J’oubliais ... ce que vous appelez les « intersexués », ça s’appelle « ambigité sexuelle » en médecine. Je suis médecin pédiatre et j’ai eu a suivre des hyperplasies congénitales des surrénales et des syndromes chromosomiques tous atteints d’ambiguité sexuelles plus ou moins développées.
Je vous le redis ne vous embrouillez pas la tête avec ça. Les problèmes d’ambiguité sexuelle somatique sont une choses et les problèmes d’orientation sexuelle en sont une autre. En règle, les ambiguités sexuelles somatiques n’ont pas d’ambiguité sexuelle psychique. Une personne ambigue sexuellement peut en faire un « métier » dans une attraction ou par la prostitution, mais ça encore c’est une autre affaire (appât du gain).
Ceux qui sont atteints d’ambiguité sexuelle somatiques peuvent avoir des difficultés physique à vivre leur orienttion sexuelle : moindre « esthétique » des organes génitaux, estime de soi, « anomalie » de dimension, difficulté de rapport, voire infertilité définitive, puberté précoce ... mais il ne s’agit jamais de problème comme le transgenre qui se ressent comme « une femme dans un corps d’homme ». RIEN à voir !
@cassandre VOUS ECRIVEZ : « il faut être cohérent devant ce
débat du genre personne ne détient la vérité absolue il semble que tout cela
soit infiniment plus subtil qu’il n’y paraisse , les théoriciens du genre
doivent étayer leurs hypothèse par l ’observation clinique et sur un grand
nombre d’individus de tout origine , seul une méthodologie de recherche
clinique peut éclairer la question , malheureusement pour les " anti
gender " les observations actuelle semblent allez dans le sens des
sociologues , cependant il y a bien un développement « au féminin » et
« au masculin » du cerveau dès la 5 ème semaine de gestation l’histoire
pathétique des intersexués … ».
Le problème est que justement certain(e)s théoricien(nes)s
du genre en sont pas sérieux. Par exemple le texte d’hommelibre souligne bien le problème : « La fin du
reportage étale l’arrogance des « chercheurs » norvégiens, comme Catherine
Egeland avouant sans gêne sa propre limitation : « J’ai ce que vous appelleriez
des bases théoriques. Il n’y a pas de place pour la biologie là-dedans pour
moi. » Cette affirmation péremptoire est sidérante, l’approuvez-vous ou la
désapprouvez-vous ? Pensez-vous que derrière cette affirmation il peut y avoir
une position idéologique complétement no-scientifique ? Pensez-vous ue la
pseudo-théorie du genre puisse avoir – aussi – ses fanatiques ?
L’affaire des ambigüités sexuelle peut avoir une cause
génétique ou hormonale), mais croyez moi n’a rien à voir avec les questions de
psychologie dont nous traitons ici par ailleurs.
Encore une fois
je pose ma question montrez-moi rapidement un
exemple concret qui explique comment des potentiels évoqués de l’électro-encéphalographie
(et leur interprétation avec de gros calculateurs) combinés aux dosages
chimiques et hormonaux peut rendre –
aujourd’hui ou demain – l’équivalent de l’analyse des représentations et des
forces psychiques conscientes ou non – dont traire la psychanalyse (psychologie
des profondeurs et non psychologie comportementale). Merci d’avance.
@hommelibre : je précise que je ne « crois » pas à la psychanalyse, je prends seulement en compte ce qu’elle m’enseigne de concordant pour moi mais, mais, mais .... je perçois tout ce qui reste inexpliqué et je suis ouvert à tous les apports nouveaux par de nouvelles techniques et de nouveaux points de vue interprétatifs. Avec sérénité et pondération, pas dans l’hystérie sectaire bien entendu qui semble saisir notre époque !
On a la querelle sur le sexe des anges qu’on peut !
Le mal est que les tenants de la pseudo-théorie du gender ne veulent entendre parler de rien d’autre que du « genre », mais leurs observations valides.
Je vsus fais encore observer que - d’après ce que je sais - la théorie du genre ne fait pas appel à la psychanalyse. Pourquoi ? Parce que les tenants du genre sont d’abord des sociologues - quand il font leur enquêtes - s’en tiennent au comportement et à des indicateurs sommaires comme le « bien-être », la « satisfaction » ou l’adaptation à l’environnement (reconnaître un homme d’une femme comme une chaise d’une chèvre ), ils ne vont pas jusqu’à l’analyse des sentiment, des pensées, des souvenirs, des rêves et lapsus, des associations et de l’inconscient parce que cela ne se prête pas aux enquêtes à grands échantillons. Cela n’est accesssible que dans des études de cas, un patient après l’autre ... comme le fait la psychanalyse - celle de profondeur depuis plus de100 ans.
La psychologie comportementaliste,la seule connue des américains (l’ersatz de Roger aux Etats Unis, par exemple) n’a franchement rien à voir avec la psychanalyse (Freud, Jung, Lacan) au sens de psychologie des profondeurs. Elle ne gomme jamais la différentiation sexuelle. J’ai fait cette précision car je vois une appréciation négative de la psychanalyse dans votre excellent billet. Mis ce coup là la psychanalyse des profondeur est de votre coté - d’après moi, bien entendu.
VOUS AVEZ ECRIT : " En réalité cet hyper-égalitarisme forcené est une dérive
marxiste dont le but est la destruction de la société et de toute notion de
différence entre les humains. Le remplacement des institutions privées et
familiales par l’Etat-Mère égalitariste qui s’occupe de tout et nivelle tout
est une variante de l’Etat fasciste. La différence est qu’il s’impose par
l’idéologie plutôt que par la force. "
Je ne suis pas du tout marxiste, mais j’ai sur ce sujet quelques connaissances (ma jeunesse était en 1960 et 1970, j’ai lu plus Freud que Marx, il est vrai). Mais il faut être juste, il n’y a comme l’a dit très justement un intervenant plus haut, il n’y a aucun rapport entre la lutte des classes et la lutte des sexe. C’est un faux semblant. Le raison de cette différence est que l’enjeu de la lutte des classes est l’appropriation des revenus du capital et des moyens de production d’où : « la dictature du peuple et le rôle dirigeant du parti par le moyen du centralisme démocratique de Lénine » (et bla, bla, bla ...) - alors que dans la lutte des sexe c’est surtout le rapport de domination des hommes sur les femmes qui est en jeu, il n’est pas variment question d’immobilisation du capital productif et de classes sociales ... et que les hommes ne pourront jamais s’approprier le « moyen de production » des femmes - à moins de rêver se voir greffer un utérus ... à la suite de la queer theory qui est une sorte de pseudo-théorie « no limit » amusante un temps, mais au fond complètement délirante, folle !
Par contre vous voyez juste quand vous dites que toute idéologie qui tend à déstructurer les rapports humains intimes et/ou à imposer un type de rapports humains tend à devenir totalitaire. Je pense même qu’en général une dictature est assis sur une idéologie qui la justifie (il doit y avoir des exceptions cependant ... où la force brute est suffisante.)
La psychanalyse est une science interprétative sans
conteste. Mais c’est la seule méthode d’approche des forces et représentation
qui habitent l’inconscient et le conscient de chaque homme. Connaissez-vous une
autre technique qui permette de décrire ces forces et ces représentations
(attention ces mots ont des contenus précis et distincts en psychanalyse,
notamment dans l’interprétation des rêves, le transfert, le lapsus, etc ...
Je suppose que vous ne connaissez pas grand-chose en psychanalyse
? Ai-je tort ? Pour moi les avis convergents depuis des années que je fréquente
cette discipline sur la dynamique psychologique de la période néo-natale et de
la période du nourrisson ôte toute validité - pour moi - à l’approche
fonctionnaliste et comportementaliste de la sociologie qui est très grossière
et s’adresse à une période plus tardive - sans parler des études américaines
qui ne donnent la parole qu’aux parents (validité = 0).
Pensez que l’imagerie (même neuro-hormonale) puisse donner des informations sur les
représentations et les forces psychiques intime. Pouvez-vous me donner ici un exemple concret (pas de théorie, merci) - au lieu de faire confiance assez naïvement à la science ?
@cassandre il me
semble que vous n’avez pas pris le temps de visionner attentivement cette vidéo qui est
centrée, je viens de le dire, sur le modèle expérimental des spécialistes américains
versus le modèle expérimental des norvégiens. Il est clair que les spécialistes norvégiens
ne se laissent pas questionner par les expériences des américains et trouvent
assez bizarre qu’on se pose des questions qui remettent en question leurs
propres certitudes. En cela il refuser d’examiner si leur hypothèse est
falsifiable. La falsifiabilité étant ainsi définie - comme vous le savez certainement - comme suit :
« si la logique autorise l’existence d’un énoncé ou d’une série d’énoncés
d’observation qui lui sont contradictoires, c’est-à-dire, qui la falsifieraient
s’ils se révélaient vrais ». En refusant l’examen de la falsifiabilité, ces
experts norvégiens se situent – d’après Popper
– en dehors de la démarche scientifique.
Finalement ce ne sont que d’honnêtes besogneux qui ont le « nez dans guidon », mais sans vision
globale sur l’ensemble de la question posée malgré leurs titres universitaires
très respectables. Sommairement, ce sont des Diafoirus du XXIème ou des gardiens
d’un dogme scientifique figé refusant la nouveauté et le progrès
scientifique ! Et j’en suis désolé pour vous si vous êtes un tenant de
la théorie du genre !
J’ai dit que les expériences données dans la vidéo ne sont pas probantes – car effectivement
le maillon entre la biologie et le comportement n’est pas positivement connu à
ce jour - comme le dit très justement le dernier intervenant de la vidéo. On ne dispose que de
comportements curieux sicela est confirmé. MAIS ces expériences sont
suffisamment surprenantes pour questionner et générer de nouvelles hypothèses.
Je pense donner plus bas plusieurs comptes rendus d’expériences assez
concordantes avec ce questionnement nouveau sur les comportements sélectifs des nourrissons en fonction du sexe réel de la personne qui les soigne - et non en fonction du ROLE que ces personnes se donnent quelque soit leur sexe.
Finalement le titre du sujet : « La théorie du genre vole en éclat »,
ce titre devrait être : « Comment la
théorie du genre se contente de son modèle théorique et refuse les expériences
comportementales qui lui sont contraires. » Oui c’est long, mais c’est
plus exact. Moi j’aurai honte d’être pris de cette façon en flagrant délit de sectarisme !
@cassandre VOUS
AVEZ ECRIT : « encore des études de cas particulier qui ne peut être
généralisé et donc peu convaincante, quid des enfant élevé par des oncles ou
des fratries ici ou dans les familles élargie africaine ?? non cette étude
n’est pas pertinente car l’observation contraire est plus générale ... en
science il faut que l’observation soit statistiquement éprouvé ce qui n’est pas
le cas ici. »
Je sais que le grand jeu est de disqualifier et balayer d’un
revers de manche toutes les preuves solides qui sont données par les
contradicteurs. C’est le grand jeu sur les blogs – surtout quand la modération ne
joue pas suffisamment sur l’ambiance polémique. Mais – si comme je l’espère
vous êtes ouvert au débat – voici quelques observations :
Saakvitne (1998)
et Eisold (1998) ont entretenu
effectivement un débat contradictoire sur une étude de cas : l’enfant qui
voulait s’acheter une mère. Est-ce pertinent ? Contrairement à ce que vous pensez
la réponse est oui quand il s’agit de recherche en psychanalyse. Il n’existe
dans ce domaine aucune autre possibilité que l’approche interprétative très
patiente au cas par cas. Si vous êtes adepte de la théorie du genre,
vous lisez essentiellement des études sociologiques vous êtes habitué aux enquêtes
sur de vastes échantillons, mais la sociologie à comme limite majeure de ne connaître que l’approche fonctionnelle
et comportementaliste. Elle est infiniment moins spécifique que l’approche
psychanalytique notamment à partir de l’autisme qui remonte pratiquement à la
naissance et même avant. Cette approche
1. à constitution du nouveau-né comme être « totalement
singulier » et « totalement autre par rapport au couple géniteur »,
donc comme être « limité » (renonciation à la fusion et à la toute-puissance,
phase apparemment pas résolue chez les adeptes de la théorie du genre),
2. qui touche à la transgression de la clôture du corps par
la voix, à l’avènement du flux symbolique de la voix et de la relation
(notamment maternelle) qui « ferme » l’ordre charnel de la fusion
corporelle (avec la mère dans l’utérus) ; et
3. qui touche à la constituions de l’enfant comme sujet, de
l’autre également comme sujet et des autres comme sujet, base fondamentale – nécessaire - de la « culture » de tout
groupe humain.
Tout cela n’est pas du chinois, mais des acquis fondamentaux
de la psychanalyse bien avant le processus de sexuation qui aboutit au choix de
l’orientation sexuelle après quelques années.
Tous les ouvrages de psychanalyse sont faits à partir d’études
de cas, je mé réfère aux ouvrages que j’ai pu lire en rapport avec nous sujet :
de Freud, de Vasse, de Dolto, de Bettelheim, de Miller (Alice) et de Lacan
que j’ai réellement lus. Si vous avez des contre-exemples je suis intéressé.
Pour l’étude de McCandish,
B. (1987) : comme ci-dessus c’est une approche pertinente et la seule
possible pour accéder au questionnement intime d’un enfant . Aucune approche
par échantillon plus grand n’est pertinente.
Pour l’étude de Cameron
et Cameron (1996), l’échantillon est
plus grand (4000), la sélection est aléatoire, le nombre de cas d’inceste
est petit (5/17) dans le couples de même sexe contre (28/4623) dans les couples
hétérosexuels, cependant la différence est significative. Si cette étude paraît
encore insuffisamment représentative de plus larges population, il est urgent d’en
entreprendre de plus importants sur la question de l’inceste dans les couples
homosexuels étant donné la gravité du traumatisme et de la durabilité de la
souffrance qui en découle – quelque soit l’orientation sexuelle qui en résulte.
Pour l’étude de Tasker
et Golombok (1995) cette étude prospective des enfants jusqu’au seuil de l’âge
adulte (23,5 ans) dans les couples de même
sexe est la seule connue à moment de
la revue de littérature espagnole d’où je tire ce résumé d’article (2005). Le
nombre des cas d’homosexualité découlant de l’éducation par un couple
homosexuel est petit (mais statistiquement significative), mais il est déjà
corroboré par l’étude de Cameron et Cameron (1996), ci-dessus et par de nombreuses autres études. Cette donnée
est confirmée même par des chercheurs pro-LGBT qui y voient une meilleure
tolérance des couples homoparentaux, la tendance pouvant atteindre 30% des
enfants semble être « naturelle » et donc bienvenue pour ces
militants LGBT. Ce n’est pas un jugement moral, mais c’est une interprétation
sans autre fondement que l’idéologie du chercheur.