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sonjaline

retraitée professeur de maths
participation associative depuis toujours
enseignante de brige, arbitre, joueuse
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Derniers commentaires



  • sonjaline 22 janvier 2011 12:49

    oui, cela devrait être évident :

    clandestinité actuelle, avec les dérives que cela comporte (euthanasies pour de raisons économiques : libérer un lit pour un autre malade plus intéressant..., pratiques courantes)

    ou clarification des situations où on peut aider à mourir, donc contrôle plus élaboré, pour éviter les dérives de toute clandestinité...



  • sonjaline 22 janvier 2011 12:47

    certes la loi proposé est restrictive, mais c’est une avancée vers la liberté et la laicité : que chaucn puisse déterminer son choix de fin de vie, une aide, un accompagnement d’une façon ou d’une autre, euthanasie volontaire non exclue.

    s’arranger avec son médecin ? çà s’est toujours fait et se fera encore..

    mais que faire lorsque vous habitez un village où le seul médecin proche est opposé à vos idées ?
    faire des km pour en chercher un autre ?
    ce n’est pas toujours possible

    que faire lorsque vous êtes hospitalisé dans un service où le chef refuse de prendre en compte vos direcitves anticipées ?
    un procès ? oui, mais c’est long, et si votre fin de vie est proche, le procès ne sera pas encore commencé lorsque vous mourrez, sans être respecté...

    la loi ne doit-elle pas clarifier la situation, éclairer les médecins sur le respect dû à leurs « clients », et les citoyens, sur la possibilité d’écrire leurs volontés, et de les voir respectées ?



  • sonjaline 22 janvier 2011 12:40

    non
    l’aide au suicide n’est pas interdite et ne peut pas l’être :
     le suicide n’est pas un crime, donc celui qui aide à ce qui n’est « rien » que la volonté de quelqu’un ne peut pas être coupabel

    ensuite,on a détourné cette possibilité par l’interdiction de l’incitation au suicide, condamnable, par l’assimilation de l’aide au suicide à la non assistance à personne en danger (loi qui nous vient de Pétain), condamnable (15 ans de prison possibles)

    alors l’ambiguité est dommageable :

    entre un suicide provoquée par une dépression, qu’on peut et doit guérir, si c’est possible,
     
    et l’autodélivrance, « suicide » d’une personne en fin de vie, en toute réflexion et conscience, par choix philosophique, quel rapport ??

    doit-on refuser l’aide à celui qui ne veut que savoir quels médicaments se procurer, et qui sera responsable de ses actes ?

    tous les médecins le savent et peuvent se procurer ce qu’il faut
    ils aident leurs proches si besoin, s’ils le veulent
    pourquoi les autres citoyens n’ont pas droit à l’information ? ni à l’aide (à contrôler bien sûr : vérifier l’état de santé)



  • sonjaline 21 janvier 2011 11:18

    non, ces définitions sont fausses en grande partie !!! 

    L’euthanasie consiste à donner la mort à une personne mourante qui la demande clairement. Cette définition n’est cependant pas assez précise puisqu’il y a deux types d’euthanasie : active et passive, et deux modes : direct et indirect.
    L’euthanasie active est le fait qu’un tiers (en principe un médecin) entraîne la mort par un acte concret (injection de liquide létal, par exemple). L’euthanasie passive, au contraire, est lorsqu’on ne fait rien, lorsqu’on s’abstient de soigner.

    NON, ne confondons pas « soigner » et guérir » ! on est obligé de constater dans certains cas qu’on ne peut pas guérir (« cure »), on doit toujours « soigner » (sens du « care »)

    s’abstenir de soigner est une faute grave pour un médecin, un « crime » pour moi ! ne pas pouvoir guérir est fréquent, avec la meilleure volonté du monde

    L’euthanasie active indirecte, c’est par exemple administrer des « traitements palliatifs » pour réduire les souffrances, ce qui peut provoquer la mort sans l’intention de la donner. FFAUX !
    En 2008, la France comptait environ quatre mille places de soins palliatifs (soit 6,4 pour 100 000 habitants) soit 15 à 20% des besoins...
    les « traitements » palliatifs : ces mots n’ont aucun sens ! le palliatif a lieu seul lorsque le curatif devient inutile : donc plus de « traitements » ; par contre les soins (pas traitements) palliatifs sont faits pour diminuer au maximum la souffrance, le mot « souffrance » comprenant « souffrance morale et douleur physique ». ce n’est pas de l’euthanasie, c’est le devoir du médecin de soulager les souffrances !

    Bien sûr, on sait que certains médicaments contre la souffrance peuvent abréger la vie, mais alors ne prenons jamais aucun médicament !!! choisissons de souffrir ! (c’est possible, mais ce n’est pas mon choix, ni celui d’une majorité de citoyens...)

    L’euthanasie passive indirecte, c’est refuser l’acharnement thérapeutique, ce qui peut entraîner la mort. NON, cela n’est pas de l’euthanasie : « l’acharnement thérapeutique » ne fait pas vivre mais « survivre » un corps sans cerveau...avec des machines artificielles : on peut ainsi faire respirer et faire battre le coeur d’un corps « mort » pendant de nombreuses années (plus de 20 ans...)...ce corps sert trop souvent de cobaye pour la Science ...

    dans la loi, il n’est pas question d’ »acharnement thérapeutique » mais d’ « obstination déraisonnable » de la part du médecin : donner des traitements curatifs inutiles : qui ne guériront pas (encore très fréquents) est interdit par la loi depuis 1999 (loi Kouchner)

    Ces deux types d’euthanasie indirecte sont autorisés par la loi Leonetti du 22 avril 2005. ce ne sont pas des euthanasies !!!

    L’euthanasie passive directe, c’est le refus de tous soins, ce qui entraîne une non-assistance de personne en danger et est réprimé en France. NON !! le médecin ne peut pas refuser des soins (il peut refuser des traitements inutiles) ; par contre la personne consciente peut refuser traitements et soins, et elle peut le faire par avance dans ses directives anticipées, pour le cas où elle ne pourrait plus s’exprimer

    L’euthanasie active directe, c’est le fait d’administrer un traitement dans l’intention de donner la mort. Aujourd’hui, c’est considéré comme un meurtre et c’est sur ce point que le texte de la proposition de loi sorti le 18 janvier 2011 veut agir.

    PAS SEULEMENT !
    OUI, car les différents procès pour euthanasies se sont tous terminés récemment par : non lieu, acquittement, condamnation de principe, ce qui signifie que ces euthanasies (à la demande du malade) n’étaient pas des meurtres : cela signifie que ces procès ont été inutiles, quoique donnant de la souffrance aux médecins charitables...
    IL FAUT QUE LA LOI PROTÈGE LES MÉDECINS

    NON, car il s’agit de comprendre que
    LA LOI ACTUELLE DONNE TOUS LES POUVOIRS SUR NOS VIES AUX MÉDECINS (DÉIFIÉS ???), ET QUE CELA DOIT CHANGER !!! :

    LORSQUE NOUS NE POUVONS PLUS NOUS EXPRIMER, LA LOI ACTUELLE demande au médecin de consulter nos directives anticipées (qu’il faut absolument écrire !!!) de consulter notre personne de confiance (qu’il faut absolument désigner par écrit) (priorité sur « la famille », entité mal définie, souvent déchirée entre ses membres, pas toujours respectueuse du mourant...), de réunir son équipe (en milieu hospitalier), et ensuite, SEUL LE MEDECIN DECIDE ! IL EST ANORMAL QUE LE MÉDECIN DÉCIDE DE MA VIE, C’EST À MOI D’EN DÉCIDER,

    donc LES DIRECTIVES ANTICIPÉES que j’ai écrites, renouvelées tous les 3 ans, réitérées par ma réflexion au cours de ma vie, DOIVENT ÊTRE RESPECTÉES ABSOLUMENT !!!

    si j’ai demandé une aide pour mourir lorsque mon état de santé sera déliquescent, insupportable à mon avis, on doit m’entendre et me respecter ! Comme d’ailleurs si j’ai demandé à ce qu’on respecte ma souffrance, ou si j’ai refusé toute aide...

    IL FAUT QUE LA LOI PROTÈGE LES CITOYENS !



  • sonjaline 29 novembre 2009 13:00

     « La demande, que l’on accepterait, d’une personne exprimant sa lassitude de vivre en raison de son âge et de ses problèmes, ne serait elle pas, en fait, la demande d’une société qui n’accepterait pas la vulnérabilité et placerait au dessus de tout l’autonomie ? Ce serait contraire, non pas à une vision religieuse – ou non religieuse –, mais à une certaine idée que nous avons tous de l’homme et de la civilisation. De sa naissance jusqu’à sa mort, l’homme est digne par définition, et sa demande de mort doit lui être refusée, car la société doit supprimer les causes de cette demande, non l’individu qui en est l’auteur »...
    eh bien non, nous n’avons pas tous cette idée, quand ces messieurs, tous catholiques connus, comprendront que d’autres peuvent penser différemment ?
    non, nous n’avons pas cette définition de la dignité qui serait extra-humaine... non, ma dignité n’est pas celle de l’autre, ce n’est pas ce que me renvoie les autres, mais ce que moi, je ressens, et je ne vois pas pourquoi ma pensée serait meilleure ou moins bonne que la pensée traditionnelle...en république laïque, toutes nos pensées doivent être respectées par la loi, aucune idée ne doit s’imposer aux autres... c’est ce que nous voulons, la liberté de penser autrement ...

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