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Thierry LEITZ

42 ans, travailleur indépendant épris de liberté, s’intéresse à tout mais n’est fan de personne en particulier. Aime la lecture, l’écriture, le sports, l’économie à visage humain, la nature. Pense qu’il faut savoir critiquer les faits et pensées deshumanisantes, ne pas avaliser l’injustice au prétexte qu’elle abonde.

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  • Thierry LEITZ 2 octobre 2007 23:38

    Bon article et bon commentaires. De quoi faire mentir l’adage antique « si vis pacem parabellum » servi sans répit ni analyse comme justification de l’énorme gâchis d’argent public (donc d’énergies humaines utilisable à toutes fins).

    C’est à vomir.

    Rappelons-nous de la position noble de la France portée avec panache par D. de Villepin au CS de l’ONU en 2003. Merci à lui et à J. Chirac d’avoir eu ce bon sens, en plus en phase avec une majorité de français. C’était le bon temps...

    A l’époque, certains atlantistes fascinés par les USA approuvaient l’exportation de la démocratie par « tous moyens », puis ils se sont un peu calmés. Mais...

    Avec l’exemple navrant donné par N. Sarkozy, ils se sentent repousser des ailes de F117... Sus à l’axe du mal ! Et avec la bénédiction intellectuelle d’André Glucksmann, expert en bêtise.

    Des choix qu’on aura tout le loisir de regretter. Mais plus celui de le dire à moins d’être taxé d’antifrançais, de mauvais patriote, de négatif, de pas constructif, de tireur d’ambulance, et pourquoi pas de sale communiste, etc...

    Allons nous attendre passivement que ne croisse un nationalisme guerrier servant à asséoir des politiques d’aventures violentes au profit de quelques sinistres phallocrates ?

    Personellement, quand je vois l’état du monde, je me dis que les politiques et les militaires sont les vrais ennemis du genre humain. Et je me félicite de ma neutralité la plus ferme.

    Alors, on réfléchit pour 2012, ou pas ?



  • Thierry LEITZ 30 septembre 2007 21:30

    Bon aperçu des pistes de recherche en fusion nucléaire.

    Mais je rejoins le commentaire de Jacques sur le jugement d’opportunité d’investissement qui doit rester « dépassionné ». Autrement dit il faut élargir les sources d’informations sur un projet quelconque de grande ampleur, car c’est aussi notre contribution qui utilisée là, ne l’est pas ailleurs. Les errements économiques subséquents à l’engagement dans des impasses sont un luxe que l’humanité ne peut plus se permettre.

    Or la fusion par confinement magnétique n’est pas une voie nouvelle. La « nouveauté » d’Iter est de vouloir produire un plasma plus ample sur une durée supérieure. Sur le site ITER, l’ambition annoncée est de dégager une énergie de 500 Mw sur une durée de 400 secondes. Ce qui en soit donne une idée de la difficulté physique de stabilisation de plasma. Les températures attendues de 200 millions de degrés dans un volume de 840m3, soit le plus grand tokamak jamais conçu va requérir une énergie électromagnétique de confinement énorme. Le préchauffage des éléments lui aussi très énergivore montre qu’on espère faire avec cette installation beaucoup d’énergie...avec beaucoup d’énergie, et non pas « quelques litre d’eau de mer » ce qui est une caricature grossière qui insulte autant le bon sens que la physique elle-même.

    Les résultats observés dans les tokamaks précédents, en Russie, JET en Angleterre ou Tore Supra à Cadarache, ou au Japon sont objectivement très loin de donner confiance dans l’exploitation civile de la fusion.

    Les résultats attendus d’Iter sont repoussés, avant même la construction de la machine, à 40 ans : 10 ans de construction (sans les retard et autres pépins) 30 ans d’« expérimentation ». De quoi offrir carrière et prestige dans un projet certes passionnant du point de vue théorique mais dont il faut -en raison même de son coût, 10-15 milliards d’€- évaluer les chances de réussites et l’éloignement des conclusions, ce qui est rédibitoire en raison même de l’évolution probable des menaces diverses et concrètes : crise financière et climatiques notamment.

    Même si ITER ouvre la voie de la fusion, ce qui n’est pas prouvé (on se donne 40 ans pour) il en faudra encore autant pour valider une filière électronucléaire de fusion, ce qui fait pas loin d’un siècle...

    Bon mettons que cela marche. A quel coût ? Quel niveau technologique et financier sera requis pour gérer les systèmes en toute sécurité ? Les découvertes d’ITER ne font pas l’objet d’une utilisation contrainte de la part des partenaires du projet (qui possèdent déja la bombe...excepté le Japon). Quid du détournement militaire des travaux ?

    Ca fait beaucoup d’incertitudes pour quelques certitudes : son coût extravagant et son utilité aussi lointaine qu’incertaine. Mais si çà fait rêver le peuple en attendant, c’est déjà çà ! Et puis c’est lui qui paie !



  • Thierry LEITZ 25 septembre 2007 10:33

    Je vous rejoins sur l’essentiel. Faillite non, mais malgestion, OUI, et pas depuis hier.

    Pourquoi ? Citons 4 grandes causes à ce mal :

    1/le refus « viscéral » et « présumé » des impôts et cotisations alors que ce sont de nobles moyens d’équité, de qualité de vie et de lutte contre la corruption.

    2/l’excès de dépenses de « puissance » propre à notre pays, notamment la défense (45 mds€ par an). Qu’on analyse son utilité réelle, son impact économique et stratégique, depuis l’après-guerre.

    3/l’administration pléthorique avec ses redondances et ses privilèges dans la haute fonction publique.

    4/la participation financière aux mégaprojets à vocation scientifique mais dont la contribution au Progrès humain est plus que douteuse. (ex. ITER, l’ISS, le LHC, laser mégajoule,etc...) Cela pendant que la recherche applicable et créative manque constamment de moyens.

    Un Etat modeste, militairement dénucléarisé, vraiment démocratique et bien géré permettrait d’assainir nos finances pour consacrer -enfin- nos forces aux réformes utiles à tous -entrepreneurs, jeunes, salariés et seniors- et de rayonner à l’international par l’action économique au service de l’Homme.

    Un rêve pour l’Europe, nous y inclus, en leaders pacifiques. Un rêve, quoi.



  • Thierry LEITZ 25 septembre 2007 01:32

    Voici un article sensé de Marc Lanval à lire sur le blog « Club des vigilants.com » :

    "En prenant la tête de ce qu’il voulait être une croisade, en proclamant que « ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous », Bush a fait peur au lieu de rassurer. L’image des Etats-Unis dans le monde s’est fortement dégradée. Une majorité des Coréens du Sud en est même arrivée à croire que, pour la sécurité de leur pays, Bush était plus dangereux que l’horrible et grotesque dictateur de la Corée du Nord. Un comble !

    La tournure - hélas prévisible ! - prise par la guerre d’Irak a renforcé la position de l’Iran. Elle a aussi créé un réservoir d’eau trouble dans lequel Al-Qaïda peut pêcher à sa guise. Ses cerveaux (des extrémistes sunnites qui, encore aujourd’hui, détestent les Mollahs) sont si satisfaits du résultat qu’ils aimeraient que Bush réédite son exploit en bombardant l’Iran. Dans cet esprit, l’organisation terroriste préparerait une série d’attentats aux Etats-Unis. Selon un spécialiste israélien, ces attentats seraient perpétrés au cours du quatrième trimestre de cette année. Ils seraient moins sophistiqués que ceux du 11 septembre. Les endroits visés seraient des lieux où le public afflue ; les attaques seraient rustiques mais simultanées. Bush qui, de toute façon a l’Iran dans le collimateur, pourrait être heureux de tomber dans le piège."

    A lire sur ce même blog, l’article « devenirs iraniens » notamment l’étude sociologique mené qui offre un regard plus instruit sur l’Iran, vu depuis le peuple de Téhéran (la capitale et ses 12 millions d’âmes)

    Après tout, un pays 3 fois plus grand que la France et peuplé de 72 millions d’habitants ne peut se résumer aux déclarations d’un politicien en mal de popularité... Mais les raccourcis racistes à l’emporte pièce sont le ferment préalable du soutien à la guerre.

    Ceux qui réfléchissent savent que ce serait une erreur. Mais la paranoïa ne peut se combattre par la raison : elle est donc la meilleure alliée des propagandistes d’hier comme de demain !

    Je ne dirai pas merci à leur déplorable public. Les guerres ont deux responsables : les agressifs et ceux qui les soutiennent. Le sang, les mutilations, les cercueils, les larmes, rien, non rien de cela ne les atteint...



  • Thierry LEITZ 25 septembre 2007 01:06

    Voici un article sensé de Marc Lanval à lire sur le blog « Club des vigilants.com » :

    "En prenant la tête de ce qu’il voulait être une croisade, en proclamant que « ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous », Bush a fait peur au lieu de rassurer. L’image des Etats-Unis dans le monde s’est fortement dégradée. Une majorité des Coréens du Sud en est même arrivée à croire que, pour la sécurité de leur pays, Bush était plus dangereux que l’horrible et grotesque dictateur de la Corée du Nord. Un comble !

    La tournure - hélas prévisible ! - prise par la guerre d’Irak a renforcé la position de l’Iran. Elle a aussi créé un réservoir d’eau trouble dans lequel Al-Qaïda peut pêcher à sa guise. Ses cerveaux (des extrémistes sunnites qui, encore aujourd’hui, détestent les Mollahs) sont si satisfaits du résultat qu’ils aimeraient que Bush réédite son exploit en bombardant l’Iran. Dans cet esprit, l’organisation terroriste préparerait une série d’attentats aux Etats-Unis. Selon un spécialiste israélien, ces attentats seraient perpétrés au cours du quatrième trimestre de cette année. Ils seraient moins sophistiqués que ceux du 11 septembre. Les endroits visés seraient des lieux où le public afflue ; les attaques seraient rustiques mais simultanées. Bush qui, de toute façon a l’Iran dans le collimateur, pourrait être heureux de tomber dans le piège."

    A lire sur ce même blog, l’article « devenirs iraniens » notamment l’étude sociologique mené qui offre un regard plus instruit sur l’Iran, vu depuis le peuple de Téhéran (la capitale et ses 12 millions d’âmes)

    Après tout, un pays 3 fois plus grand que la France et peuplé de 72 millions d’habitants ne peut se résumer aux déclarations d’un politicien en mal de popularité... Mais les raccourcis racistes à l’emporte pièce sont le ferment préalable du soutien à la guerre.

    Ceux qui réfléchissent savent que ce serait une erreur. Mais la paranoïa ne peut se combattre par la raison : elle est donc la meilleure alliée des propagandistes d’hier comme de demain !

    Je ne dirais pas merci à leur déplorable public.

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