C’est précisément ce que j’essaie de vous dire. Sion existait en tant que cristallisation métaphorique de l’espoir du peuple juif, de manière culturelle. L’idéal Sion, religieux, culturel existe sans Gaza, pour la simple raison qu’il existait sans Israël.
Aujourd’hui il y a identité matérielle. C’est aussi pourquoi il y a plusieurs manières de comprendre le soutien à Israël. L’une d’elle , celle que je comprends, est l’attachement à l’idéal d’espoir Sion, antérieur à plomb durci, à Israël et au projet sioniste. L’un des aspects qui tend à confirmer cette vision est le fait que le chant national israélien soit l’atigva (espoir).
Toutefois, je ne fais que présenter une des nombreuses visions et j’en ai conscience.
En toute hypothèse oui (pour la question de la revendication territoriale, pour le reste, je ne peux sonder le fond de votre âme) dans la mesure où, comme je l’ai expliqué, Sion est d’abord un idéal. Cet idéal est incarné dans un pays qui, "incidemment" se trouve être Israël avec les frontières que l’on connaît. En ce qui me concerne, je ne suis pas idéologiquement rattaché aux frontières d’Israël, loin de là. Ceux qui y sont attachés le sont sur le plan éventuellement religieux, mais plus probablement politique.
Parmi vos affirmations à la saveur indiscutable, celle-ci est la plus surprenante.
Je vous renvoie à la lecture du Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley. C’est un classique, mais cela vous permettra d’appréhender autrement l’idée que vous évoquez.
Je pense que vous avez énormément de présupposés (comme tout le monde me direz vous) mais qui tirent à chaque fois leur fondement de thèses ultra minoritaires.
Je vous invite cordialement à élargir vos connaissances et à discuter avec de vrais juifs (pas en tant que vrai juif/faux juif), des personnes, pour voir comment ca fait.
Ou alors vous pouvez rester prisonnier et conserver cette boule de rage dans le ventre qui vous rongera toute votre vie.