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S2ndreal

Je suis un homme. Je suis croyant. Je crois que la réalité existe, qu’elle est connaissable, qu’elle est indépendante de moi. Je crois que chaque individu se crée une vision personnelle de la réalité. Cela fonde son individualité. Il en devient radicalement différent de moi. Je crois que je peux rejoindre chaque individu sur sa vision de la réalité. Si jamais, il accepte l’altérité de cette dernière, je crois que nous pourrons nous entendre. Cette altérité permet d’accepter de sortir de ma vision du réel pour examiner celle de mon interlocuteur. C’est difficile. C’est effrayant. C’est rencontrer la vie au sens le plus fort du terme.

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  • S2ndreal 1er octobre 2008 12:25

    La géométrie non-commutative n’entre pas dans mon porte-monnaie. La couverture du risque lié au futur y entre par le chômage, les baisses de salaires, la précarité. C’est un moteur puissant pour s’y intéresser.

    Quand je lis des avis très autorisés, de personnes très bien formées, d’autorités très haut placées, donnant des avis très faux. J’ai le souvenir des ministres de l’économie suisse et française assurant que le pays est parfaitement armée pour faire face à la crise et que le pays s’en sort mieux que ses voisins. L’un d’eux ment. Je me souviens d’un "chief analyst" d’une banque déclarant que la finance mondiale n’a aucun effet sur l’économie réelle. Je me dis que cela ne va pas. Etant un être humain et me considérant menacé et menti, je me sens très motivé pour m’intéresser à cette histoire.

    Quand je lis depuis un an que la crise est passagère et que tout va se calmer très vite sans la moindre casse. Quand je lis que des découvertes se font a tout moment, montrant des comportements de plus en plus ahurissants dont le simple bon sens aurait suffit pour les arrêter. L’article de Mr Bwele en montre un. J’ai encore un motif pour m’intéresser à cette histoire.

    Là où j’apprécie encore mieux votre intervention est votre demande implicite de vous faire confiance et de faire confiance à des gens qui ont échoué. Dire à ceux qui n’y connaissent rien de se taire est une façon de nous dire que nous devons vous faire confiance. Cette confiance vous a été accordée. Elle a donné la crise actuelle. Vous avez trahi ma confiance puisque vous êtes quelqu’un de formé et compétent dans ce domaine selon vos dires. Après tout cela vous me dites de me taire.

    Qui êtes vous ? Vous me prenez pour de la merde. Vous me méprisez d’une façon absolument abjecte. Vous protégez des gens et des comportements qui ont grandement fauté. Quand je fais une faute, je m’en prends plein la gueule. Ceux que vous protégez et le système que vous protégez ne devrait rien subir, continuer comme avant. Est-ce que vous voulez éliminer tout contrôle de ces gens par la population ? La notion de justice ou celle, plus récente, d’équité se vide sérieusement de tout sens chez vous. La notion de démocratie prend un sale coup face à des gens comme vous.

    Qui êtes vous ? Vous m’avez choqué avec votre déclaration que la femme de ménage qui passe la serpillère ne travaille pas. Pour vous, elle peut être remplacée par un robot. Pour vous un être humain n’existe pas lorsqu’il ne fournit pas un travail dont vous pouvez profiter. Vous intégrez parfaitement la logique décrite par l’article du Figaro cité par Mr Bwele. Pour vous la notion de valeur des êtres humains est totalement liée à votre intérêt personnel et rien d’autre.

    Pour vous l’humanisme est mort.




  • S2ndreal 24 septembre 2008 18:01

    Monsieur Dugué,

    Je résume votre texte ainsi.

    Une crise générale est en cours. Elle met en cause l’hypothèse ultra libérale de la capacité du marché à se réguler par lui-même. Elle met à bas l’idole nommée marché. Elle abat l’idée que le marché induit forcément la démocratie.

    La démocratie est alors le résultat d’un choix. Pour le faire, il faut une bonne information et du courage. Vouloir l’imposer la discrédite. L’utiliser pour asseoir son pouvoir la discrédite. Un pays démocratique qui utilise l’armée, montre sa corruption, ment, manipule, emprisonne arbitrairement et tue aveuglément discrédite la démocratie. Ce discrédit est patent en Thaïlande et en Russie.

    Les républicains des USA illustrent tous ces défauts. Ils peuvent revenir au pouvoir.

    J’ajoute ceci.

    Vous faites référence à l’idée que la démocratie et le marché vont ensemble. Si l’un arrive, l’autre suit inévitablement. Vos exemples, tous pris dans l’actualité, disent le contraire. Je pourrais en ajouter d’autres. L’idée de l’un implique l’autre est morte.

    Vous faites également référence à l’idée que le marché peut se réguler par lui-même. Tous les termes de la crise (subprimes, levier, CDS, dettes privées et publiques, flambée des matières premières) contredisent cette affirmation. J’ajoute que la défense du libéralisme en disant que la FED ou un autre truc étatique a causé cette crise va dans le même sens que vos exemples. Ces gens admettent implicitement que le marché se manipule, se change, se modifie facilement par une organisation hors de leur champ de vision. Ces gens admettent aussi implicitement que les acteurs du marché ne sont pas des gens responsables. Aveuglés par leurs profits immédiats, ils sont rigoureusement sans défenses contre ces interventions hors de leur champ de vision. L’idée de l’auto-régulation est donc morte. Même les défenseurs du marché l’admettent implicitement. J’ai toute confiance en eux pour le nier de toutes leurs forces.

    J’ajoute encore que le marché ne va pas du tout avec la démocratie. Il ramène toutes les relations humaines à des échanges financiers. Tout ce qui en sort cesse littéralement d’exister.

    Ce qui pose le problème de l’information dans une société de marché. Chaque individu est isolé et limité. Les informations qu’il reçoit sont des publicités ou des communiqués de presse. Cette communication est orientée. Chaque individu doit prendre tous les jours des centaines de décisions dans une telle société. Ses décisions sont à la merci de cette communication. Il va donc s’aligner sur celle-ci et agir selon les intérêts de l’émetteur pas selon les siens.

    Chaque individu a une histoire qui limite ses options pour l’avenir. Ce genre de limites n’est pas du tout pris en considération par une société de marché. S’il a fait des choix qui ne conviennent pas à la société, il est ostracisé, exclu et méprisé. Il ne peut plus exister. Cette non existence protège les défenseurs du marché de tout doute.

    La peur, la méfiance, l’isolement, la violence deviennent dans ce cadre des réactions naturelles, obligatoires. Nous nous retrouvons ici dans le phénomène du Léviathan de Hobbes. Nous avons la guerre du tous contre tous. Nous avons ces tensions se traduisant par le Patriot Act, l’armée dans les rues en Italie, la peur du terrorisme, l’accoutumance à la drogue, le retour des extrémismes. Plus prosaïquement, vous avez des réactions de mépris extrêmement violentes contre vous.

    Vous avez raison. Il y a de quoi avoir peur. Nous allons vers une catastrophe qu’il faudra traverser.

    Je vous rejoins sur l’idée de rejeter la planification à outrance et le laisser faire à outrance. Les deux options sont nuisibles.

    Une régulation du marché par le politique a de très gros avantages. Elle assume une réalité. Elle implique un minimum de contrôle démocratique. Elle retient des irresponsables par avidité d’aller trop loin. Elle donne un minimum de sécurité à la population face à ces mêmes gens. Elle assure une redistribution des bénéfices dans la population et donc une base pour monter et faire vivre de petites entreprises du genre construction.
    Cette régulation a aussi de gros inconvénients. Elle ne sera jamais admise en l’état par les défenseurs du libéralisme ou par ceux qui défendent le dirigisme total. Il faudra sans cesse réévaluer ses règles à cause de l’évolution de la société. Elle sera à la merci des démagogues qui ont tout le marketing pour agir efficacement. Elle sera à la merci des entreprises les plus puissantes qui feront du lobbying auprès des gouvernants.

    Mais nous avons essayé le dirigisme et le libéralisme. Les deux ont échoué. Je propose donc d’essayer la voie du milieu.

     


  • S2ndreal 23 septembre 2008 01:11

    J’ai l’impression de lire un communiqué de presse gouvernemental en lisant cet article.



  • S2ndreal 22 septembre 2008 21:29

    @ domino30
    Votre réaction est grotesque.

    Vous êtes dans les caricatures, les vieilles caricatures, les comiques, l’"excellente" analyse, les petits, les vantards quand il s’agit des opposants au libéralisme. Vous êtes dans les indicateurs objectifs, les taux de fiscalité, la dépense publique, la part du revenu social dans la moyenne des revenus quand il faut décrire une politique ou encore dans les tranches de valeur des indicateurs pour segmenter ultra-libéral, libéral,....

    Vos questions partent de votre vision du monde, que vous posez objective, rationnelle et rigoureuse. Tout ce qui en sort est jugé ridicule, comique, vieux, caricatural. Vous exigez à la fin de votre réaction l’utilisation de votre point de vue sur la réalité. Vous condamnez toute alternative dans l’approche de ces problèmes. Vous jugez implicitement tous ceux qui trouvent que la crise actuelle est dramatique et traduit votre faillite et les condamnez, nous condamnez à l’insignifiance et au ridicule.

    Le grotesque est ici dans le mépris total dont vous faites preuve à l’égard des gens qui veulent comprendre, qui essaient, qui approchent la réalité en dehors de vos oeillères idéologiques. Le grotesque est dans la foi absolue, aveugle dont vous faites preuve dans le système économique actuel et en cours d’explosion. Le grotesque est dans votre vision totalement manichéenne du monde où vous vous placez dans les bons et moi dans les méchants.

    Nous allons payer pour ce qui vous apparaît naturel, bon et juste. Nous avons déjà payé très cher en précarisation, pauvreté, chomage, baisses de salaire, peur du lendemain, perte de pouvoir d’achat. Nous payons avec des prestations sociales au rabais. Nous payons avec la certitude d’être pris pour un idiot par tout ce qui a du pouvoir. On nous demande en plus de payer les pots cassés sur notre dos. Vous nous interdisez d’avoir une opinion en nous condamnant au ridicule. Vous nous interdisez de trouver cela cruel et injuste. Vous interdisez l’expression de la colère.

    Vous me faites pensez à la reine Marie-Antoinette qui disait que puisque les gens n’ont plus de pain alors ils peuvent manger de la brioche. C’est grotesque.



  • S2ndreal 12 septembre 2008 13:45

    J’aime bien votre point de vue. Vous observez que la vérité, la réalité et les intentions réelles des acteurs sont fort négligées. Vu le peu de cas accordé à la vérité, je pense avec vous que nous sommes dans une situation précédant une guerre.

    Sarah Palin a déjà accepté cette idée. Entrer en guerre avec la Russie ne lui fait pas peur. Elle sera à l’abri. J’ai aussi pu lire des présentations de "faits" transformant la Russie en monstre. Saakashvili s’en sort très bien. Il a réussi à faire oublier qu’il est l’agresseur. Cela doit rendre furieux les Russes. Ils se sentaient déjà humiliés et trahis par l’Occident. Maintenant, les mensonges pleuvent sur leur tête. Ils ne peuvent logiquement que détester cela.

    La période Eltsine, à qui l’Occident a accordé tout le soutien possible, a vu un tel hold up, tellement malhonnête et tellement évident, que le mot démocrate est devenu synonyme de voleur. Cette escroquerie s’est faite aux bénéfices de ceux que nous nommons oligarques. Le FMI a du lâcher un gros paquet de milliards pour éponger les dégâts de cette opération. Les oligarques sont devenus par un mystérieux tour de passe passe des parangons de la démocratie et de la vertu en Occident, pas en Russie. Putin a remis de l’ordre dans cette maison, a réaffirmé l’existence d’un état central. La mafia est devenue un peu moins visible. Notre réaction officielle peut se résumer par un "Hou, le vilain". Les Russes n’ont aucune estime pour des valeurs vantant le vol, la pauvreté de la population, le désespoir.

    J’ajoute encore que la Russie peut exploser. Elle s’est construite comme un état central conquérant ses voisins. Ce n’est pas angélique. Elle a subi un traumatisme lorsque l’Ukraine, la Biélorusse, les Etats Baltes, la Georgie et quelques autres pays se sont séparés d’elle. C’est en conradiction avec toute son histoire. En accord avec son histoire, c’est affronter l’un de ses voisins qui lui cherche des misères. Dans cette optique, son action en Georgie lui est naturelle. Elle la renforce. Elle signale à ses propres nationalités qu’elle est assez forte pour s’affirmer dehors. Donc il est inutile d’essayer depuis l’intérieur. Je vois un sentiment de menace vis-à-vis de la Russie sur ce point.

    La Russie a subi une trahison lorsqu’elle a eu la promesse que l’OTAN ne s’étendrait pas à l’est. Saakashvilii veut entrer à l’OTAN. Les Etats-Unis soutiennent cette idée. L’Ukraine est soutenue pars ce même pays pour entrer dans l’OTAN. La Russie a des raisons de se méfier des Occidentaux. Ils ne tiennent pas parole.

    Pourtant ils gardent langue avec l’Europe, écoutent l’Occident. Vous le faites très bien remarquer. Ils ont besoin de nous.

    Dans cette optique, les Russes ont de bonnes raisons de se méfier de nous. Ils savent aussi qu’ils ont besoin de nous. Mais cela n’ira pas jusqu’à accepter toute l’arrogance et le mépris dont nous faisons aujourd’hui preuve à leur égard. Il serait bon pour tout le monde d’arrêter les conneries et de traiter ce pays comme étant une nation de gens intelligents, compétents, cultivés et qui ont au moins autant de valeur que les va-t-en guerre comme Palin.

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