la droite, fidèle à elle-même depuis tous temps, voit rarement plus loin que le bout de son nez, se polarisant pratiquement toujours sur les conséquences, jamais sur les causes...
Il est évident, pour en venir au sujet, qu’il y a nettement plus de SDF qu’autrefois, où l’on ne croisait quelque clochard que dans les grandes villes.
Une nouvelle pauvreté, souvent jeune, a émergée.
Ce n’est là qu’une triste dérive de la société de consommation, de plus en plus effrénée, dans laquelle nous baignons, et du système économique y afférent, le libéralisme poussé qui la régit.
Ce système, s’il tend à un maintien global du niveau de vie d’une classe moyenne, accroit considérablement la richesse des classes favorisées, mais en laissant sur le carreau toute une partie de la société qui, soit par manque de formation, soit par accident de la vie (accident, chômage), se retrouve dans ce que l’on appelle le « quart-monde », avec la déchéance ultime : la rue...
La dite classe moyenne a d’ailleurs conscience de la précarité de sa situation, puisque lors d’un sondage, un très fort pourcentage de la population craignait justement de pouvoir s’y retrouver un jour !
Mais évidemment, la droite étant par essence libérale (surtout l’actuelle), il y a peu de chance qu’elle remette en cause les fondements du système afin d’y apporter plus de justice et de sécurité.
Elle préfère asperger les SDF de boules puantes...