• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

volt

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 674 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • volt volt 11 décembre 2012 15:44

    La colonne chargée d’occuper l’Hôtel−de−Ville suivit les quais des Tuileries, du Louvre et de l’Ecole, passa la moitié du Pont−Neuf, prit le quai de l’Horloge, le Marché−aux−Fleurs, et se porta à la place de Grève par le pont Notre−Dame. Deux pelotons de la garde firent une diversion en filant jusqu’au nouveau pont suspendu. Un bataillon du 15e léger appuyait la garde, et devait laisser deux pelotons sur le Marché−aux−Fleurs.

    On se battit au passage de la Seine sur le pont Notre−Dame. Le peuple, tambour en tête, aborda bravement la garde. L’officier qui commandait l’artillerie royale fit observer à la masse populaire qu’elle s’exposait inutilement, et que n’ayant pas de canons elle serait foudroyée sans aucune chance de succès. La plèbe s’obstina ; l’artillerie fit feu. Les soldats inondèrent les quais et la place de Grève, où débouchèrent par le pont d’Arcole deux autres pelotons de la garde. Ils avaient été obligés de forcer des rassemblements d’étudiants du faubourg Saint−Jacques. L’Hôtel−de−Ville fut occupé.

    Une barricade s’élevait à l’entrée de la rue du Mouton : une brigade de Suisses emporta cette barricade  ; le peuple, se ruant des rues adjacentes, reprit son retranchement avec de grands cris. La barricade resta finalement à la garde.

    Dans tous ces quartiers pauvres et populaires on combattit instantanément, sans arrière−pensée : l’étourderie française, moqueuse, insouciante, intrépide, était montée au cerveau de tous ; la gloire a, pour notre nation, la légèreté du vin de Champagne. Les femmes, aux croisées, encourageaient les hommes dans la rue ; des billets promettaient le bâton de maréchal au premier colonel qui passerait au peuple ; des groupes marchaient au son d’un violon. C’étaient des scènes tragiques et bouffonnes, des spectacles de tréteaux et de triomphe : on entendait des éclats de rire et des jurements au milieu des coups de fusil, du sourd mugissement de la foule, à travers des masses de fumée. Pieds nus, bonnet de police en tête, des charretiers improvisés conduisaient avec un laisser−passer de chefs inconnus des convois de blessés parmi les combattants qui se séparaient.

    Dans les quartiers riches régnait un autre esprit. Les gardes nationaux, ayant repris les uniformes dont on les avait dépouillés, se rassemblaient en grand nombre à la mairie du 1er arrondissement pour maintenir l’ordre. Dans ces combats, la garde souffrait plus que le peuple, parce qu’elle était exposée au feu des ennemis invisibles enfermés dans les maisons. D’autres nommeront les vaillants des salons qui, reconnaissant des officiers de la garde, s’amusaient à les abattre, en sûreté qu’ils étaient derrière un volet ou une cheminée. Dans la rue, l’animosité de l’homme de peine ou du soldat n’allait pas au delà du coup porté : blessé, on se secourait mutuellement. Le peuple sauva plusieurs victimes. Deux officiers, M. de Goyon et M. Rivaux, après une défense héroïque, durent la vie à la générosité des vainqueurs. Un capitaine de la garde, Kaumann, reçoit un coup de barre de fer sur la tête : étourdi et les yeux sanglants, il relève avec son épée les baïonnettes de ses soldats qui mettaient en joue l’ouvrier.



  • volt volt 10 décembre 2012 18:47

    Sainte Geneviève...

    I miss France.


  • volt volt 10 décembre 2012 16:54

    Votre mode d’argumentation serait à revoir.

    Ainsi surtout que de considérer à quel point le « dictateur classique » est parfaitement capable de ce genre de mises en scène poudrées. Toutes les années 80 du Liban - et à rythme mensuel - l’auront amplement prouvé. Pourquoi donc attribuer à des plagiaires si tard venus les frasques connues de l’Auteur ?


  • volt volt 10 décembre 2012 16:35

    mais cachez donc ce saint... sinon cent fois les amandiers de camus



  • volt volt 10 décembre 2012 16:33

    n’étant pas arabophone, vous ne pouvez sans doute pas mesurer l’ampleur inouïe de ce qui se passe entre syriens sur le réseau, cet îlot qui s’agrège méthodiquement depuis deux ans est déjà une forteresse absolument indestructible ; s’y joue la Syrie de tout de suite, autant sinon plus que les pétaradants sur le terrain.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv