@Jean Pierre Pas nécessairement d’une façon globale.... Mais il peut effectivement y avoir quelques « aménagements » qui peuvent surprendre .... Je me garderai cependant de leur attribuer un quelconque qualificatif puisque je ne détiens pas d’élément me permettant de le faire. On sait quand même que les voies de la politique sont impénétrables !
Si je puis me permettre une précision : Interpol ne peut arrêter ni, a fortiori, extrader personne. Ce n’est pas une organisation policière au sent classique du terme. Pas d’ agents opérationnels, prêts à enquêter et à intervenir dans leurs zones de compétence respectives. Sauf à la télé ou au cinéma !
Non. s’agit d’une institution dont le but est de tenir une base de données (au demeurant très à jour), d’établir des « notices » sur les malfrats recherchés et d’assurer le lien entre polices.
Pour schématiser, il s’agit d’une structure administrative qui relie les polices de ses états membres. Dans notre jargon, (lorsque j’étais encore en activité !) on l’appelait amicalement « la boîte aux lettres ».
Sans extrapoler sur le rôle de ses dirigeants, je peux affirmer que toutes les demandes que j’ai adressées dans ma carrière à Interpol ont été fructueuses, parce qu’elles m’ont permis de faire appel, par son intermédiaire, au service de police idoine, à l’étranger, que j’aurais eu du mal à trouver tout seul !
Ensuite, sur le rôle de ses dirigeants.... Vaste question !
M. Moreigne a beau jeu de citer Cicéron et d’invoquer la primauté de la toge sur les armes. Il oublie peut-être la 4ème Catilinaire, dans laquelle le grand orateur romain, en toge, choisit l’arbitraire en demandant l’exécution des conjurés sans jugement, en violation, sauf erreur de ma part, des lois Porcia et Sempronia.
Ainsi, à mon modeste avis, à défendre l’indéfendable, M. Moreigne se discrédite. Pour lui : « Silence dans les rangs, que pas une tête ne dépasse ». Senatus consultus ultimum ?
Je ne souscris pas à cette approche et, puisqu’il cite Cicéron, je lui répondrai en paraphrasant Caton qui, à l’issue du plaidoyer pour Muréna prononcé par l’auteur des Philippiques, avait malicieusement lâché : « Nous avons là »- non pas un « consul » - mais un rédacteur facétieux". !