• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 44 2151 2693
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 897 302 595
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 18 janvier 2012 16:06

    Il est utile de présenter dans son intégralité ce qu’est le GIEC (http://www.ipcc.ch/home_languages_main_french.shtml) :

    Conscients du problème que pourrait poser le changement climatique à l’échelle du globe, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) ont créé, en 1988, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Le GIEC est un organe intergouvernemental qui est ouvert à tous les pays membres de l’ONU et de l’OMM. 

    Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents. Ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue.

    L’une des principales activités du GIEC consiste à procéder, à intervalles réguliers, à une évaluation de l’état des connaissances relatives au changement climatique. Le GIEC élabore aussi des rapports spéciaux et des documents techniques sur des sujets qui nécessitent des informations et des avis scientifiques indépendants et contribue en outre à la mise en œuvre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) par ses travaux sur les méthodes à appliquer pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre.

    Le GIEC définit actuellement les grandes lignes du Cinquième Rapport d’Evaluation (AR5), qui paraîtra en 2014. Comme ce fut le cas dans le passé, les grandes lignes sont élaborées selon des modalités précises auxquelles doivent se conformer des spécialistes du changement climatique de toutes les disciplines et des utilisateurs des rapports du GIEC, en particulier les représentants gouvernementaux. Les grandes lignes seront présentées à la trente et unième Assemblée plénière du GIEC et aux sessions de ses trois groupes de travail, qui se réuniront à Bali, Indonésie, du 26 au 29 Octobre 2009.

    Le GIEC est aussi en train d’élaborer deux Rapports spéciaux. Un Rapport Spécial sur “ Les Sources d’énergie renouvelables et les mesures d’atténuation du changement climatique” devrait être prêt en 2010. Le Rapport spécial sur la gestion des risques d’événements extrêmes et de catastrophes en vue d’une meilleure adaptation aux changements climatiques est aussi en préparation et va sortir en 2011.


    L’auteur biaise de façon considérable à la fois ce qu’est le GIEC, ses travaux et ses objectifs, et met en avant un nombre volontairement extrêment réduit de contradicteurs du consensus scientifique international sans bien entendu présenter les éléments qui expliquent ce consensus.

    La réalité est que les rapports du GIEC prennent en compte toutes les publications scientifiques reconnues, qu’elles aillent en faveur d’un rôle anthropogénique ou non sur le climat. Ces rapport sont ensuite soumis à de nombreuses phases de validation auprès des groupes d’experts nommés par l’ensemble des pays membres de l’ONU, puis approuvé par consensus par ces mêmes pays. On peut parfaitement discuter ces conclusions, tout comme de nombreuses personnes discutent la réalité de l’évolution des espèces par exemple, mais les rapports du GIEC sont basés sur une analyse consensuelle des publications scientifiques du moment, tout comme le consensus des publications scientifiques indique qu’il y a bien évolution des espèces vivantes.

    Ensuite, l’interprétation politique de ces faits sont de la responsabilités des gouvernants, mais attaquer le thermomètre, même si celui-ci n’est certainement pas totalement précis en raison de la complexité du phénomène, revient à se mettre la tête dans le sable.



  • Voltaire Voltaire 18 janvier 2012 14:08

    Analyse très spéculative !
    Avec une bonne moitié de l’électorat qui déclare ne pas avoir fait son choix, et une situation économique qui va continuer à être alimentée par de mauvaises nouvelles dans les semaines qui viennent, je pense que l’auteur fait un pronostic très hasardeux.

    François Hollande bénéficie du rejet du sortant, c’est évident. S’il parvient à ne pas s’effriter au cours des prochaines semaines, sa présence au second tour est probable, mais il doit encore conforter sa stature présidentielle, élément qui avait couté cher à Ségolène Royal en 2007, et lutter contre le risque de « gauchisation » de sa campagne, lié à la concurence de l’excellent candidat qu’est Mélanchon.

    Pour le reste, je suis en désaccord, et je pense que Sarkozy, Le Pen et Bayrou seront dans un mouchoir.
    Sarkozy va continuer à descendre. Son bilan est calamiteux, surtout sur l’économie (emploi, pouvoir d’achat) ; difficile de prétendre avoir des solutions pour remonter la pente, puisuq’il ne les a pas mises en oeuvre avant... Il n’a que son coeur d’électorat conservateur qui lui est fidèle, mais attention à l’abstention.
    Le Pen a le vent en poupe en raison d’un discours populiste bien huilé, et toute situation de crise bénéficie aux extrêmes. Mais elle risque de perdre de la crédibilité en raison d’un projet économique irréaliste.
    Bayrou est aussi l’homme qui monte. Il a jusqu’ici su imposer les sujets de la campagne et bénéficie d’une crédibilité évidente sur les sujets d’actualité, qui se traduit par des records en matière de popularité. Contrairement à l’auteur, je pense que s’il parvient à proposer d’ici mi-mars une série de mesures convaincantes sur l’économie, sa montée sera difficile à enrayer, au détriment de Sarkozy.
    Pour le moment (mais j’attendrai début mars pour affirmer quoi que ce soit), je dirais plutôt Hollande 24, Sarkozy, Le Pen et Bayrou autour de 20, Mélanchon 8-9, le reste insignifiant. Au second tour, Hollande est favori sauf si Bayrou est qualifié.



  • Voltaire Voltaire 18 janvier 2012 09:05

    Je ne suis pas si certain que vous de l’inutilité de cette entretien, car cela a permis de mettre en lumière certains insuffisances criantes du projet de Mme Le Pen. Il est probable que d’autres journalistes regarderont plus en détail ce projet économique, qui en cette période de crise, constitue quand même un élément fondamental de la campagne de tous les candidats. Plus que les aspects idéologiques, que l’on peut discuter mais qui pour les électeurs du FN ne posent pas de problème, l’irréalisme de la partie économique (et pour moi c’est le déséquilibre impressionant entre dépenses et recettes qui constitue le problème principal) risque d’handicaper la crédibilité de Mme le Pen auprès des électeurs qui, s’ils souhaitent une remise en cause du système, espèrent quand même que les candidats puissent rétablir une situation compromise afin de restaurer des emplois et du pouvoir d’achat.



  • Voltaire Voltaire 17 janvier 2012 12:14

    Je partage votre avis sur un point : l’auteur a eu tort de mélanger l’aspect économique du projet de M Le Pen, et les éléments « patriotiques » ou « souverainistes » de son idéologie. Chacun mérite un article détaillé, et le mélange des deux induit une suite de commentaires peu lisibles. Je me contenterai ici de ne commenter que le premier thème, qui semblait être celui de l’articel d’après le titre.

    AS Lapix a effectivement démontré dans son entretien certaines lacunes profondes dans le raisonnement économique de M Le Pen. Malheureusement, le chiffrage du projet FN n’est pas encore disponible sur leur site, mais l’analyse objective de leur projet, clair et détaillé, indique un double problème :

    - des dépenses publiques très importantes. Qu’il s’agisse de l’accroissement considérable des budgets de l’armée, de l’intérieur, de la justice, de la santé, ou des affaires sociales (comme cet accroissement de 200 euros des salaires les plus bas), mais aussi de la renationalisation partielle des banques, des aides agricoles etc. Ce projet est très dépensier des deniers publics. Je n’ai pas eu le temps de faire un chiffrage mais cela doit tourner entre 50 et 100 milliards d’euros annuels supplémentaires, alors que notre déficit budgétaire annuel est déjà supérieur à 100 milliards.

    - des recettes très aléatoires. Face à des dépenses très explicites, le FN propose des recettes et des économies peu fiables. L’essentiel est centré sur la sortie de l’Euro et la lutte contre l’immigration, mais les chiffres proposés ne sont pas crédibles. Une sortie de l’euro est considérée par une majorité d’économistes comme ayant à court termes un effet négatif (hausse massive des intérêts de notre dette notamment) qui ne pourraient être compensés au mieux qu’à long termes par une reprise de nos exportations. Quant aux chiffrage des économies liées à l’immigration, les chiffres proposés par les économinstes sont variables, mais en moyenne ils s’établissent à un bénéficie ou un coût pour la France assez proche de l’équilibre. Même en prenant des estimations optimistes, ce ne sont probablement que quelques milliards d’euros qui pourraient être économisés, à mettre en parallèle avec un surcout à court termes lié aux mesures de restriction, puis à long termes pour certains secteurs économiques.
    Certaines nouvelles recettes fiscales sont aussi proposées (douanières notamment) mais ne tiennent effectivement pas compte des mesures réciproques probables de nos partenaires commerciaux. Quant aux 200 euros de salaire supplémentaire, même si ils étaient intégralement dépensés dans la consommation, ce ne sont au mieux que 20% de TVA qui seraient restitués à l’Etat, tandis que les entreprises concernées verraient leur compétitivité diminuer.

    La conséquence la plus probable de l’application de ce projet serait non seulement de placer la France en position très difficile au niveau internationnal mais surtout de creuser encore un déficit budgétaire déjà abyssal.

    Le principal problème de ce projet est qu’il est plombé par les mesures idéologiques traditionnelles du FN, qui sont non seulement contestables, mais surtout irresponsables. Si celles-ci étaient retirées, ce projet serait plus équilibré et présenterait un réel intérêt dans certains domaines, par exemple en matière de soutient aux PME et à l’artisanat. Mais cela signifierait sans doute la fin du FN comme parti nationaliste... cruel dilemne...



  • Voltaire Voltaire 17 janvier 2012 09:17

    @peachy

    C’est vrai pour les tendances ; il est rare de pouvoir inverser radicalement une tendance tardivement. Si Hollande maintient effectivement un niveau d’intentions de vote suffisamment élevé sans effritement d’ici début février, ses chances d’être au second tour sont fortes. Mais ici, tout dépendrait alors du second qualifié. Hollande l’emporterait sur Le Pen ou Sarkozy, mais sans doute pas sur Bayrou. Or les tendances sont favorables à Le Pen et Bayrou, pas à Sarkozy. Si ces tendances se confirment, on risque d’avoir un resserement autour de 20% pour ces trois candidats en février, ce qui rend les prévisions très aléatoires. C’est pourquoi je pense que l’on ne verra clair, en fonction de la poursuite ou non de ces tendances, qu’en mars.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité