Alors que des nations comme la Grèce, le Portugal ou l’Espagne sont en passe de redevenir des pays du tiers-monde (après avoir été promis à un avenir glorieux par les crétins européistes), alors que la « crise » menace tous les autres pays occidentaux (y compris l’Allemagne, dont le IVème Reich Merkelien finira par se faire botter les fesses comme le précédent), alors que toute approche un peu logique du problème permet de constater qu’il est insoluble si on ne le reformule pas, aucun dirigeant actuel n’a simplement l’idée qu’un conflit ouvert contre le marché est indispensable. (Hélas, je crains que F. Hollande, si sympathique qu’il soit, ne fasse pas exception à la règle.)
Et que nous prépare-t-on en coulisse ? Un « étage fédéral » à l’Europe, comme le clame partout cet abruti d’Attali, grand dépendeur d’andouilles assermenté et (si on l’en croit) conseiller favori de tous les présidents et rois de France depuis Clovis.
Un étage fédéral... Laissons à chacun le soin d’imaginer les dégâts que feront, avec le pouvoir absolu sur tout un continent, des décérébrés qui n’ont même pas été capables en deux ans de contenir la crise qui ébranlait le plus petit pays (en terme de PIB) de leur lamentable union.
Et si un jour il y avait une majorité de bulletins blancs (improbable, mais pas impossible) vous feriez quoi ? A chaque élection, quel que soit le camp gagnant, des petits malins se livrent à des calculs foireux comme le vôtre. Pouvez-vous me dire ce que ça change ? Autre chose : à quoi sert de villipender les sondages (effectivement fantaisistes) pour s’en servir ensuite afin de « relativiser » le résultat d’une élection ? Tous les observateurs un peu informés des résultats électoraux sous la Vème République savaient que les prévisions étaient surestimées. Les sondeurs ne sont pas seuls en cause : au moment décisif, les réflexes de classes (ou le sur-moi paternel, j’en ai parlé ailleurs) reprennent le dessus. Connaissant le processus, beaucoup de gens sont allés voter « utile » au premier tour et ne se sont pas démobilisés au deuxième. Et ça, c’est plutôt encourageant.
Vous n’avez donc pas compris ? Un étranger est nécessairement coupable en France, et un Français nécessairement innocent à l’étranger. On ne discute pas une décision de la justice française, en revanche, on ne prend jamais au sérieux celle d’une justice étrangère. On pourrait en faire une liste cent fois plus longue, de ces incohérences des grands pourfendeurs de délinquants... étrangers.
Une suggestion en passant : et si on lui foutait la paix, à Mme Treirweiler ?
Arrêtons avec la victoire étriquée. 3,2% d’écart pour un candidat de gauche contre un président sortant (et dotés d’incroyables moyens) c’est un excellent résultat. Les sondages surévalués ? Pour une fois, les instituts n’y sont pas pour grand-chose. Je pense qu’un pourcentage non négligeable de gens qui hésitaient depuis des mois, par rejet de Sarkozy et parce qu’ils ont des valeurs différentes des siennes, n’ont finalement pas pu franchir le pas, et ont voté à droite (réflexe de classe, sur-moi paternel, peur de l’inconnu et j’en passe). Si Hollande n’avait pas été un si bon candidat, ces « retours » au bercail auraient été plus nombreux.