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S2ndreal

Je suis un homme. Je suis croyant. Je crois que la réalité existe, qu’elle est connaissable, qu’elle est indépendante de moi. Je crois que chaque individu se crée une vision personnelle de la réalité. Cela fonde son individualité. Il en devient radicalement différent de moi. Je crois que je peux rejoindre chaque individu sur sa vision de la réalité. Si jamais, il accepte l’altérité de cette dernière, je crois que nous pourrons nous entendre. Cette altérité permet d’accepter de sortir de ma vision du réel pour examiner celle de mon interlocuteur. C’est difficile. C’est effrayant. C’est rencontrer la vie au sens le plus fort du terme.

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  • S2ndreal 8 février 2008 14:52

    200 € pour la Chninoise "libéré" et 1000 € pour la caissière française. Vous proposez de rééquilibrer cela en travaillant deux à trois heures de plus soient 8 à 12 heurs de plus par moi. Selon votre logique, il faudrait quelle accepte de trav ailler 5 fois plus longtemps par mois. Tant que "le vase communiquant" n’est pas équlà ibré, il va continuer à "bouffer notre pain blanc" comme vous le dites. Si je pars de l’hypothèse sympathique de 35 heures, cela donne une semaine à 165 heures. Naturellement pour le même salaire, sinon l’avantage compartif repart en Chine. Une semaine comporte 168 heures. Votre idée de réaction est fausse.

    Le pouvoir d’achat a servi très longtemps de moteur aux délocalisations. Le truc est de fabriquer dans un coin à salaires bas et employés dociles et vendu à des gens qui peuvent payer. Par les délocalisations, les restructurations, les fusions et les acquisitions, les payeurs ont vu leurs salaires baisser. C’est planétaire. En Europe, les salariés tirent la langue. L’Angleterre voit ses habitants vivre à crédit. Les USA ont eu les subprimes car les gens y vivent aussi à crédit. Il y a un jeu des nations les unes contre les autres par des adorateurs de l’argent. Les nations vont donc très bien merci. Elles ont de très puissants soutiens. L’Europe scie sa prospérité par la mondialisation. Quelques uns (20 % ou moins) s’en sortent très bien. Ils donnent de l’air à l’industrie du luxe. Les autres sortent du modèle. Ils n’ont plus l’argent nécessaire pour y vivre. Ils vous deviennent invisibles tout en existant. Alors quand ils cassent quelque chose, vous êtes outré, choqué et abasourdi. Vous qui ne cherchez que la sagesse vous retrouvez juste révolté par cette violence aveugle et incompréhensible. Le modèle de la mondialisation est en train de se casser la gueule.

    Avoir raison ou tort, décide ici de savoir si la politique actuelle est valable ou non. Si nous ne sommes pas sur une impasse en train de faire semblant de croire que nous allons encore avancer alors que nous sommes dans le mur. Le remarquer serait une marque de sagesse.



  • S2ndreal 8 février 2008 14:44

    @ l’auteur

    Le début de votre chartre explique bien pourquoi les Français sont frileux face à la mondialisation. Il y a de quoi.

    @ Arthur Mage

    200 E pour la Chninoise "libéré" et 1000 € pour la caissière française. Vous proposez de rééquilibrer cela en travaillant deux à trois heures de plus soient 8 à 12 heurs de plus par moi. Selon votre logique, il faudrait quelle accepte de trav ailler 5 fois plus longtemps par mois. Tant que "le vase communiquant" n’est pas équlà ibré, il va continuer à "bouffer notre pain blanc" comme vous le dites. Si je pars de l’hypothèse sympathique de 35 heures, cela donne une semaine à 165 heures. Naturellement pour le même salaire, sinon l’avantage compartif repart en Chine. Une semaine comporte 168 heures. Votre idée de réaction est fausse.

    Le pouvoir d’achat a servi très longtemps de moteur aux délocalisations. Le truc est fabriqué dans un coin à salaires bas et employés dociles et vendu à des gens qui peuvent payer. Par les délocalisations, les restructurations, les fusions et les acquisitions, les payeurs ont vu leurs salaires baisser. C’est planétaire. En Europe, les salariés tirent la langue. L’Angleterre voit ses habitants vivre à crédit. Les USA ont eu les subprimes car les gens y vivent aussi à crédit. L’Europe scie sa prospérité par la mondialisation. Quelques uns (20 % ou moins) s’en sortent très bien. Ils donnent de l’air à l’industrie du luxe. Les autres sortent du modèle. Ils n’ont plus l’argent nécessaire pour y vivre. Ils vous deviennent invisibles tout en existant. Alors quand ils cassent quelque chose, vous êtes outré, choqué et abasourdi. Vous qui ne cherchez que la sagesse vous retrouvez juste révolté par cette violence aveugle et incompréhensible. Le modèle de la mondialisation est en train de se casser la gueule.

    Avoir raison ou tort, décide ici de savoir si la politique actuelle est valable ou non. Si nous ne sommes pas sur une impasse en train de faire semblant de croire que nous allons encore avancer alors que nous sommes dans le mur. Le remarquer serait une marque de sagesse.



  • S2ndreal 8 février 2008 14:18

    Je souligne avec beaucoup de plaisir un point de votre texte. Vous remarquez que les marchés financiers ne sont pas "efficients". C’est le terme technique utilisé pour dire que ces marchés reflètent totalement et parfaitement toutes les informations disponibles au travers de l’indicateur du prix du marché. Je m’associe avec vous sur ce point. Chaque bulle ou réaction du marché dite que ce dernier n’est pas "efficient".



  • S2ndreal 22 janvier 2008 13:22

    L’Irlande est un exemple de réussite. Elle a reçu longtemps de très jolies subventions de l’Europe. Ce n’est pas libéral. Comme son succès s’est établi durant les 20 (?) dernières années, il a été établi sous un régime capitaliste, non libéral. C’est donc un succès du capitalisme, pas du libéralisme, à moins que ces deux notions soient équivalentes. L’ordre y règne.

    Vous oubliez la Chine. C’est un pays jouissant d’une dynamique exceptionnelle. La preuve est donnée par ses résultats économiques absolument exceptionnels. Pour la culture, le sens du bien commun et raisonnables, je vous laisse juger. Ils ne sont pas libéraux. L’ordre y règne.

    L’exonération de taxes se fait de façon mécanique sous les régimes libéraux. C’est la concurrence fiscale. Elle est saluée comme un bien. Ces réductions bénéficient aux plus riches qui vont garder cet argent pour eux. Je vous rappelle les 13 ou 15 milliards de réduction très récents. Comparativement, les réductions de taxes aux manifestants m’échappent. Ces réductions sont présentées comme libérales. Les bénéficiares n’ont pas manifesté.

    La loi et l’état libéral doivent, je vous le concèdent être présents et forts. Mais la liberté d’entreprendre doit être protégée à tous prix dans ce cadre. Un individu face à une entreprise multinationale perd à tous les coups. C’est rentable pour l’entreprise, pas pour l’individu. L’entreprise est la plus puissante. Elle n’en profiterait pas car elle l’individu est libre d’aller voir ailleurs. Si cette liberté est respectée, alors votre système marche.

    Vous admettez qu’aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Sinon, l’article de départ n’aurait pas lieu d’être. Ma liberté est limité par la complexité de n’importe quel outil (voiture, ordinateur, maison) Je ne peux prendre mes décisions que sur des impressions, des images et de l’esbrouffe. Ma raison est court circuitée par cette complexité. Ce sera le plus beau causeur qui me convaincra. La publicité devient le mode d’information possible. Le plus gros budget publicitaire fera donc le plus de convaincus. L’intérêt privé prends le dessus. La puissance prends le dessus. Le bien commun meurt. Les relations de pouvoir deviennent la règle. L’ordre règne.

    Comme à l’époque de Guizot, célèbre pour son mot : "Enrichissez vous". J’ajoute "et tant pis pour la casse."



  • S2ndreal 22 janvier 2008 02:59

    J’aimerais vous signaler, que selon mes souvenirs, la révolution industrielle a eu lieu au XVIII. Elle a provoqué l’émergence des bourgeois non nobles qui voulaient une part du gâteau. Le XIX est l’explosion de l’activité de ces gens.

    Je vous rappelle également que le capitalisme a disparu de tous les discours depuis les années 80. Il a été remplacé dans tous ces discours par le libéralisme. C’était la seule voie possible.

    Je vous rappelle également qu’un discours très élaboré a défendu parfaitement les marchés financiers comme étant la panacée à tous les problèmes économiques. C’est le lieu où la transparence est la plus grande (si,si). C’est le lieu ou les forces du marché sont les plus libres (c’était aussi dans le discours). C’est le lieu le plus ouvert où les échanges sont les plus rapides et les plus simples. C’était donc le lieu qui va chercher l’optimum économique dont vous parlez et qui assurerait à tous prospérité et richesse. Par contagion ou effet de richesse, cette prospérité des marchés financiers allait se répandre dans toute la société. Quelques turbulences momentanées allaient secouer la mauvaise graisse et les paresseux. Les marchés étaient également la panacée pour remettre au pas tous les gens qui n’étaient pas libéraux. Il y en avait même qui défendaient le point de vue que les marchés étaient la meilleure source d’informations possible. Les marchés ont été pendant les 30 dernières années le lieu du libéralisme triomphant au point que le capitalisme (le mot) a disparu.

    Je vous rappelle qu’il n’y a plus de spéculateurs. Il n’y a plus que des investisseurs. Je vous rappelle qu’il n’y a plus que des entrepreneurs à la bourse. Ces deux groupes de gens sont en interaction pour le bien de la majorité car comme tout le monde sait, plus vous êtes égoîste, plus vous êtes soucieux du bien être de la société. C’est la fameuse main invisible d’Adam Smith.

    J’admets qu’il s’est opposé à ce que vous nommez le mercantilisme. J’en ai toujours été étonné vu la place que les defenseurs des marchés financiers lui donnaient. J’avais l’impression d’entendre parler d’un prophète.

    J’admets que le libéralisme part d’une bonne intention. Il suppose, à ma connaissance, que tous les individus de la société soient cultivés, raisonnables et soucieux du bien commun. Je vous propose donc de me fournir la manière de trouver ce genre d’individus. Ils m’intéressent.

    Votre article oppose le libéralisme et le capitalisme. Il dit que le premier est bon et le second est mauvais. Je déteste votre argument. Il rend acceptable l’argument selon lequel le communisme et le régime soviétique sont en opposition. Le communisme n’a jamais été réalisé de l’aveu de toutes mes sources gauchistes. Le libéralisme, selon votre discours, non plus.

    Encore un mot, quelqu’un a réussi à confondre le libéralisme européen avec le libéralisme anglo-saxon et en a conclu qu’il n’y a aucune opposition entre socialisme et libéralisme. Pour le libéralisme européen, il faut regarder le parti républicain étatsunien si l’on veut trouver un pendant. Le libéralisme étatsunien est à la gauche du parti démocrate de ce pays. Si un correspondant existe en France, j’irais le chercher au Modem, voire un peu plus à gauche, pas au parti socialiste.

    Vous avez une culture économique. Vous avez aussi l’idée que votre culture est la seule possible. Vous croyez également que votre libéralisme est le seul possible, le seul existant. Vous résumez deux siècles de réflexion et de pensée libérale (européenne) en quelques mots. Vous citez correctement ce résultat des marchés parfaits selon lequel il arrivera toujours à un équilibre et donc à un effacement des bénéfices. Vous faites, à ma connaissance, référence à un travail génial de Arrow et Debreu. Le hic est qu’un certain John Nash a trouvé des milliers de points d’équilibre dans ce modèle de marché parfait. Ensuite, votre optimum, vu sous cet angle, est d’abord un terme mathématique. Il est ensuite confondu avec une situation sociale. Le passage m’a toujours paru osé.

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