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Thomas

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Médecin hospitalier, la quarantaine. Intéressé par la géopolitique, la prévention santé et le développement durable, pionnier de la transparence et de la liberté d’expression, adversaire déclaré des DRM et des systèmes liberticides en général.

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  • Premier article le 02/03/2007
  • Modérateur depuis le 23/08/2007
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Derniers commentaires



  • Thomas Thomas 28 avril 2009 12:38

    Les signataires viennent de toute la France mais tous n’habitent pas à Paris ni ne sont nécessairement disponibles pour aller manifester ce jour là.
    J’espère bien que cette loi aura des conséquences dans les urnes. Il y a bel et bien un capital politique mobilisable : 17 avril 2009 : le jour où le Parti Pirate suédois s’est envolé



  • Thomas Thomas 28 avril 2009 12:30

    > Je ne fais pas davantage l’instruction à décharge de la loi Hadopi que le contraire, Thomas, mais tache au contraire d’aborder la critique de cette loi avec davantage d’impartialité et subtilité que vous ne le faites, notamment en confirmant que vous n’instruisez effectivement qu’à charge.

    Je ne me cache pas d’être hostile à cette loi, notamment parce que je ne lui trouve aucun mérite. J’expose des arguments étayés à l’appui de ma position.

    > Pour le reste et contrairement à ce que vous écrivez, la dématérialisation de la copie n’a pour ainsi dire aucune implication dans le coût des oeuvres cinématographiques ou musicales : cela fait en effet longtemps sinon toujours que l’échange commercial ne se fonde pas sur la valeur matérielle des produits mais sur leur valeur spirituelle autrement, je m’en vais de ce pas acheter la Joconde ou le logiciel le plus cher du Monde !

    La Joconde est un bien matériel, qui plus est unique, donc intrinsèquement précieux. Le logiciel le plus cher du monde est reproductible à l’infini donc aucune valeur matérielle. Il ne vaut que ce que les utilisateurs sont près à en donner (si pas d’acheteur, pas de valeur).

     
    « Ceux qui téléchargent sont justement déjà les mêmes que ceux qui payent pour voir un artiste en représentation », écrivez-vous : et alors ? L’Etat n’a pas à s’immiscer dans ces relations fluctuantes, contractuelles et privées que sont l’achat d’oeuvres artistiques ou autres, ou pareillement, le fait que la vente de disques profiterait davantage aux majors que la vente de spectacles vivants, qui profiterait davantage aux artistes. J’ajoute que l’Etat ne subventionne pas non plus l’achat de denrées alimentaires rares alors que ceux qui les achètent vont davantage au restaurant que les autres !

    Dans le même ordre d’idées, on pourrait souhaiter que l’état ne s’immisce pas dans la relation contractuelle privée entre consommateurs et industriels. Or la loi HADOPI est précisément une intervention étatique. L’état va même subventionner la chasse aux pirates au profit de l’industrie alors que l’état a généralement vocation à défendre le faible face au fort.

    > La loi Hadopi contraindrait même les artistes qui ne le veulent pas à proposer gratuitement leurs oeuvres en ligne parce que, selon vous, ils ne pourront se payer les services de sociétés de surveillance du net et donc, affirmez-vous encore sans craindre de vous contredire totalement puisque vous expliquez par ailleurs que la gratuité sur le net favorise la popularité, cela défavorisera les artistes inconnus et nouveaux ?! Il semble franchement que vous inventeriez n’importe quoi, raconteriez tout et son contraire pour dire du mal de cette loi !

    Pas de paradoxe ni d’incohérence à mon sens. À supposer que vous ayez raison sur le bénéfice de la loi HADOPI pour les artistes, seuls ceux qui ont les moyens de payer la surveillance de leurs œuvres pourront bénéficier de la protection de cette loi. Quant à moi, je maintiens que le piratage est in fine favorable aux artistes.

    Quant à votre chansonnette, vous pointez fort justement que la SACEM vous a rémunéré. Vous avez donc gagné sur la diffusion de votre œuvre et non sur sa vente.



  • Thomas Thomas 28 avril 2009 11:38

    La plupart des réponses à vos questions sont . Contrairement au sens commun, les artistes ne perdent pas grand chose avec le téléchargement... tout simplement parce qu’il ne gagne presque rien de leurs ventes de disques ! L’essentiel de leurs revenus vient des droits de diffusion et du spectacle vivant. Cette loi vise donc bel et bien à protéger les industriels de la culture et non les artistes.

    Quant à savoir pourquoi les artistes sont majoritairement discrets, c’est essentiellement parce ce qu’ils sont tenus au silence par leurs majors.



  • Thomas Thomas 27 avril 2009 22:52

    Mage, vous faites très bien l’instruction à décharge de l’HADOPI, pas la peine que je m’en charge !

    > Internet n’a pas davantage vocation à être en dehors du droit que les autres espaces d’échanges qui fondent la société.

    Évidemment. Pour autant, il est regrettable de faire ainsi l’impasse sur une évolution technologique et économique fondamentale. La dématérialisation permet la copie infinie d’un bien à coût zéro. En réponse à quoi, les majors voudraient recréer artificiellement de la rareté et nier le progrès.

    > les auteurs ont droit à une rémunération et la tendance est de la faire financer par ceux qui téléchargent leurs produits et créations.

    Ceux qui téléchargent sont justement déjà les mêmes que ceux qui payent pour voir un artiste en représentation : Plus on pirate et plus la musique paye pour les artistes. Les poches des fans (et en particulier leur budget loisir) ne sont pas extensibles à l’infini. L’achat de musique et le spectacle vivant sont en concurrence. Lequel profite le plus aux artistes ?

    > La loi Hadopi n’interdit pas à ceux qui le souhaitent de proposer gratuitement leurs oeuvres en ligne

    D’une certaine façon, elle les y oblige même. En effets, seuls les artistes déjà connus ou leurs ayant droits pourront se payer les services de sociétés de surveillance du net. Pour tous les autres, livrés à eux-mêmes et à leurs seuls moyens, HADOPI ne fera rien. En soutenant les artistes connus et en négligeant les nouveaux, cette loi défavorise la nouveauté alors qu’elle prétend favoriser la créativité. Quel paradoxe !



  • Thomas Thomas 27 avril 2009 20:32

    Effectivement, Bayrou, c’est le système. Mais la révolution, est-ce la solution ?

    Effectivement, Bayrou, pour être élu, ne rechigne pas au clientélisme... mais n’est-ce pas là un travers imposé par la démocratie ?

    Effectivement Bayrou est un libéral, mais il se trouve que je crois personnellement au bien fondé du libéralisme... si un jour nous parvenons à établir la transparence des pratiques et à l’encadrer dans des règles fermes (oui il m’arrive aussi de rêver).

    Effectivement, la démographie est la clé des problèmes migratoires et écologiques... mais qui est prêt à l’entendre ? Surtout si on doit parler de démographie du tiers-monde.

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