Vous aurez compris qu’une petite partie du propos, notamment le titre et la conclusion, ont pour objectif de choquer (à peu de frais, j’en conviens) mais surtout de libérer la parole.
Il est évident que quand je dis "Israel et la Palestine, je m’en fous" c’est un contrepied à la passion que l’on peut trouver habituellement dans ce genre de thématique.
Quand je dis que je suis juif et français, il est évident que je cherche également à mettre en relief chacun de ces aspects, de les dénouer pour reprovoquer l’association dans le corps du message lui même par le biais des valeurs que j’essaie de mettre à portée du lecteur.
Par la même j’ai essayé également de jouer sur cette idée de double allégeance pour mieux lui tordre le cou par la suite.
Shawford, je vais tenter une courte réponse en espérant ne pas passer à côté de votre question.
Mon message part de l’idée très répandue que les juifs doivent avoir à se positionner sur le conflit au P.O.
Soit par pression interne (la question des "vrais juifs" et des "faux juifs" existe en dehors, mais aussi au sein de la communauté ; j’ai été taxé de mauvais juif de gauche il y a quelques années avant de prendre clairement mes distances).
Soit par pression externe, c’est à dire ou bien au fait que l’on s’attende nécessairement à ce positionnement (ex : Dalamix -> tous les juifs sont sionistes et je hais tous les sionistes (en très gros, mais c’est exactement l’idée). Ou bien par culpabilité présumée (parceque tu es juif, tu dois te déclarer : sioniste ou pas sioniste, lever l’ambiguité pour être accepté).
Je veux donc bien dire : les juifs sont des hommes comme les autres qui n’ont pas à subir ce genre de pression (ni en interne, ni en externe) et c’est pour cette raison que j’appuie sur les deux punchlines " je veux le droit de ne rien en avoir à foutre" et "je n’ai de compte à personne". Cela traduit d’une part ma volonté de liberté de conscience (le droit d’être pro/anti/ou rien à foutre) et surtout mon droit à la tranquillité de conscience (pourquoi devrait-on immédiatement me demander quelle est ma position sur le conflit ? Peut-on me foutre la paix ?).
Bien sûr, j’ai le droit de cacher le fait d’être juif. C’est relativement facile et c’est vrai que ça arrange pas mal (j’ai notemment le souvenir d’une soirée où j’ai fait une blague que j’ai du expliqué par ma judaité sans faire attention que mon interlocuteur venait du fin fond des pays de l’est et avait été élevé dans une congrégation religieuse extrêmiste. Pas la peine de vous raconter comment s’est finie la soirée). Toutefois, j’ai aussi le droit de faire mention de mes origines culturelles qui m’enrichissent et font de moi l’individu unique et libre que je suis, en tant que partie de mon environnement, sans avoir à en subir un contrecoup.
Bon, j’ai quand même une chance sur deux (facile) d’être tombé à côté, mais dans le cas contraire, j’espère que cela aura répondu à votre question.
@Olga : Je n’ai certainement rien dit de tel, l’enfoiré doit se référer à quelqu’un d’autre.
@ l’enfoiré et shawford : je regrette, mais je ne comprends pas très bien la question à laquelle vous souhaiteriez que je réponde. Pouvez vous éventuellement la reformuler ? Certaines références doivent sans doute m’échapper.
Je n’aurais pas fait un tel non sens... surtout que cette "information" me semble devoir être prise plus qu’au conditionnel...
L’enfoiré, Shawford, je ne peux vous répondre avec précision, d’autant plus que je ne comprends pas le sens de votre question (et que je suis encore au bureau...).
Pourriez vous la reposer clairement ? Je me ferai un plaisir d’y répondre si je le peux.