Désolé, Gaston, mais l’Allemagne s’en sort parce qu’elle a pris le parti, avant tout le monde, de dégrader le niveau de vie de sa population. Du coup, le consensus social qu’on lui enviait tant s’est transformer en un piège mortel. Mais de toute manière, le retour de bâton se produira. Quand l’Europe sera exsangue, ce qui ne saurait tarder, Mme Merkel ou ses successeurs pourront toujours essayer de brader leurs fabuleux produits aux Chinois. Personnellement, je leur souhaite bonne chance ! Parce qu’elle est égoïste (vis-à-vis des autres pays européens) et dépourvue de compassion (par rapport à sa propre population) l’Allemagne sera la dernière à tomber, rien de plus. Tous les autres discours sont de l’enfumage pur et simple.
En France, nous avons une priorité, c’est expulser du pouvoir Sarkozy et sa bande de salauds. Hélas, ça nous conduit à accepter le discours débile de François Hollande. Alors que le monde occidental est menacé de mort s’il ne prend pas la mesure de son problème d’endettement (à savoir s’il ne fait pas exploser le système qui le menace d’étouffement), les crértins du PS nous prépare une austérité/récession/régréssion qui nous fera simplement crever à plus petit feu. En plus, cet abruti de Flamby est foutu de perdre, s’il ne bouge pas un peu son cul très récemment ramené à des dimensions raisonnables !
Mais qui ose dire aujourd’hui des vérités essentielles ? (A part sur le net, ce qui consiste pour le moment à gueuler dans le désert ?) Qui ose dire, par exemple, que le plan Merkel/Sarkozy ne sauvera pas la Grèce mais ses créanciers ? Qui dénonce le démembrement d’un pays et d’un peuple au nom des intérêts d’un système financier et d’une oligarchie mondiale ?
L’article de Maurice est remarquable, mais à chaque instant, les déjections d’un Zemmour, d’un Attali ou d’un JF Khan le recouvre un peu plus des cendres de l’oubli.
Avec tout le respect que je devrais avoir pour lui, le peuple allemand pourrait-il se mêler de ce qui le regarde ? Tant que nous en restons à « l’avis des yeux étrangers », il n’y a pas péril en la demeure (même si on s’étonne qu’un oeil puisse être aussi aveugle) mais je vous rappelle quand même que l’Europe fédérale, Satan en soit loué, reste par bonheur à faire.
Encore une chose : personne ici ne vous envie Mme Merkel. En revanche, si Sarkozy vous plaît tant que ça, prenez-le, c’est de bon coeur !
(Cher ami germain, attendez un peu que le ressort finisse par casser et vous revenir en pleine gueule, et vous verrez comment votre superbe pays, au bout du compte, se sortira de la crise. Il y a trente ans, quand je parlais de « salaire minimum » à vos compatriotes, ils me répondaient « Que veux-tu qu’on en ait à faire, les plus bas salaires, ici, sont supérieurs à votre SMIC. » Aujourd’hui, avec ces saloperies de jobs à 400 euros, devinez qui se fend la pipe ? Continuez comme ça, la retraite de Russie n’est plus très loin.)