ah merci pour ce lien qui est une merveille accomplie.
sur mon intervention plus haut, je sens que c’est incomplet ces acrobaties sur courroie de transmission vélo ou automobile.
bon, tenons pour acquis dans le cas du psychotique que déficience symbolique, inflation imaginaire, d’où délire, mais aussi, des ratés du genre hallucinations lues par les lacaniens comme surgissements du réel.
venons-en au cas de la perversion.
psychanalytiquement la lecture est la suivante :
la perversion est la mise en place d’un système de défense contre la psychose selon des mécanismes plutôt primaires qui ne relèvent pas du registre névrotique.
traduit en lacanien-boroméen ça donne :
le pervers, face à la déficience symbolique qui menace la rupture de la chaîne va en quelque sorte appuyer le symbolique, ou ce qui en reste, sur de l’imaginaire, faire que des bribes d’imaginaire tiennent lieu de symbolique... d’où le côté étriqué du mental, car le symbolique c’est de la respiration, ça contient, ça réunit, ça partage, ça surmonte des ambiguités.
comme ce pis-aller est étriqué, il use en masse de mécanismes projectifs.
comme il est connu qu’il ne refoule pas, vu que castration déficiente, d’où symbolique déficient, il projette à fond, sinon la pulsion ferait exploser le moi, ou le bubon qui en reste.
si lacan dit que le pervers donne sa père-version, c’est justement une bonne formule pour conter ce décalage du symbolique : il n’y a pas de père, donc pas de discours, sauf que si je suis le père (sous la forme de la mère du surmoi archaïque) alors il n’y a plus que mon discours... - terrible, mais vrai, et heureusement rare.
il me semble que le mot « génocide » est quand même un peu fort, à moins que des régimes soient génocidables.
sur la question de l’appellation « rebelles », externes tout ça...
avez-vous un exemple dans l’histoire, où : sans artillerie valable, sans forces blindées, sans anti-aérien digne de ce nom, une guérilla ait tenu deux ans sur le terrain sans l’aide active de la population ?
non.
bien,
par conséquent, s’il est quelques afghans ou tunisiens disséminés, nous sommes encore syriens contre syriens, voire surtout hezbistes à l’heure qu’il est.
certains balancent des missiles sol-sol, et usent de l’aviation,
alors qu’en face kalachnikovs.
certes fabius c’est pas l’émotion, la question c’est qui triomphera.
à cela le hezbollah, hassan nasrallah a déjà répondu très clairement :
1/ ça fait deux ans que vous dites dans deux semaines c’est fini et vous foirez.
2/ au cas où cette fin serait aussi proche, soyez bien prévenus que les « amis » de la Syrie interviendraient, autrement dit l’Iran jamais ne laissera faire.
on est donc partis pour des années.
car même si selon talion les hezbistes « dératisent », c’est juste des zones qui sont nettoyées, les troupes hezbistes ne suffisent pas à tenir plus que des zones limitées, ils sont conçus à l’échelle-Liban ces gens-là (10.000km carrés) au-delà, ça s’étire en flop.
donc ils pourront servir à protéger des axes vitaux et constituer éventuellement le futur canton aloaouite, c’est en cours.
c’est un séminaire tardif, donc c’est pas le meilleur lacan, qui avait élaboré cette triade bien avant 74, c’est sûr, néanmoins, en explorant le site, il devrait y avoir d’autres surprises...
vous tirez le bon constat, et les conseillers en comm. sont nuls. nullissimes.
le diagnostic de fergus est exact, sauf que dans les deux cas ça ne paie pas.
tout cela correspond à une stratégie du court terme, sur le long terme ça échoue.
pourquoi ?
tout simplement parce que le bon gros mot qui avait fait rire est alors oublié,
reste un fond de grimace.
quelle que soit la violence de la joute oratoire, tenir le discours à sa hauteur, avant de relever du respect de l’autre, est question du respect de soi, et cette dernière est payante, non seulement en termes d’image, mais surtout comme joie.
car derrière la cassure droite - gauche il se pourrait qu’une autre traverse la scène, celle du combat millénaire entre les joyeux et les jaloux.
la jalousie est parfois plus puissante que le soleil, on l’entend, ses remugles...
rien ne vient à bout de la jalousie, sinon la joie.