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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 4 avril 2012 14:54

    @romain desbois

    Eva Joly est inattaquable d’un point de vue moral, mais sa carrière politique est très brève... difficile de comparer donc. Et aussi difficile de la placer actuellement parmis les candidats majeurs.
    L’article portait sur la proposition de Bayrou (il est a cet égard révélateur que ce soit lui, et non Joly, qui ait fait une proposition aussi détaillée), et j’indiquais qu’aux yeux de l’électorat, l’honnêteté est l’un de ses atouts principaux. A ce que je sache, il n’y a pas d’accord aussi général sur la moralisation de la vie publique dans l’accord PS-Verts... Bayrou demeure en pointe dans ce domaine, et sa propre droiture conctribue à sa crédibilité ; i effectivement Joly aurait aussi pu développer ce thème, mais...



  • Voltaire Voltaire 4 avril 2012 12:13

    @Romain desbois

    On peut toujours chercher la petite bête, mais dans le milieu des grands responsables politiques, Bayrou est sans doute l’un de ceux qui ont le moins de casseroles, et il n’est d’ailleurs quasiment jamais épinglé par le canard enchainé, ce qui est une assez bonne référence. Sa principale force est d’être totalement indépendant des lobbies, ce qui lui donne une capacité de proposition et une liberté enviable.

    Quand on parle de morale politique, on doit prendre en compte l’ensemble des facteurs, dont l’absence de retournement de vestes pour promoivoir sa carrière. Bayrou n’a jamais été condamné ni poursuivi ni même suspecté d’actes délictueux, il a conservé une ligne politique constante depuis 10 ans et a pas mal sacrifié ses intérêts politiques pour défendre ses idées. Pour ces raisons, il est considéré, à mon avis à juste titre, comme assez exemplaire par les citoyens, et cela constitue l’un de ses atouts.



  • Voltaire Voltaire 4 avril 2012 08:57

    Très vrai.

    François Bayrou a quatre éléments de crédibilité dans cette campagne :
    - sa crédibilité en matière de redressement des finances publiques, élément incontournable pour l’avenir ;
    - sa crédibilité en matière de redressemùent économique, fondé sur le produire en France (repris par les autres candidat plus ou moins sérieusement) et le soutien aux PME ;
    - sa crédibilité sur le redressement de l’instruction et de l’école ;
    - sa crédibilité en matière éthique, voire morale.

    Ces quatre éléments forment le coeur de son projet présidentiel et devraient nécessairement faire parti de tout accord de partenariat, qu’il soit ou non au second tour d’ailleurs. Mais vous avez raison de signaler que ce projet de loi, à la fois synthétique et complet, constitue une avancée majeure pour la vie publique française et une nécessité pour réconcilier les citoyens avec notre démocratie. Bayrou a fait là oeuvre d’intérêt général, et c’est un point à son avantage, car il a fixé une base de référence pour l’ensemble des responsables politiques de tous bords.



  • Voltaire Voltaire 3 avril 2012 12:36

    @l’auteur
    Je ne partage pas votre avis. Entre 2008 et 2010, Bayrou a essayé de se rapprocher de la gauche. Il s’est pris des baffes à longueur de journée. Difficile de dire qu’il s’est mis lui-même en position de devoir rejoindre la droite ; il avait parié sur une trabsformation du PS plus réaliste, et il partage beaucoup de points de vue avec Valls. Mais le PS est revenu à un positionnement plus traditionnel style années 80 qui est incompatible avec la vision économique de Bayrou.
    Quant à Mélanchon, vous défendez très naturellement vos idées et donc celui qui les porte, mais là encore, s’il est normal qu’il influence le programme du PS en cas de score élevé, cela va à l’encontre du projet de Bayrou (qui est d’ailleurs toujours villipendé par Mélanchon). Bayrou risque donc de ne pas avoir de choix, non pas en raison de sa posture, mais en raison du virage à gauche du PS. A titre subsidiaire, cela risque aussi de faire perdre Hollande sur le fil, si un accord Sarkozy-Bayrou se dégage... Car sociologiquement, la France demeure de droite, et Bayrou apporterait une caution morale à Sarkozy, qui ne perd principalement que par un rejet de sa pesonne.



  • Voltaire Voltaire 3 avril 2012 10:49

    Bien que très orienté, l’auteur a néanmoins identifié un problème clé : lalliance Hollande-Mélanchon, et l’incompatibilité totale entre le projet de Bayrou et celui de Mélanchon.
    Il est évident que sur les valeurs, Bayrou préfèrerait passer un accord avec François Hollande qu’avec Nicolas Sarkozy, et de plus Bayrou et Hollande s’apprécient mutuellement, contrairement à ce qui se passe entre Sarkozy et Bayrou, ce qui rendrait plus facile la nomination de Bayrou comme premier ministre de Hollande.
    Mais...

    Mais François Bayrou défend un projet de société, qui implique le redressement des finances publiques, par conviction. C’est même un élément fondateur de son projet. Or, non seulement le projet de Hollande est sur ce point peu convaincant, mais celui de Mélanchon est tout simplement incompatible. Or, Mélénchon aura nécessairement une influence sur le projet final de Hollande vu son score. Et le PS préfèrera toujours un accord PC-PS Verts à un accord PS-Verts-Centre.

    A l’inverse, N Sarkozy n’a pas de projet. Il est simplement dans l’électoralisme. Il a creusé les déficits pour faire plaisir à ses amis, mais ce n’est pas fondé sur un idéal ou une vision, c’est uniquemnt par intérêt. Son premier intérêt est d’être réélu, et pour cela il sera prêt à toutes les concessions, y compris celle de rétablir les finances publiques si c’est nécessaire pour avoir le soutien de Bayrou. Le point dûr d’un éventuel accord serait au niveau de la moralisation de la vie publique, exigée par Bayrou, mais même là Sarkozy serait sans doute prêt à céder pourvu que lui-même et ses proches amis soient protégés. Il faut aussi se souvenir que pour Sarkozy, il s’agirait d’un second mandat, dont l’objectif serait nécessairement différent du premier (pas de réélection à préparer).

    Bayrou, s’il n’est pas au second tour, va donc devoir faire face à un dilemne :

    - soutenir une personne compatible sur le plan des valeurs, mais au projet et à l’alliance incompatible ;
    - soutenir une personne qu’il méprise, en l’échange de la possibilité de pouvoir mettre en oeuvre son projet pour le pays.

    En tant qu’homme, nul doute que Bayrou choisirait la première solution ; mais en tant qu’homme d’Etat, il risque de devoir choisir la seconde. Ce sera un cas de conscience de toute façon douloureux et qui fera des déçus ; être un responsable politique honnête n’est pas une sinécure.

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