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S2ndreal

Je suis un homme. Je suis croyant. Je crois que la réalité existe, qu’elle est connaissable, qu’elle est indépendante de moi. Je crois que chaque individu se crée une vision personnelle de la réalité. Cela fonde son individualité. Il en devient radicalement différent de moi. Je crois que je peux rejoindre chaque individu sur sa vision de la réalité. Si jamais, il accepte l’altérité de cette dernière, je crois que nous pourrons nous entendre. Cette altérité permet d’accepter de sortir de ma vision du réel pour examiner celle de mon interlocuteur. C’est difficile. C’est effrayant. C’est rencontrer la vie au sens le plus fort du terme.

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  • S2ndreal 8 octobre 2008 19:22

    Mr Xa,

    Merci pour vos explications.

    J’avais raté la limitation des subprimes aux crédits immobiliers. Cela me semblait être seulement un prêt risqué.



  • S2ndreal 7 octobre 2008 13:05

    Zen,

    J’ai lu le billet de Mr Maris. Je l’aime beaucoup. Il contient trois idées de très grande valeur. La première est que les traders et autres boursicoteurs sont une foule, i.e. ils suivent la psychologie des foules. C’est terriblement juste. La seconde est le retour du principe de réalité chez ces gens. La troisième est qu’ils se découvrent vulnérables.

    Ce troisième terme me semble fantastique. Il me rappelle le 11 septembre 2001. Il me rappelle la terreur éprouvée par ces même gens. Ils avaient peur car ils se découvraient vulnérables. Cela leur est intolérable. Je crois que les défenseurs de ce système en effondrement se découvrent cette même vulnérabilité. C’est Mme Parisot qui se met subitement à parler de solidarité.

    Il y a peut-être quelque chose de bon dans tout cela.



  • S2ndreal 7 octobre 2008 12:56

    C’est curieux. J’aurais juré que la catastrophe actuelle est financière, qu’elle touche ce sommet du libéralisme représenté par les marchés financiers. J’aurais juré que les parangons du libéralisme que sont les banquiers, les traders et autre affiliés en sont à se méfier les uns des autres. J’aurais juré que de la dérégulation avait permi les emprunts à risque, les dépots hors bilan, les prêts à effet de levier, les LBO, les CDS. J’aurais juré que tous ces produits dérivés auraient "créé de l’argent" par "effet de richesse". Mais vu que tout cela est en crise, tout cela ne peut être qu’un résultat de l’étatisme et rien d’autre.

    Pourtant, j’ai le souvenir de libéraux hurlant contre les sauvetages car ils font naitre l’aléa moral. J’ai le souvenir de gens se vantant de déréguler, libéraliser, libérer les énergies. J’ai le souvenir de gens interdisant fièrement toute intervention de l’état dans les affaires. En fait, c’étaient des étatistes, des crypto-étatistes.

    J’aurais également juré avoir lu des déclarations selon lesquelles la crise de subprimes ne concerne que 435 millions de dollars, que la crise est terminée, que les banques ont apuré leurs comptes. Ces gens aussi sont des étatistes.

    L’étatisme. Voilà la bête, voilà l’Infâme comme disait Voltaire.



  • S2ndreal 1er octobre 2008 23:34

    J’ai cru comprendre qu’un LBO laisse une dette ou une créance à une entreprise et que cette dette est ensuite titrisée (cf Forrest Ent un peu plus haut). J’ai cru comprendre qu’un subprime est un mélange de dettes présentant un risque de défaut de paiement variable. J’imagine donc qu’il est possible de faire rentrer la dette laissée à une entreprise par un LBO dans un subprime.

    La banque gagne sur l’opération LBO, sur la dette prise par l’entreprise pour payer le LBO et sur les titres tirés sur cette dette qu’elle peut revendre. Elle gagne encore sur le hedge fund qui met son argent gagné chez elle. Je commence à avoir une idée de pourquoi les LBO ont connu une croissance exponentielle. J’ai aussi une idée sur l’origine de la légèreté de l’angoisse face à la dette des entreprises. Je vois aussi pourquoi les entreprises sont poussées à augmenter leurs bénéfices au maximum. J’admets ici n’être ni économiste, ni prix Nobel, ni amateur. J’admets que ce que j’ai écrit ici n’est qu’une image de la réalité avec beaucoup de défauts. Je choisis de la garder car elle met ensemble beaucoup d’éléments épars et motive la course à l’argent de ces dernières décennies.

    Pour répondre à votre question ou défi Mr Lyon, je vois un lien entre les LBO et les subprimes. Par conséquent, je vous concède ne pas comprendre l’absence de lien entre les subprimes et les LBO. Si vous vouliez bien, mon ami, m’expliquer cette absence de lien, j’apprécierais. Vous avez raison. L’Economie Financière c’est dur.



  • S2ndreal 1er octobre 2008 15:48

    Très bon commentaire. Souffrez que je vous "plusse" et vous le dise. Vous rappelez qu’il existe une version sensée et intelligente de la bourse et des produits dérivés.

    La bourse devrait servir à fournir à ceux qui ont de l’argent le moyen de le faire fructifier dans de nouvelles entreprises et idées de gens n’en n’ayant pas. Si cette idée est vérifiée, c’est une activité vraiment accessoire de la bourse au vu des comparaisons entre l’activité des bourses et l’activité économique dite réelle. Celle-ci n’est vraiment qu’un à côté de la finance.

    Vous mettez également en avant un critère tout à fait valable de séparation entre la folie et la raison. Si le paysan voit son revenu "lissé" par un produit dérivié, ce dernier rend un service. Le critère de raison est le paysan. Spéculer sur ce produit fait sortir le paysan du circuit. Le produit devient folie.

    Je pense que les bulles et les crises financières commencent à ce moment. C’est un avis personnel qui n’engage que moi.

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