• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Tzecoatl

Tzecoatl

Eduqué à étudier et travailler, j'ai été organiste, salarié agricole, commercial, informaticien, musicien auteur, monétariste, prof de maths, et jardinier agro-écologue, nutritionniste et physicien à l'occasion.
Je n'ai pas de prévalence pour la politique, sanction de la rareté. Il s'agit d'un abus et fructus de classe pathologique mais nécessaire pour la raison publique. Fournir l'abondance est plus subtil et passionant.
 
Concernant mon pseudo à consonance aztèque, mais de sonorité bretonne, il exprime ma curiosité  : Tu sais quoi ? T'es libre.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 02/08/2006
  • Modérateur depuis le 12/09/2008
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 20 4021 578
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 500 446 54
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Tzecoatl Tzecoatl 17 décembre 2008 20:14

    "Le vrai souci n’est il pas avant tout ce pouvoir de création monétaire confié à des organismes privés ? Couplé à la possibilité de titriser, on est en plein dans l’absurde. Maurice Allais a depuis longtemps point cette question, qui commence à avoir un certain retentissement."

    "J’aurais plutôt tendance à interdire aux banques de créer ex nihilo de la monnaie. L’Etat injecterait de la monnaie dans l’économie en se faisant prêter de l’argent par la banque centrale et en payant les fonctionnaires et les entreprises responsables de marchés publics. "

    Cela reste un transfert de la création ex-nihilo du privé au public. Au final, on risque d’écoper d’un système public hypertrophié et privilégié. Et c’est sans compter sur l’avantage de la monnaie créée par le privé, à savoir l’allocation dynamique de ressources, au lieu de la mine d’or virtuelle que représenterait l’état.

    Si l’on arrive à canaliser les excès entourant les émissions d’emprunts (titrisation, spéculation), on peut imaginer conserver notre système monétaire actuel, en le complétant par une dotation aux états européens de la somme des intérêts des emprunts émis par le secteur privé qui non pas été monétisés (donc 126000 milliards de dettes - 9000 milliards de monnaie = 3600 milliards pour les dettes publiques des 15 de l’eurozone).

    Mais dans votre proposition comme dans la mienne, l’économie tournerait trop rondement pour ne pas voir rapidement un baril de pétrole à 300 $. Voilà pourquoi il faudrait sans doute assortir nos systèmes monétaires à somme nulle (point commun entre le votre et moi) de limitation de création monétaire en fonction de l’inflation.



    "Emprunter pour alimenter un schema de Ponzi (bourse, marchés financiers) devrait simplement être interdit, car la promesse initiale des schemas pyramidaux finit toujours en débacle (d’autant plus qu’en finance, si la liberté est individuelle, la responsabilité est le plus souvent colllective, 500 000 banquiers américains font les cons, 6.5 milliards d’humaines en patissent). Et les erreurs passées (erreurs d’analyses économiques, crises) se doivent d’être prises en compte dans les législations, en opposition au laissez-fairisme libéral. "

    "Sincèrement, je crois qu’on ne peut pas vraiment réguler le fait que l’argent soit investi dans un système de Ponzi si on inclue la Bourse et les Marchés financiers dans cette catégorie. Pourquoi ne pas laisser emprunter pour acheter des actions d’une entreprise dans laquelle on croit, alors qu’il s’agit d’un investissement dans l’économie on ne peut plus réelle ?

    Ceci dit, je pense qu’une énorme partie de l’argent placé en bourse l’est pour profiter d’un système de Ponzi : je place en bourse parce que de plus en plus de gens visent la plus value et non l’investissement, et que mécaniquement les cours augmentent du fait de cet appel d’air."

    Je comprends votre point de vue. Enfin, en parlant de bourse, j’y ai été un peu fort, les obligations ne rentrent plus vraiment dans un schéma pyramidal.

    "Je pense par contre qu’il est urgent de réguler la volatilité des cours, par exemple en obligeant l’acheteur à conserver son titre pendant un certain temps et en interdisant les produits dérivés (l’Angleterre a tout simplement interdit la vente à découvert). "

    La vente à découvert a certains avantages d’accélérer la vérité des cours, ça fait vite très mal, mais l’embellie est également plus rapide, évitant de transférer dans le temps des situations que l’on peut qualifier de pourries. Mais il y a évidemment des effets pervers.

    "Mon indicateur phare est le ratio dettes/monnaie : des taux d’intérêts proches de zero (sur création monétaire) font que ce ratio s’approche de 1, situation où l’esclavage de l’économie physique envers l’économie financière est le plus faible. "

    "Si je comprends bien, ça signifie que votre objectif serait un taux d’intérêt de 0 pour la création monétaire, qu’elle soit publique ou privée. Dans ce cas je saisis mieux. Par contre, les dépôts des épargnants seraient rémunérés avec intérêt. "

    C’est exactement cela, même les emprunts auprès des banques (que ce soit ex-nihilo comme dans ma proposition assortie d’une correction via dotation aux états ou provenant d’une création ex-nihilo publique et allouée aux banques comme dans la votre) pourraient être à intérêts, mais globalement, le système dette/monnaie serait à somme nulle. Ca limiterait plusieurs effets pervers :

    - social darwinisme économique actuellement exacerbée ;

    - concentration de la dette autour des états et donc réduction des services publics ;

    - violence sociale en entreprise et dans la vie courante autour de la monnaie, par un appel de marge permanent de par la dette ;

    - guerre économique incitant les acteurs au court-termisme impératif et à la déconsidération de leurs responsabilités environnementales, sociales ;

    - pouvoir de la finance sur l’économie réelle ;

    - casse humaine généralisée ;

    - etc, etc ;

    On peut cependant me qualifier de néo-allaisien smiley




  • Tzecoatl Tzecoatl 17 décembre 2008 17:15

    Ouais, j’applique des taux sur création monétaire, je provoque de l’insolvabilité, puis je lâche les ballons de papier pour corriger le ratio dettes/monnaie, et surtout pour les copains, tout cela fait désordre, crée des cycles inutiles et de l’injustice choquante. C’est incroyable, les BC ont un outil et elles foutent le bordel avec (bon, que tout les libéraux du forum se rassèrènent, en mode lib, ce serait le chaos). Ca rend important des gens néfastes.

    Autant un taux zero sur création monétaire (ou au moins un ratio dettes/monnaie=1 en permanence) tout le temps et basta, vous ne croyez pas Michel Santi ?



  • Tzecoatl Tzecoatl 17 décembre 2008 16:53

    Par ailleurs, je ne cautionne pas une politique économique, qui, au prétexte de flinguer les spéculateurs, augmente les taux et flingue aussi l’économie réelle.



  • Tzecoatl Tzecoatl 17 décembre 2008 16:42

    @Johan :

    "Mettons que les taux soient très faibles, cela ne va t il pas encourager une inflation galopante ? "
    Un peu, mais on me dit à l’oreillette que l’inflation n’était pas catastrophique pendant les 30 glorieuses, et que l’on avait une situation de quasi plein-emploi.

    Evidemment, une situation de pétrole à 150 euros comme on l’a connu n’est pas tenable, ce qui limite mon affirmation dans le post précédent. Cependant, resserer les taux et briser l’économie tout entière pour faire baisser les prix du pétrole me semble être l’emploi d’outils barbares.

    "Les banques empruntent à taux très faible, elles vont quand même (étant donné la faible concurrence qui s’opère sur le marché tous comptes faits) prêter aux entreprises et aux particuliers avec un taux d’intérêt exorbitant. Et en plus elles prêteront plus qu’elles n’auront emprunté (création monétaire par les banques). Au final, elles seules y auraient intérêt. "
    Oui, mais elles suivent tout de même les taux des banques centrales, pas parfaitement (comme les pétroliers à la pompe les cours du brut).
    J’ai entendu ce matin un autre son de cloche que le votre sur itele, comme quoi les banques américaines se plaignaient des taux de la FED trop peu élevés, ça n’était pas intéressant pour elles de prêter. Et je crois que si elles pratiquent parfaitement la même marge de taux par rapport à celles de leur banque centrale, elles perdent effectivement lorsque la BC baisse ses taux. Si elles suivent imparfaitement la baisse des taux comme vous le supposez, la baisse des taux est à priori une opération blanche pour elles.
    Mais bon, Madov qui vendait des produits financiers avec des rendements de 10% peut aller se rabiller : les banques percoivent en marges nettes 25% d’après Forest Ent (si mes souvenirs sont bons) de leurs fonds propres sur l’émission d’emprunts (assorti de la fameuse réserve fractionnaire), le tout le plus légalement du monde.
    Le fait qu’une banque centrale pratique un taux de zero sur sa création monétaire est une chose, cela n’implique que les banques sur leur propre création monétaire le fasse. Pour l’heure, c’est une victoire du raisonnement de l’inanité de l’intérêt sur la création monétaire, mais dans la pratique c’est un échec, je vous l’accorde.


    En plus, des taux si faibles alimentent les bulles spéculatives tant que celles ci sont plus rentables que le prêt aux entreprises (mais c’est un autre débat).

    "Selon moi deux taux très différents devraient être opérés : un taux assez fort pour les banques (mais inférieur à la croissance du PIB), y compris une banque nationale au moins, et un taux faible pour les Etats. "
    Emprunter pour alimenter un schema de Ponzi (bourse, marchés financiers) devrait simplement être interdit, car la promesse initiale des schemas pyramidaux finit toujours en débacle (d’autant plus qu’en finance, si la liberté est individuelle, la responsabilité est le plus souvent colllective, 500 000 banquiers américains font les cons, 6.5 milliards d’humaines en patissent). Et les erreurs passées (erreurs d’analyses économiques, crises) se doivent d’être prises en compte dans les législations, en opposition au laissez-fairisme libéral.

    "Mais si tu précises le fond de ta pensée, je pourrais peut être y voir plus clair..."

    Mon indicateur phare est le ratio dettes/monnaie : des taux d’intérêts proches de zero (sur création monétaire) font que ce ratio s’approche de 1, situation où l’esclavage de l’économie physique envers l’économie financière est le plus faible.




  • Tzecoatl Tzecoatl 17 décembre 2008 13:52

    "il n’en reste pas moins que des taux officiels à 1% ont sans le moindre doute encouragé toute une série de comportements à risque que nous payons aujourd’hui et dont il n’est pas possible d’exonérer l’ancien Président de la Fed."

    Ah ouais, c’était mal. Il a bien fallu que du fait d’une angoisse existentielle, la FED les remonte. Résultat, ils sont aujourd’hui à zero, seul taux viable à long terme sur la création monétaire. Ce qu’un économiste est incapable de faire, les faits les décrètent.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv