Entièrement d’accord sur le fond de l’article. La déliquescence de ce pays est indéniable et, à mon modeste avis, irréversible. Les arguments avancés sont tout à fait pertinents.
Je me permettrai simplement deux remarques :
- « intelligence » de l’occupant actuel de l’Elysée. Cette « intelligence » dont on nous rebat les oreilles me paraît singulièrement surfaite et, pour tout dire, une invention des medias à la botte. Qu’on me donne des exemples précis et on pourra en discuter.
- le refus de l’ex-ministre de l’Intérieur d’affronter les conséquences de l’affaire Benalla.
Là encore, je me permets une réserve. J’ai trop approché les milieux politico-économiques dans ma carrière pour pouvoir dire que ces gens-là ne font jamais rien qui ne soit subordonné à leurs seuls intérêts. Je pense que Collomb a quitté le rafiot pour conserver quelques chances de briguer la mairie de Lyon avant d’être trop marqué lrem. En d’autres termes, pour éviter de couler corps et biens avec la barcasse.
Je n’ai rigoureusement plus aucune confiance dans les « élites » et depuis longtemps.
La formule, pleine d’auto-dérision de Clémenceau garde tout son sel :
« En politique, on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables »
@oncle archibald Dans sa chanson éponyme - qui a peut-être inspiré votre pseudo -, Brassens explique pourtant excellemment, comme toujours, que « les cafards, les charlatans et tous les arracheurs de dents.... » peuvent aller se rhabiller. Oncle Archibald ne paiera plus « les violons du bal à leurs fêtes. »
Manifestement, vous avez choisi de ne pas suivre son conseil éclairé et préférez ne pas user du sens critique le plus élémentaire. en refusant de balayer l’horizon du regard. Si je puis me permettre : ce n’est pas seulement le dénommé benalla (sans majuscule, à dessein) qui doit focaliser votre attention mais tous les privilèges scandaleux qui lui ont été accordés par l’Elyséee et qui montrent une dérive plus qu’inquiétante des fondements de la république.
Maintenant, vous pouvez persister à croire « qu’il n’y a pas eu de faute » du mis en cause et que « les policiers étaient débordés » ! Mais je me permets quand même de vous inviter à réfléchir encore un peu avant de l’affirmer.
Vous semblez oublier que, déjà, à Rome, des chars étaient couverts de pubs et circulaient dans la ville avant le début des jeux. On a retrouvé à Pompéï, des « carnets de parieurs » avec appréciations sur les forces et faiblesses de plusieurs gladiateurs ! Aujourd’hui, l’effet est infiniment supérieur, bien sûr, mais, fondamentalement, rien n’a changé et l’homme a besoin de divertissement, sans lequel, « le roi est nu ».
J’en ai plus qu’assez des donneurs de leçons sur le foot, du style « panem et circenses », « opium du peuple » et autres lieux communs.
Pline le jeune abhorrait les jeux du cirque mais, là encore, affichait sa tolérance :
« Montrons donc de l’indulgence pour les plaisirs d’autrui, afin d’en obtenir pour les nôtres » ( Lettre à Genitor.... de mémoire !).
@pallas C’est cela, c’est cela.... L’Allemagne, championne du monde de foot en titre, est une nation « faible économiquement.... » etc.... pour reprendre votre argument.
Les USA, « nation faible économiquement », qui ont déjà organisé la coupe du monde en 1994 bataillent depuis dix ans pour l’obtenir à nouveau et, à leur grande satisfaction, viennent de voir leurs efforts récompensés, en étant désignés comme maîtres d’oeuvre de l’épreuve de 2026, en partenariat avec le Canada et le Mexique.
Je suis toujours stupéfait de lire les commentaires sur le football de gens qui n’y connaissent souvent pas grand chose. Sauf erreur de ma part, Montherlant et Camus, entre autres, ont écrit leur passion sur le sujet. Étaient-ils idiots, illettrés, analphabètes pour autant. ?
En toute matière, il faut savoir raison garder. C’est pareil pour le foot. On regarde le terrain, les joueurs, les tactiques (même si on ne connait pas Clausewitz ni Thucydide !) et on se remémore ce qu’en disent nos amis anglais : « Le jeu est plus grand que ceux qui le font ».
Pline le Jeune se montrait beaucoup plus compréhensif à propos de l’amour des Romains pour les jeux : « Montrons de l’indulgence pour les plaisirs d’autrui, afin d’en obtenir pour les nôtres ».