour revenir à votre propos, la liberté d’opinion, ("même religieuse dit le texte) date de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 "
Les exactions commises par de bons chrétiens pendant les guerres de colonisation ou celle de 39-45 sont donc, selon votre rhétorique, à mettre sur le compte de toute la chrétienté en général ?
Ce n’est pas ce que je crois, pour ma part. Par contre, la papauté actuelle, en ce qu’elle est la continuité affirmée de la doctrine catholique, porte les stygmates de tous les crimes commis sous sa responsabilité.
Ses préoccupations lithurgiques actuelles sont à un million de lieues des problèmes des hommes et ne contribueront qu’à la marginaliser un peu plus, s’il en était besoin.
Le principe de laïcité républicaine repose sur les lois de 1905, issues du suffrage universel et non sur les exactions commises en ces périodes troublées que vous citez.
Si vous refusez d’être assimilés aux inquisiteurs du Moyen-âge (ce qui est légitime aujourd’hui), alors ayez la décence de respecter le principe qui aujourd’hui garantit à tous la liberté de conscience et de culte.
Une remarque : en ce moment, en Espagne, pays qui souhaite une laïcité à la française, la hiérarchie catholique apporte son soutien à la droite anti-laïque et à la Phalange, triste émanation du régime franquiste.
« On dira, et on aura raison, qu’après tout cela regarde les catholiques. Oui, mais alors pourquoi ce raidissement médiatique, qui voudrait que même le pape soit soumis au magistère suprême de la bien-pensance laïque »
Pour la même raison, sans-doute, qui incite le pape à se mêler de la vie privée des citoyens, par exemple en s’opposant au suffrage universel et aux lois qui en sont issues : avortement, PACS, enseignement laïque... et je ne parle que de notre pays !
La "bien-pensance laïque" n’a jamais conduit quiconque à la salle de torture ni au bûcher. En lisant ce texte on se prend parfois à le regretter... (Là, je prends le pari risqué de l’existence d’un humour écclésiastique).