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Tzecoatl

Tzecoatl

Eduqué à étudier et travailler, j'ai été organiste, salarié agricole, commercial, informaticien, musicien auteur, monétariste, prof de maths, et jardinier agro-écologue, nutritionniste et physicien à l'occasion.
Je n'ai pas de prévalence pour la politique, sanction de la rareté. Il s'agit d'un abus et fructus de classe pathologique mais nécessaire pour la raison publique. Fournir l'abondance est plus subtil et passionant.
 
Concernant mon pseudo à consonance aztèque, mais de sonorité bretonne, il exprime ma curiosité  : Tu sais quoi ? T'es libre.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 02/08/2006
  • Modérateur depuis le 12/09/2008
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Derniers commentaires



  • Tzecoatl Tzecoatl 26 novembre 2008 16:50

    @ l’auteur :
    Effectivement, la théorie monétaire de M Allais (appelons là ainsi) ne part pas gagnante à Bruxelles. Quasiment aucun homme politique ne s’y hasarde à la défendre, tellement les réticences allemandes et les intérêts en jeu sont énormes. Cependant, on a vu des hommes politiques tel M Rocard considérer le système monétaire actuel comme trop malthusien. Le plus en verve si je puis dire est Yves Cochet puisqu’il récemment assez vivement critiqué le système monétaire actuel à l’assemblée nationale. Mais ça s’arrête là.

    Cependant, certaines monnaies alternatives sont tout de même à l’oeuvre en Europe, mais si elles sont très encadrées (SOL, une monnaie locale anglaise, etc).

    Aujourd’hui, l’on constate les limites d’un système monétaire créant trop d’endettement, mais la seule solution trouvée est de le "patcher" avec encore plus d’endettement public. La catastrophe annoncée par la logique même de ce système monétaire nous donnera forcément raison avec le temps, mais le prix que les décideurs politiques sont prêts à nous faire payer n’a d’égal que leur accointance avec le secteur financier. La critique ("moralisation du capitalisme financier", etc) qu’ils formulent n’est bien sûr qu’une facade.

    Pour finir, il n’est pas sûr que la base pourfendant le système monétaire actuel soit si solide et si cohérente que cela, car le système pyramidal monétaire actuel limite sérieusement la croissance (et est donc une forme de protection primitive de l’environnement).




  • Tzecoatl Tzecoatl 26 novembre 2008 13:51

    Concernant le traité de Maastricht qui entretient cette relation de servage de la sphère financière à la sphère productive et publique, le fait que les gouvernements ne peuvent tenir une dette annuelle de 3% /PIB comme cela est écrit dans le marbre de Maastricht doit entrainer irrévocablement la nullité de ce traité, et donc l’interdiction aux états d’emprunter auprès de la banque centrale.

    Mais le juridisme étant ce qu’il est...



  • Tzecoatl Tzecoatl 26 novembre 2008 13:43

    Je suis assez d’accord avec vous Jimd, mais des parades à la centralisation d’état de la création monétaire existe, comme je l’ai explicité dans mon post plus haut. Mon alternative à la proposition d’AJH permet de conserver l’allocation de crédit relativement proche des besoins, comme c’est le cas actuellement, entre les banques et les entreprises et ménages. C’est également une proposition nettement moins lourde pouvant être mise en place très facilement.

    Concernant les problèmes de change, une monnaie à somme nulle devrait être renforcé dans son change car l’économie qu’elle alimente connaitrait irrémédiablement une plus forte croissance.

    Concernant les produits de couverture, ils sont justifiés, mais sont plus du ressort de l’activité d’assurance, donc leur remise en cause est hors de propos.



  • Tzecoatl Tzecoatl 26 novembre 2008 13:35

    Bonjour,

    J’avais peur que votre article ne soit qu’une énième diatribe contre un état trop dispensieux. Votre conclusion me prouve le contraire. Oui, si nous sommes trop endettés, c’est du fait d’un système monétaire qui génère plus de dettes que de monnaie, tout simplement.

    La communauté agoravoxienne étant très au fait de cela, il est temps de passer à un minimum d’action, comme le propose AJH :
    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=45494

    Vous pouvez signer une pétition ici :
    http://www.public-debt.org/soutien.php?a=go



  • Tzecoatl Tzecoatl 26 novembre 2008 12:29

    @André-Jacques Holbecq :

    Votre description d’un système équitable est intéressante, mais permettez-moi de souligner qu’elle comporte certaines lacunes.

    Vous n’êtes pas sans savoir que les intérêts réclamés par les banques ne sont pas monétisés, de telle sorte que dans la zone euro, il y a 9000 milliards d’euros de monnaie en circulation (M3) pour 15000 milliards de dettes toujours libellés en euros (source BCE). Le fait que vous transfériez la création monétaire et le prélèvement d’intérêts du privé au public sans monétiser quelque part les intérêts n’est que la perpétuation du droit de seigneuriage que vous décriez à juste titre.

    Le delta entre dettes et monnaie disponible, soit 6000 milliards d’euro, n’est ni plus ni moins qu’un droit illégitime des banques à s’approprier la propriété d’autrui, à concurrence de 6000 milliards d’euros donc. Rendez public ce fait, et c’est l’état qui se chargera de s’accaparer nos propriétés respectives.

    A mes yeux, la première réforme monétaire à faire est de s’assurer que le jeu monétaire soit à somme nulle entre dettes et monnaie, et non à somme négative exponentielle comme actuellement.

    Dès lors, les agents économiques qui ploient sous le fardeau de la dette, les états, étant les seuls acteurs capables de corriger cette absurdité monétaire où les banques réclament plus d’argent qu’elles n’en créent, du fait du crédit de confiance qu’on leur accorde, seraient avec une telle mesure soulagés de ce rôle destructeur pour les missions de service public. On pourrait imaginer que le produit de création monétaire visant à monétiser les intérêts (et donc à assurer un jeu à somme nulle dette/monnaie) soient versés exclusivement aux services de la dette des différents pays membres de la zone euro.

    Le vrai débat n’est pas tant de transiger entre le fait que la création monétaire soit publique ou privée (d’ailleurs, dans le modèle d’Allais que vous nous proposez, la monnaie créée par les pouvoirs publiques est essentiellement distribuée par le secteur privé), mais d’opter pour un système monétaire où la prédation de l’homme par l’homme ne soit pas la norme.






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