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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 16 janvier 2012 17:01

    Cher Fergus,

    Je pense que ce que vous appeler retrouver un bon niveau normal pour un candidat PS a effectivement constitué un effritement ; maintenant, nous verrons s’il se stabilise autour de ces 25-28% ou s’il descend encore. Il reste encore trois mois, je pense comme vous que sa présentation de fin janvier sur son projet sera importante pour la suite.
    De la même façon, dans un duel de second tour, Hollande demeure effectivement largement favori, tant le souhait de sortir le sortant demeure important. Mais aurons-nous ce duel là... les prochaines enquêtes d’opinion, qui seront réalisées après l’annonce de la perte du AAA, seront sans doute intéressantes, mais de toute façon il faudra attendre début Mars pour y voir clair.



  • Voltaire Voltaire 16 janvier 2012 13:26

    Bayrou était à 14% dans ce sondage, mais c’est bien sûr un détail. L’important est de noter qu’effectivement, Sarkozy et Hollande s’effritent au premier tour, en faveur de Le Pen, Bayrou et Mélanchon. Comme l’auteur le souligne à raison, une victoire de Sarkozy au second tour contre Hollande ou Bayrou serait très improbable, d’où une logique de tenter de faire passer Le Pen devant, mais cela risque de se retourner en défaveur du sortant, car cela fait aussi mécaniquement monter Bayrou.
    Je ne crois pas à une stratégie de vote utile des électeurs de Mélanchon, car les négociations avec le PS seront de toute façon difficile. Joly a atteint le fond, ses électeurs sont déjà parti vers Bayrou et Hollande, comme on pouvait le prévoir (même si personnellement, tout en pensant que les Verts auraient dû prendre Hulot, je n’imaginais pas un score si bas).
    A mon avis, les scores vont continuer à se resserrer entre les 4 prétendants principaux, autour de 20%. Hollande conserve théoriquement une légère avance pour un second tour, mais il devra être autrement plus convaincant dans les prochaines semaines, faute de quoi, comme je l’ai écrit sur Agoravox, une finale Le Pen-Bayrou ne serait pas à exclure.



  • Voltaire Voltaire 16 janvier 2012 13:14

    L’analyse ne manque pas d’intérêt, surtout au niveau de la stratégie de Nicolas Sarkozy, mais elle méconnait d’autres facteurs essentiels de cette campagne.

    Sur le fond, il est exact que les chances de réélection du président sortant, face à un autre candidat « éligible » (Hollande ou Bayrou), sont très faibles. Nulles face à Bayrou, elles exigeraient de donner à Bayrou carte blanche dans un futur gouvernement pour récupérer un vote centriste qui lui est actuellement très défavorable, ce que peu d’UMP accepteraient. Le bilan du chef de l’Etat et la crise actuelle qui souligne son échec ne lui permettent pas de proposer une candidature très crédible, quelques soient ses talents de candidat.

    Très logiquement, sa stratégie est de taper dur sur Hollande, afin de repasser devant lui au premier tour et d’entretenir l’espoir. Mais ce que l’on peut constater actuellement est un effritement parallèle des deux hommes dans les intentions de vote, au profit de Le Pen et Bayrou, ainsi que de Mélanchon. Sans entrer dans des considérations de fond ici, Sarkozy doit faire face à un problème de vases communicants : en renforçant Le Pen par des mesures ou déclarations droitières, il s’affaiblit mécaniquement au centre, en faveur de Bayrou. Faute de disposer d’un capital de départ suffisant en voix, sa statégie risque donc de le laisser au mieux en seconde position, car Hollande peut aussi, mécaniquement, bénéficier d’un report de voix / vote utile à gauche en cas de menace trop élevée de l’extrême droite.

    En réalité, l’effritement de Hollande à l’heure actuelle me semble surtout due à sa propre faiblesse plutôt qu’aux attaques de la droite. Faute de pouvoir pleinnement se dévoiler tant que Sarkozy n’est pas officiellement candidat, il doit gérer une attente et répondre à une crise économique qui ne lui est pas favorable (les mesures à prendre impliruqraient nécessairement des efforts au niveau des dépenses publiques, et donc mal perçues par son électorat fonctionnaire, et des mesures en faveur des entreprises, mal vues par son propre parti). A l’opposé, celle-ci favorise Bayrou et Le Pen dans la mesure où ils représentent des solutions plus en rupture.

    A l’heure actuelle, bien malin qui peut prévoir les qualifiés au second tour, mais je pense qu’il sera difficile à Sarkozy de se maintenir au dessus de 20%, malgré la persistence d’un électorat conservateur qui le soutient.



  • Voltaire Voltaire 13 janvier 2012 20:35

    Réponse particulièrement pauvre, aucune argumentation sur le fond... On aurait pu espérer mieux de l’équipe Le Pen. Peu importe l’idéologie défendue par les uns ou les autres, et tout ce qui concerne Hollande est hors sujet. Même si il est évident que Terra Nova n’est pas neutre, l’incapacité de l’équipe Le Pen à contester sur des éléments précis le chiffrage de ce think tank suggère que même sa propre équipe n’est pas capable de défendre son évaluation.
    Aucun chiffrage n’est jamais exact puisque les conséquences financières de certaines mesures sont toujours contestables. Mais dans le cas du projet Le Pen, les dépenses chiffrables sont très importantes, et les recettes très hypothétiques, reposant pour l’essentiel sur des projections très discutables. Cela risque d’handicaper sérieusement sa crédibilité, à l’heure où la France perd une partie de sa crédibilité auprès des créditeurs internationaux, et donc où le réalisme financier des projets devient très important.



  • Voltaire Voltaire 13 janvier 2012 17:29

    Il faut d’abord reconnaitre au FN la qualité d’avoir mis en ligne un programme assez détaillé, ce qui n’est pas (encore) le cas de ses principaux concurrents. Malheureusement, le chiffrage du FN sur son projet n’est pas encore en ligne ; souhaitons que cela soit le cas afin de pouvoir être analyser de façon plus facile.

    Le chiffrage de Terra Nova souffre d’un biais évident, quelques soient ses qualités par ailleurs : Terra Nova est un think tank socialiste, dont le président est candidat aux élections législatives pour le PS. Même s’il existe de nombreux excellent économistes à Terra Nova, sa voix ne peut donc porter de façon objective dans ce débat.

    Pour autant, la partie dépense est analysée de façon assez raisonnable : beaucoup de mesures du FN sont effectivement très couteuses. Terra Nova en sous-estime d’ailleurs certaines, comme l’accroissement de 1,6 à 2% du PIB des dépenses militaires (et non de 2%), ce qui représentrait un surcoût de près de 10 milliards par an (et non de 4).

    Par contre, le volet recette est beaucoup plus hypothétique, simplement parce qu’il est fondé sur des hypothèses intestables. Personne ne peut en effet prédire quelles seraient les conséquences exactes d’une sortie de l’euro. En revanche, le FN a clairement majoré fortement les possibilités de rentrées ou d’économies potentielles. Les recettes liées à la discrimination négative envers les immigrès par exemple sont ainsi peu réalistes, et les rentrées fiscales proposées en relation avec la hausse des droits de douane ne prend pas en compte les mesures similaires qui seraient prise par les pays concernés. D’autre part, certaines des mesures indiquées, qui implique des mesures unilatérales, ne sont tout simplement pas applicables dans la mesure où un pays ne peut pas revenir sur sa parole donnée dans le cadre de traités internationaux, sauf à vouloir se mettre au banc des autres nations et subir une perte de confiance majeure.

    Au final, même s’il faut attendre des évaluations financières effectuées par des organismes plus « neutres », l’impression générale donnée par le projet du FN est celui d’un projet potentiellement généreux mais très couteux (sans tenir compte des aspects éthiques ou sociétaux qui demanderaient un autre débat), tandis que beaucoup de recettes proposées sont au mieux hypothétiques, au pire imaginaires. C’est dommage car ce projet comporte par ailleurs un certain nombre de mesures intéressantes et par aileurs peu coûteuses, qui auraient mérité de ne pas être occultées par des initiatives irréalistes.

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