Malheureusement, comme dans tous les débats d’idées qui sont en fait des débats d’émotions, il demeure difficile de rationnaliser les attitudes. (voir plus haut les réactions débiles à mon commentaire)
Lorsque je discute avec des connaissances de travail de la pertinence de la peine capitale, je me vois souvent opposer des arguments comme ceux que vous avez décrits (coûts, dissuasion, etc.), mais également, de manière bien plus importante selon ma perception, un discours violent, haineux, brutal. En effet, je passe pour un défenseur des pédophiles, des assassins et des violeurs en disant avec simplicité qu’une société qui impose des règles d’humanité se doit de ne pas tomber au niveau de la barbarie ou qu’une prison n’est pas un lieu de sévices mais d’enfermement.
Généralement, les opposants à la peine de mort sont plus sereins et plus calmes dans ce genre de débats. Alors que ses partisans sont prompts à accuser voire à suspecter de sympathie pro-criminels. Combien de fois n’entend-on pas « ouais, eh bin si ma fille se fait violer, je crèverai celui qui a fait ça » (ou des choses du genre). Je pense que c’est cette piste qu’il faut suivre pour comprendre les partisans : ce n’est pas de justice qu’ils parlent mais de vengeance. Appliquer la peine de mort et le rendre public dans la presse équivaudrait pour eux à une légitimité de leur sentiment latent de vengeance. Ils ne raisonnent pas en terme rationnels (efficacité, justice, pertinence, risques d’erreurs), ils sentent une haine du criminel et voudraient que l’Etat cautionne cette haine pure en la transposant en peine définitive. L’exécution (et la connaissance de l’existence plus ou moins régulière de celle-ci) est la possibilité pour beaucoup de gens « d’assouvir » une pulsion de mort dirigée vers l’extérieur.
Ca vaut ce que ça vaut et cela nécessiterait un développement de ma part mais je ne voudrais pas faire trop long .
Vengeance n’est pas justice... Vengeance est satisfaction du désir personnel, assouvissement d’une pulsion, immédiate ou ruminée. Vengeance n’est ni réparation ni revanche, elle n’est qu’absence de dépassement, absence de raison. Et c’est en tant que victime que je peux vous en parler.
Pour rappel, la plupart de nos séries télévisées mettent en scène des membres du FBI, de la PJ, de la gendarmerie, etc. Est-ce que ces services passent leur temps à chicaner sur les agissements que l’on prête aux personnages représentés ?
On va poursuivre 20th Century Fox pour avoir passé 10 ans à « faire croire » qu’il existait des complots et des illuminés au FBI ? Grotesque... Quant à poursuivre TF1 pour nous vendre Julie Lescaut et Navarro (au secours...), il y aurait matière tant l’image donnée est débile.
Ennemi d’Etat (avec Will Smith) met en scène un type poursuivi par la NSA. La NSA a porté plainte parce que des personnages de ce film, en faisant partie, espionnent sans autorisation ou tuent des gens ???
Et le nombre de films et romans où on met en scène une armée (russe, américaine, autre) et où l’on prête à ses membres des agissements effroyables, du moment que c’est présenté soit « intelligemment », soit de manière « divertissante »...
Alors, l’Opus Dei, qu’on aime cette engeance ou pas, si on le met en scène au même titre qu’un groupe anonyme (du moment qu’on ne reprend pas UNE PERSONNE bien précise contre son gré ou contre les faits) tel que la police, la croix-rouge ou une armée, je ne vois pas où est le problème.
Est-on bien sûrs que l’objectif prioritaire de Bush Jr est l’intérêt des USA (intérêts réels ou fantasmés, selon sa grille de lecture personnelle) ?
Il est certain qu’entraîner son pays dans une guerre avec l’Iran coûterait à celui-ci un prix démesuré et hors de propos.
Mais... si l’on éclaire la situation à la lumière du business et du copinage, ça devient intéressant :
La famille Bush et une partie de l’entourage de G.W. sont étroitement liés au pétrole et au « complexe militaro-industriel » dont parlait déjà Eisenhower (Carlyle, Halliburton, etc.).
Si G.W. considère sa fonction et ses pouvoirs non pas comme une « fin en soi » (être président pour servir les USA comme on est roi pour servir son pays) mais comme un outil pour servir des intérêts « particuliers » de toutes sortes, alors il n’est pas à exclure qu’il lance « ses » forces dans un conflit ne comportant pas d’intérêt pour son pays mais un certain intérêt pour les marchands d’armes et autres magnats du pétrole...
En quittant son poste en janvier 2009, G.W. aura-t-il a coeur d’avoir laissé une trace indélébile positive dans l’histoire de son pays (ce qui est déjà très hypothéqué me semble-t-il), ou bien sera-t-il remercié au-delà du raisonnable par une clique de financiers et d’industriels à qui il aura fait gagner des milliards de dollars avec quelques guerres ?
Les profits engrangés par de nombreuses sociétés en lien avec la « défense » (doux euphémisme...) dans le contexte de la guerre en Irak sont inimaginables pour nous qui avons des difficultés en fin de mois. Le prix du matériel, des munitions, des véhicules, etc., est colossal. Une guerre, actuellement, n’enrichit plus les Etats, mais elle enrichit considérablement les fabricants d’armes, qui à leur tour peuvent rétribuer les preneurs de décision ayant mené à tant de gabegie de l’argent public à des fins de désolation et de mort.
J’ai beau ne pas être pacifistes, je pense comme beaucoup que l’usage de la force est souvent un échec. Je ne crois pas que la guerre en Iran soit à l’ordre du jour mais je pense que si cette option est envisagée « sérieusement » par les faucons, ce n’est pas du tout dans l’intérêt de leurs concitoyens.
Vous êtes soit terriblement naïf, soit terriblement mal informé sur le sujet dont vous essayez de traiter ici...
Premièrement, les autopompes de projettent QUE DE L’EAU. Point barre. C’est l’action conjuguée de la pression, de la capacité à viser et de la mobilité du véhicule qui en font une arme non léthale utile en cas de maintien de l’ordre. Cette histoire de « liquide chimique qui brûle la peau » est grotesque.
Deuxièmement, en filigrane, l’usage des gaz (fumée blanche) : de même que pour les arroseuses, les gaz sont utilisés dans le but de disperser un attroupement sans faire usage de la contrainte physique « directe ». Je sais que l’aspect « paysage de guerre » de la fumée dramatise cet usage, mais je pense utile de rappeler aux gens qu’il vaut mieux être « victime » d’un nuage lacrymogène que d’une charge de cavalerie : ça fait nettement moins de dégâts.
Troisièmement, il est frappant de constater l’étonnement de l’auteur quant au fait que se trouvaient sur la place à la fois des émeutiers (jets de projectiles sur les forces de l’ordre et envie d’en découdre) et des gens si candides qu’ils se demandaient pourquoi on leur intimait l’ordre de vider les lieux. La police devait-elle, selon lui, se laisser attaquer sans réagir ? Les émeutiers devaient-ils poursuivre leurs exactions pour permettre aux autres de manifester ?
Enfin, sur cette question : « Les forces de l’ordre peuvent-elles employer tous les moyens dont elles disposent dès lors qu’une partie des manifestants commence à lancer des projectiles ? Si la réponse est oui, cela veut dire qu’il suffit à quiconque d’infiltrer une manifestation pour provoquer l’affrontement et la dispersion. »
Vu de Belgique, la réponse est claire : oui. La police, dans le cadre de la préservation des libertés individuelles, de la tranquillité et de la sécurité publique, a le devoir de disperser tout attroupement armé (projectiles) dont le but est de porter le pillage et la dévastation (termes pompeux pour dire « casser des vitrines et voler, brûler des voitures, etc. »). Il me semble que la loi française est sensiblement la même (à vérifier sur le site du Journal officiel ?).
Pour conclure, il existe chez certains manifestants un désir de profiter du nombre pour dépasser le stade de la revendication (effet de masse permettant d’exiger quelque chose) pour en arriver à la confrontation (noyer sa responsabilité dans la masse, diminuer les risques encourus, etc.). Expulser ses frustrations en cherchant des noises à la police est toujours idiot dans un pays libre. Contrairement aux pays totalitaires, où il s’agit là d’un acte de courage, il s’agit ici d’une simple mesquinerie aux conséquences imprévisibles et néfastes. Le record du monde imbattable de voitures brûlées en France est un exemple extrême de ces pratiques « contestataires » néfastes.
En tous les cas, j’ai voté « oui » à l’intérêt de l’article, pour les questions abordées .