@Mélusine ou la Robe de Saphir. « Mais je ne vous ai rien demandé moi. » Toute être humain incarné peut en dire autant. Vous avez choisi de naître, vous ????
« Juristes pour l’enfance considère que c’est le recours au tiers donneur en soi qui est source de toutes ces difficultés. La levée de l’anonymat ne résoudra pas tous les problèmes :
Le recours à des donneurs prive délibérément l’enfant de son géniteur ou sa génitrice, pour le rendre disponible pour réaliser le désir d’autrui.
La levée de l’anonymat ne change rien au fait de l’éclatement de la paternité ou de la maternité entre le parent biologique et le parent légal, et les difficultés de construction identitaire en découlant pour l’enfant ainsi conçu. »
En matière de PMA, il conviendrait de distinguer ici entre le don de sperme et d’ovules, car si la technologie du don d’ovules est nouvelle, celle du « don » de sperme m’apparaît aussi vieille que l’humanité et bien antérieure au patriarcat : voyez Jésus-Christ, dont le géniteur est clairement distinct du père, au moins d’après ce qu’en rapportent les textes !
Car pour ce qui est de la notion même de « paternité biologique » elle relève, comme je l’ai déjà noté ailleurs, d’un pur non-sens : si destiné dès l’aube du néolithique à garantir et affermir par toutes règles et institutions un système de transmission patrilinéaire, le feu patriarcat naît de l’établissement du lien entre relation sexuelle et procréation, au contraire de l’indéniable filiation biologique matrilinéaire (maintenant requestionnée par la technologie du don et du transfert d’ovules), il ne peut déterminer l’évidence biologique du géniteur et y substitue en conséquence l’évidence légale et juridique de la paternité.
Si dans le meilleur - ou le pire - des cas géniteur et père se confondent en une seule et même personne, il n’y a pas lieu de confondre les deux : le premier relève des lois de la biologie et de l’hérédité - qui dépendent, comme ne le savent que trop bien nos préposés aux PTT ou autres plombiers, de nombreux « facteurs » -, quand le second est pur sujet de droit !
Annulant toute la logique présidant aux structures et institutions - famille mono-nucléaire comprise - visant à la conforter, l’invention au début des années ’80 du test génétique de parenté biologique et la possibilité d’une détermination scientifique et sans équivoque du géniteur met techniquement et définitivement terme à l’ère patriarcale, dont nous constatons quotidiennement l’effondrement pan après pan : on aime ou on n’aime pas mais nous changeons d’ère, et il va bien falloir s’y faire !
Là où je m’insurge, c’est contre la confusion qui en résulte entre filiation légale et biologique, soit entre père et géniteur, et plus encore contre la levée de l’anonymat de ce dernier !
Bien à vous, en vous présentant mes respectueuses salutations !
@mmbbb « nous baignons dans les « problèmes sociétaux désormais et dans les paradoxes à la Kon dont notre société avancée générent »
Toute la question est de savoir à quelle avant-garde se rattachent Sandrine Rousseau, Clémentine Autain et consorts, sinon celle d’un capitalisme bio-tech transhumaniste et des juteux marchés et bénéfices qu’ouvrent tant l’utopie d’une abolition technologique de nos déterminations biologiques et sexuelles que l’industrialisation et la commercialisation de la reproduction humaine ! Bref, il y a des montagnes de fric à se faire, d’autant que dans la novlangue produite par la Pensée Unique, son marketing se veut « €colo », ou de « gauche » ?!?
Je relève aussi qu’une part des prétendues « féministes » les plus hystériques ne revendiquent en fait rien moins que l’abolition de toute référence au sexe biologique pour y substituer une très subjective indifférenciation genrée, ce qui s’oppose en fait frontalement au féminisme « traditionnel » soucieux quant à lui d’une revendication d’égalité en droit des sexes, de leur accès aux études ainsi que de conditions de travail et de rémunérations égales entre sexes, ainsi qu’une prise en compte des problématiques biologiques spécifiques au sexe féminin (cycles menstruels, grossesse et maternité, accès aux protections hygiéniques, violence masculine, ...).
@Philippulus « En quoi la possibilité d’établir sans doute possible la paternité biologique serait-elle la fin du patriarcat ? » Précisément parce que tout le patriarcat s’est construit sur son impossibilité. A partir du moment où l’évolution du génie scientifique et technique permet sans équivoque l’établissement de cette filiation masculine, c’est tout l’édifice laborieusement construit pour y pallier qui n’a plus lieu d’être et — comme nous le constatons quotidiennement — dont la logique s’écroule pan après pan. Nous sommes donc passés dans une nouvelle ère, c’est en tout cas mon analyse.
« Comment un non-né pourrait-il souffrir puisqu’il n’est pas ? » J’avais bien lu ! Ma question portait sur « la souffrance de ne pas connaître son géniteur » ? J’entends bien que dans leur férocité à abattre jusqu’à la dernière pierre et fondation les infâmes institutions et symboles d’un patriarcat qui, comme je l’ai souligné plus haut, est d’ores et déjà révolu, ces temps survalorisent et jusqu’à la plus improbable toute forme de victimologie, mais je me questionnais sur l’ampleur de ce « traumatisme », bien significatif à mon sens des errements de notre belle modernité.
Bien à vous, en vous présentant mes respectueuses salutations !
« Ce sujet peut aller très loin dans l’idée qu’on peut se faire de l’être humain, entre ceux qui insistent plus sur l’apport inné (biologique, naturel) et ceux qui, comme les valeurs républicaines le proclament d’ailleurs, ne se focalisent que sur l’apport acquis (mérite personnel, instruction, culture, liens sociaux, économiques, etc.). Il y aurait beaucoup à disserter sur ce thème hautement philosophique mais ce n’est pas le sujet ici. »
Et quel serait-il donc, si ce n’est précisément l’enjeu d’un tel changement législatif ??? La notion même de « paternité biologique » est en soi un pur non-sens : si destiné dès l’aube du néolithique à garantir et affermir par toutes règles et institutions un système de transmission patrilinéaire, le feu patriarcat naît de l’établissement de la compréhension du lien entre relation sexuelle et procréation, au contraire de l’indéniable filiation biologique matrilinéaire, il ne peut déterminer l’évidence biologique du géniteur et y substitue en conséquence l’évidence légale et juridique de la paternité.
Si dans le meilleur - ou le pire - des cas géniteur et père se confondent en une seule et même personne, il n’y a pas à confondre entre les deux : le premier relève des lois de la biologie et de l’hérédité - qui dépendent comme on ne le sait que trop bien aux PTT de nombreux « facteurs » -, quand le second est pur sujet de droit !
« Il faut reconnaître que la souffrance de ne pas connaître son géniteur est plus grande que la souffrance de ne pas être né pour cause de pénurie de dons. ».
Mais en quoi donc cela constituerait-il une souffrance, quand il s’agissait depuis près de 10.000 ans et jusqu’à l’établissement du test génétique du lot commun et de l’évidence de tout-e un-e chacun-e ???