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Salade75

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  • Salade75 5 décembre 2019 10:33

    Bonjour P@py,

    Je trouve que l’argument « la famille est choquée » est le plus inapproprié qui soit pour qualifier un dessin satirique.

    D’abord parce que dans ce cas précis, les familles des soldats morts ne sont pas directement visées, c’est l’institution de l’armée qui l’est. D’ailleurs, le général l’a bien compris, lui, qui après les larmes de circonstances sur un paragraphe, s’attache bien sur 3 autres à donner du sens à son institution en contrant sur le fond les dessins.

    Ensuite parce que le principe d’une caricature, comme de toute satire, est de prendre « aux tripes » pour faire fonctionner le cerveau. Mais avec cet argument, vous en restez aux tripes. Si l’on n’est pas capable de comprendre les satires, ou si on n’aime pas ce mode de raisonnement, il suffit de ne pas les lire pour vivre heureux.

    Mais surtout parce que cet argument est exactement le même que celui donné par les djihadistes pour justifier l’attaque de Charlie. L’incapacité de passer des tripes au cerveau conduit à vouloir imposer la « bonne pensée » aux autres, même contre leur gré, du moment que c’est pour leur bien.



  • Salade75 4 décembre 2019 09:52

    Bonjour @Le421,

    "ils sont au contraire une richesse qui vient de l’investissement qu’a fait le pays dans un choix de société fait par nos anciens. Vouloir tout réformer sans réfléchir consiste à insulter le passé...« 

    Les »anciens" ont pris des décisions qui correspondaient aux besoins de leur époque. Mais l’époque a changé, et le discours qui consiste à dire que c’est insulter le passé que de dire que vrai un jour veut dire vrai toujours me parait être similaire à celui des religieux qui nous parlent de leur livre, écrit il y a des siècles, et qui devrait être aujourd’hui respecté à la lettre.
    Est-ce qu’on insulte les anciens quand on fait faire les glaçons par son congélateur alors que les anciens allaient scier la glace dans les lacs en hiver puis la stockaient dans des glacières ?
    La bête humaine, c’est fini. Aujourd’hui les cheminots, tractionnaires compris, ont la plus longue espérance de vie à 60 ans de France après les employés de la banque de France et ceux du CRPCEN. (Source : COR).

    Aujourd’hui, l’immense majorité des travailleurs exercent des métiers différents dans leur vie. On ne peut plus être conducteur à 55 ans ? Pourquoi ne pourrait on pas continuer avec un autre type d’emploi comme tout le monde ?... Ou pourquoi ne pas se battre pour que tout le monde s’arrête à 55 ans :) ?

    Le problème sur ce sujet est qu’on regarde tous le doigt, mais personne ne montre la lune.
    Tout a changé par rapport à 1945, et particulièrement 2 choses :
    comme vous le rappelez, les « anciens » avaient un projet de société qui a été + ou moins accompli par les 30 glorieuses : mais aujourd’hui, il n’y a plus de projet. La société éclate, tout le monde le sent, mais personne ne sait où elle va. Elle ressemble à un canard sans tête dans une basse-cour. Le bien être de l’humanité n’est clairement pas un objectif de la société : ce serait bien d’essayer de le réintroduire.
    le partage de la richesse produite a considérablement évolué au profit du capital et au détriment du travail, qui lui-même est en régression (taux de chômage). Il faut repenser cette répartition dans le cadre du projet de société, et non pas essayer de maintenir à tout pris un système qui ne tient plus.

    L’enfermement dans des corporatismes anachroniques empêche de réagir et de construire. Et surtout, il divise les peuples quand ils devraient s’unir pour proposer des projets et faire ressortir des hommes capables de les porter.



  • Salade75 3 décembre 2019 18:48

    Bonjour @Le421
    Vous êtes dans les solutions quand je n’en suis qu’au constat.

    Il me semble que déjà si le constat était factualisé, cela aiderait à répondre à 2 questions consécutivement :
    1 Que voulons nous pour nos retraités et combien voulons nous mettre dans le financement des retraites en prenant en compte les évolutions anticipables des populations et des métiers ?
    2 Ou trouver l’argent pour financer ce que nous voulons y mettre ?

    Mais dans l’état actuel, on entend tout et n’importe quoi ; tout le monde se plaint soit de la situation actuelle, soit de la situation fantasmée à venir, mais personne ne produit de dossier factuel qui permettrait de réfléchir sereinement.

    Sachant qu’il y a bien 2 sujets distincts :
    le problème (à démontrer, mais assez intuitif) du financement à revoir à cause de l’évolution (temporaire) de la pyramide des ages, ...
    et le sujet de la pertinence d’avoir 42 systèmes qui créent beaucoup d’injustices (en particulier évidemment les systèmes spéciaux déficitaires plus généreux que le système général et pourtant financés par ceux là même qui ont moins d’avantages ...)



  • Salade75 3 décembre 2019 13:51

    Bonjour,

    Ce qui est fascinant, c’est notre incapacité à faire un lien entre les causes et les solutions proposées.

    Il n’y a pas grand chose de plus maitrisable que la démographie en temps de paix. Tous les leviers sont dans les mains des gouvernants. 

    On voit bien que la situation varie. Celle de 1945 était très différente de celle d’aujourd’hui, et probablement de celle de dans 50 ans : démographie, constitution de la population active, age de début de carrière, répartition socio-professionnelle, type d’emplois, part du salaire dans la richesse produite, pénibilité du travail, ... tout a évolué et est paramétrable...

    Mais au lieu de factualiser clairement le problème et son évolution dans le temps pour répondre aujourd’hui au problème d’aujourd’hui, et de préparer les adaptations prévisibles à venir pour quand elles arriveront, on réclame un système magique et universel qui durera aussi longtemps que l’humanité, et qui ne devra être mis en place que dans ... 1 génération (en tout cas pour les fonctionnaires ou assimilés avec régime spéciaux).

    Cela fait pourtant 40 ans que toutes les données du problème sont connues.

    Cette incapacité à nous adapter pragmatiquement, sereinement et rapidement aux problèmes nous détruit.

    S’adapter ou disparaitre : avons nous déjà choisi ?

    Les jours s’annoncent sombres pour les futurs retraités...



  • Salade75 28 novembre 2019 16:03

    Bonjour Victor,

    "...On reconnait la qualité d’une société à la manière dont elle traite ses vieux. Notons qu’on ne trouve pas d’Africains dans les Ehpad...« 

    Au delà du lieu commun (ça marche avec tout : les vieux, les jeunes, les étrangers, les femmes, les handicapés, les homosexuels, ... et même avec les mâles blancs de plus de 50 ans), au moins vous saurez où aller pour vos vieux jours. D’autant que l’ »Afrique« , c’est grand et varié. Plus de 50 états de rêve ! Vous n’aurez que l’embarras du choix.

    Vous pourrez en profiter pour expliquer à tous les prétendants à la migration comme notre pays est pourri et ainsi les dissuader de risquer leur vie sur de frêles esquifs, eux qui, naïfs, pensent qu’ils y vivront mieux, qu’ils pourront envoyer de l’argent à leur famille ou la faire venir, que la sécu les aidera à se soigner et même que leurs enfants seront instruits gratuitement.

    Et, sans famille là-bas, vous pourrez allègrement apprécier comme l’état et les politiciens locaux sont attentifs aux vieux.

     »Qui a peur des vieux ? .... Ben, la république et donc les politiques qui sont censés assurer une vie digne et décente à nos anciens, à ceux à qui ils doivent la société dans laquelle nous vivons tous, plus ou moins bien. « 

    Amusant de reprocher à la »société« de ne pas s’occuper correctement des »vieux" tout en précisant que ce sont eux qui on construit cette société... Il semble qu’ils ont eu piscine / frite / foot (au choix) sur ce sujet pendant 50 ans au moins les vieux d’aujourd’hui.

    En attendant, ralentissez l’écoute de Guillaume Meurice (sauf quand il part visiter le salon de la lingerie : là c’est vraiment amusant). La modération s’impose, ça vous énerve et vous risqueriez de devenir extrêmement conformiste.

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