Si Hollande perdait l’élection face à Sarkozy en 2012, c’est Montebourg qui serait élu président en 2017. Or en 2017, la crise économique sera derrière nous et un boulevard s’ouvrira à Montebourg pour faire deux mandats successifs.
Il vaut donc mieux que François Hollande gagnent dès 2012 afin qu’il soit sévèrement battu par un candidat de droite en 2017. Car vous vous imaginez bien que, vu les sacrifices que Hollande va devoir exiger des Français ces 5 prochaines années, celui-ci ne sera pas réélu. Et ainsi, le candidat de droite qui succèdera à Hollande pourra quant à lui espérer faire deux mandats successifs, ce qui éloignera la gauche du pouvoir jusqu’en... 2027 ! (Montebourg aura 65 ans, trop tard pour être président)
Bref, en 2012, croisons les doigts pour que Hollande gagne !!!
Les plans de relance ne fonctionnent pas vous le voyez aussi ben que moi, il n’y a pas un seul pays au monde où ces plans aient fonctionné depuis 2008. Alors peu importe de quelle façon vous entendez les financer. Vous pouvez emprunter sur le marché puis faire défaut sur votre dette ou encore emprunter à une banque centrale qui créera de la monnaie juste pour vous, peu importe, le plan de relance ne sera que d’un effet très limité et surtout éphémère. Pour relancer la croissance il faut absolument changer le rapport entre le coût du capital et celui du travail. Si ce rapport ne change pas, une fois les effets du plan passé, nous retomberons dans la même morosité économique avec peut-être des dettes ou de l’inflation en plus.
Ceci dit, il n’est pas nécessaire d’ajuster nos salaires sur ceux des Chinois pour relancer notre économie. Nous les dominons encore suffisamment par la supériorité technologique de notre industrie pour ne pas avoir à nous battre avec eux pour des emplois à quatre sous. Quand vous achetez un Ipad, même si ce sont des travailleurs chinois qui l’ont construit, ce n’est qu’une part insignifiante de la valeur ajoutée qui finit dans leur poche.
La seule solution efficace pour relancer la croissance est de diminuer le coût du travail. Notre expérience récente nous démontre qu’emprunter (à une banque centrale ou ailleurs) pour financer des plans de relance ne servira à rien si le coût du travail ne diminue pas. Comme nous avons pu le constater ces dernières années, cela fait remonter légèrement et momentanément la croissance mais celle-ci est molle et finit immanquablement par retomber. Une politique de modération salariale est notre seule issue.
J’ai peine à croire que vous soyez réellement naïf au point de penser qu’il nous suffirait d’appliquer la politique économique d’il y a 40 ans pour ressusciter les 30 glorieuses !
Mais réfléchissez donc un peu !!! Si nous avons changé notre façon de faire c’est parce que ça ne marchait plus : les 30 glorieuses se sont terminées le jour où les méthodes que vous préconisez sont restées pour la première fois en 30 ans sans effet sur l’emploi ou la croissance.
Quant à cette histoire de monétisation de la dette, regardez la Grande Bretagne. Ils ont 3 points d’inflation de plus que nous, le croissance est à zéro et comme ils craignent un double clip ils se préparent à un deuxième quantitative easing (le premier n’ayant rien donné) ce qui va encore aggraver l’inflation. Se portent-ils mieux que nous ? NON. Est-ce que les USA se portent mieux que nous ? NON. Est-ce que le Japon se portent mieux que nous ? NON.
Mais à part ça, il y a encore des gens pour croire que la monétisation de la dette est la solution miracle à la crise des dettes souveraines. Comme si les USA n’avaient pas de problème avec leur dette, EUX ! ...
Avez-vous conscience que 10% d’inflation cela revient au même que d’ajouter 10 point de TVA supplémentaires sur toutes les marchandises ce qui revient à faire payer le consommateur pour les déficits de l’état ?
C’est même pire que la TVA, car l’inflation a quant à elle la fâcheuse tendance à s’auto-alimenter et progresser toute seule hors de tout contrôle comme pour nous contraindre à payer une sorte d’intérêt sur la dette de nous monétisons. Alors quitte à faire payer le consommateur, il vaudrait peut-être encore mieux augmenter la TVA , car elle au moins ne va pas
ensuite
s’emballer comme un cheval fou.