Informaticien, impliqué depuis 1995 à titre personnel puis professionnel dans le logiciel libre, j’ai la même approche de la société : transparence, dialogue.
On relancera l’éternel débat sur le coût environnemental total de chacun des moyens de production d’électricité. En se limitant à la seule production de CO2, et selon Wikipedia, la pollution CO2 générée par l’ensemble de la filière photovoltaïque culminera, à l’horizon 2020, à un impact CO2 à peine inférieur à 140% des émissions de CO2 de la plus mauvaise des centrales nucléaires actuelles, elle aussi prise sous l’angle de la consommation d’ensemble de la filière. Le solaire est une énergie bien plus renouvelable que les panneaux photovoltaïques, et je pense que la bonne idée devrait être bien plus « la bonne énergie pour le besoin ». Les radiateurs électriques ne devraient être considérés que comme l’appoint de chauffage solaire et/ou géothermique, et les ballons d’eau chaude solaires avec une alimentation électrique réservée au seul appoint sont bien plus pertinents, poussant d’ailleurs dans le sens d’une décroissance de la consommation électrique, que le photovoltaïque qui devrait se réserver à l’embarqué et aux réseaux isolés pour lesquels il excelle.
Les députés européens, en raison de l’absentéïsme chronique de députés d’un certain pays un peu gaulois, sont indemnisés avec une part variable prenant en compte la présence du député à Strasbourg, ça motive forcément
Au-delà de ses positions historiques, Michel Rocard est pour moi l’Homme Politique, le seul qui a pris la peine de s’intéresser en profondeur aux dossiers qu’il a défendu, quand bien même certains d’entre eux fussent d’une très haute technicité. Je retiendrai de lui son action décisive contre les brevets logiciels en Europe, peut-être le plus grand bien pour la profession d’informaticien et toute l’économie numérique et la sécurité de son innovation.
Mais une personne au RMI n’a besoin ni de se mouvoir (et concernant les transports en commun ils sont intégralement pris en charge en île de France), ni de faire garder ses enfants. Travailler occasionne donc aussi des frais, qui manquent à votre équation.
Si l’on pleure sur l’influence de cette décision favorable à B. Tapie, elle a été rendue par des juges, et à l’issue d’un procès. On peut discuter de la teneur des débats et de la qualité de la décision, mais la conséquence est en phase avec la décision prise. De suscroit, intervenir politiquement sur une décision qui se devrait relever du strict judiciaire me parait anti-jeu.
Que dire alors de la décision de M. Chirac de faire porter à la France le chapeau de l’indemnité de M. Pinault dans l’affaire Executive Life, qui en droit s’appelle du recel (transaction d’actif acquis illégalement), affaire dans laquelle les faits ont été reconnus ? Et là on est plutôt vers 600 millions d’euros pour payer collectivement la boulette d’un personnage que le jugement a reconnu coupable... Je la trouve plus amère celle-là !