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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 25 janvier 2012 12:36

    Vous faites une bonne remarque concernant la dimension internationale de cette mesure, mais ce n’est pas celle que François Hollande a mis en avant...



  • Voltaire Voltaire 25 janvier 2012 10:38

    L’analyse est intéressante, même si je ne la partage pas dans son intégralité.

    On doit en effet considérer les éléments positifs et négatifs de cette proposition.
    Du côté positif, il y a d’abord un aspect symbolique : le modèle laïc français est assez isolé et menacé, et le renforcer symboliquement serait un message pas forcemment inutile. Il faut aussi reconnaitre que la situation a évoluée depuis 1905, même si le principe même de la loi demeure valide.

    Du côté négatif, et là je rejoint l’auteur, il y a le risque d’ouvrir la boite de pandore, dans une période délicate, et où, reconnaissons-le, la priorité du gouvernement n’est peut-être pas d’abord celle-ci. De plus, l’auteur souligne avec justesse le problème du statut de l’Alsace-Moselle.

    En conclusion, je partage plutôt le point de vue de l’auteur quant à l’opportunité d’ouvrir ce dossier à l’heure actuelle, et il est évident que les propos de F Hollande avaient une visée électoraliste. Pour autant, il me semble que les candidats à cetet élection peuvent à juste titre à la fois rappeler certaines valeurs importantes et proposer à moyen termes une mise à jour qui peut se réveler utile.



  • Voltaire Voltaire 23 janvier 2012 16:22

    Analyse intéressante, mais que l’on aurait aimé faite par un sympathisant de droite pour une meilleure objectivité.
    Que la droite soit embarassée, c’est une évidence. Penser que F Hollande puisse s’éffondrer relève de la méthode Coué, au plus peut-il s’effriter.
    A titre personnel, j’ai trouvé Hollande convaicant dans sa stature d’homme d’Etat, élément dont je ne doutais pas, mais moins crédible que pendant les primaires sur son projet. Celui-ci s’est radicalisé et devient à mon avis utopique, ce qui ne peut que faire courir le risque de décrédibiliser encore plus la politique.

    A droite, je pense que beaucoup dépendra des sondages des 15 prochains jours. Si Sarkozy continue à baisser et surtout qu’un écart important continue de séparer Hollande et Sarkozy au second tour, alors il est possible qu’une partie de la droite modérée commence à se tourner vers Bayrou comme planche de salut, ce qui ne manquerait pas de piquant. Il existe aussi un risque de 21 avril à l’envers, qui ne serait pas bon pour la démocratie (non pas qu’il faille villipender le vote Le Pen, mais parce qu’alors le PS pouraait, comme Chirac en 2002, gouverner seul sans accords).

    Nous verrons bien quelles sont les tendances ces prochaines semaines...



  • Voltaire Voltaire 23 janvier 2012 13:25

    @Lizerunn

    Je ne suis pas un partisan du « vote utile » au premier tour. Je considère comme très positif que l’ensemble des propositions politiques soient présentes au premier tour (10 à 12) et chacun doit voter en fonction de ses convictions. Pour la même raison, je considère que l’ensemble des familles politiques doit être présent au parlement. Mais pour ceux qui sont favorable à un tel « vote utile », alors il y a effectivement trois candidats possibles qui peuvent être élus.

    Enc e qui concerne les propres préférences, elles sont sans intérêt pour les lecteurs ici. Pour autant, si je m’en tiens à ces 3 « éligibles », je considère qu’effectivement, pour le moment, Bayrou est peut-être le plus adapté à la situation. J’ai été déçu par F Hollande suite à ce discours ; alors que je l’avais trouvé bon dans les primaires, je constate que la campagne lui a fait prendre un tournant irréaliste, que je trouve dangereux en cette période. Quant à N Sarkozy, son bilan parle pour lui. Mais le plus important est que je considère que chacun peut voter pour les candidats présents sans se faire traiter d’imbécile, car on peut avoir des raisons valables de voter pour eux, même si à titre personnel je ne partage pas leur vision. Et ce d’autant plus que le second tour demeure assez ouvert.

    Pour ceux qui souhaitent ne pas reconduire le sortant, les options sont nombreuses sans pour cela hypothéquer les chances de changement. Pour les personnes de droite, c’est un peu plus compliqué car Sarkozy a peu de chance de l’emporter, sauf face à Le Pen, et un « vote utile » en faveur de Bayrou éventuellement pourrait se défendre, mais cela reste ouvert.



  • Voltaire Voltaire 23 janvier 2012 11:40

    Article très pessimiste, et analyse plutôt méprisante envers les électeurs.

    Voter par défaut au second tour peut être compréhensible ; après-tout, le total des voix des deux qualifiés au second tour dépasse raremement de beaucoup la moitié des suffrages exprimés. Mais voter par défaut au premier tour ? Essayons de voir de façon plus objective, et non exclusive, les résiosnd e voter pour les principaux candidats :

    - Voter Hollande. F Hollande a donné lors de son meeting du Bourget une vraie idée du type de président qu’il serait. Effectivement, un homme d"état, habile, compétent. Avec un un projet finalement revenu aux fondamentaux du socialisme, c’est à dire très interventioniste, et sans doute couteux, et donc à relier avec des nécessités de trouver de nombreuses recettes supplémentaires. Avec un double risque pour moi : celui d’une majorité très confrontationnelle (de revanche) par rapport à la droite et au centre, et certaines promesses à mon avis intenables.

    - Voter Sarkozy. Evidemment, le bilan est catastrophique, surtout quand on le met en rapport avec les promesses du candidat de 2007. Pour autant, il faut reconnaitre que N Sarkozy n’a pas démérité sur le plan extérieur lors de la première crise, et a quelques réformes utiles à son actif (comme le statut d’auto-entrepreneur par exemple). Néanmoins, même en ignorant ses entorses à l’éthique démcratique, le principal problème à ce vote réside dans la difficulté à voir ce qu’il pourrait proposer de neuf pour reconstruire un pays alors qu’il est au pouvoir depuis de très nombreuses années.

    - Voter Bayrou. L’homme a démontré qu’il avait du caractère et de la volonté, et qu’il avait une vision juste des problèmes du pays, souvent même avec clairvoyance (voir le problème de la dette). Contrairement à l’auteur, je pense que son insistance à proposer de remettre le produire en France, notamment industriel, au centre des préoccupations relève d’un vrai bon sens économique, et je peux confirmer que cela est pris très au sérieux au plus haut niveau des instances économiques internationales. De la même façon, je ne pense pas que perpétuer un affrontement stérile droite-gauche soit très efficace pour réformer : nous avons beoins d’un consensus plus large pour effectuer de profondes réformes structurelles. Et disqualifier par avance tous les responsables de la droite relève pour moi de la stupidité : A Jupé est un remarquable ministre des affaires étrangères par exemple, je ne vois pas pourquoi on se priverait de ses compétences à l’heure actuelle. Seul bémol, Bayrou doit encore proposer un projet plus complêt et structuré pour être pleinement crédible, nous verrons ce qu’il en est dans les prochaines semaines.

    - Voter Le Pen. Contrairement aux élection précédentes, M Le Pen propose cette fois-ci un vrai projet, très détaillé. Celui-ci comprend des idées intéressantes sur certains sujets, par exemple sur l’urbanisme, l’artisanat etc. Malheureusement, il est encore entaché d’une idéologie d’exclusion qui le rend à d’autres égards non seulement éthiquement discutable, mais surtout financièrement irréaliste.

    - Voter Mélanchon : L’homme a un bagout indéniable et une vraie force de conviction. Certes, on est là dans la réthorique plus que dans le réalisme, mais il est utile d’avoir des poils à gratter en politique, et un vote Mélachon permet d’attirer l’attention sur de vraies préoccupations. Deux soucis majeurs néanmoins : un comportement souvent méprisant, qui tranche avec ses opinions proclamées, et un simplisme économique qui diminue la portée de ses propositions.

    - Voter Joly. E Joly est une femme intègre et de caractère. Mais elle n’est malheureusement pas clle de la situation pour défendre l’écologie. Les électeurs d’EEV ont eu tort de ne pas choisir N Hulot qui avait lui une véritable expérience du sujet. Pour autant, là aussi, même si sonprojet est irréaliste au niveau économique, il est important d’avoir certaines considérations sur la gouvernance et l’environnement défendues lors d’une élection présidentielle.

    Au total, il existe des raisons valables pour voter pour chacun de ces candidats. Si l’on souhaite vraiment défendre un positionnement pour le second tour, alors il y a trois possibilités éligibles : Sarkozy, Hollande et Bayrou. Ils défendent trois projets différents de société, et je ne pense vraiment pas qu’à ce stade on puisse voter par défaut.

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