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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 7 mars 2012 17:39

    Vous faites une double erreur :

    il y a 190000 étrangers (dont un tiers provenant de l’UE) qui entrent de façon régulière en France par an, mais aussi environ 100000 quittent la France...
    En 2010, l’immigration légale en France a augmenté d’environ 10,6 % en un an, à 188 780 arrivants, sous l’effet notamment d’une forte hausse du nombre d’étudiants étrangers, d’après des statistiques de FTA et de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Ce chiffre global comprend l’immigration familiale (81 100 personnes, 4 % de plus qu’en 2009), l’immigration professionnelle (31 500 personnes, stable), le droit d’asile (10 340, stable) et les étudiants (65 840 personnes, en augmentation de 28,5 %). L’impact au niveau du marché du travail est donc faible. En terme de solde migratoire, le résultat est quasi nul (car des Français partent aussi), moins de 10000 par an.

    Sur la responsable d’association, il n s’agit pas de personnes diplômés d’origine étrangère, mais de français d’ethnies non européenne. Par exemple d’origine antillaise... La question était donc bien la lutte contre la discrimination, sans lien avec la nationalité. On peut imaginer beaucoup de mesures de lutte contre cette discrimination, comme pour les autres, sans parler de quota ; c’était uenperche tendue à MlP, qui s’est enferrée maldroitement sur ce sujet.



  • Voltaire Voltaire 7 mars 2012 15:46

    Plutôt d’accord avec vous.

    Marine Le Pen est çà l’aise sur les sujets de société, et plutôt empathique. Mais effectivement, sur l’économie, on a l’impression que plus c’est gros plus ça passe. Sauf que là, ça ne passe pas. Il y a trop d’incohérences et de contradictions, on sent bien que ce n’est pas sa tasse de thé ; son projet oscille entre du socialisme dûr à la programme commun de la gauche des années 70, et libéralisme poujadiste, si bien qu’on ne comprend plus rien et que cela ne tient pas la route. Mais surtout, comme l’auteur, j’ai trouvé que le tournant de sa prestation avait été son incroyable manqué face à cette responsable d’association. Voici une présidente d’association qui explique la difficulté qu’ont de nombreux français d’origine ethnique non-européenne, souvent très diplômés, à trouver du travail, en raison de préjugés ou discriminations. Dans la mesure où l’on parlait bien de français ici, M Le Pen avait une occasion formidable de démontrer que son discours anti-immigrés n’avait aucune connotation raciste, et qu’elle défendait tous les fançais, quelques soient leurs origines. Et là, patatra ! incapable de montrer la moindre compréhension pour ce problème réel, elle a tenté pendant plusieurs minutes de noyer le poisson avant de renvoyer son interlocutrice dans les cordes... Une belle occasion manquée et assez révélatrice.

    J’ai trouvé JL Mélanchon bien meilleurs. Manifestement sincère et convaincu, je trouve qu’il apport une vraie valeur ajoutée à la gauche, et pas mal de nouvelles idées. Seul problème, comme le souligne là aussi l’auteur, tout repose sur une base économique et financière totalement fantaisiste. On est là dans la négation du monde réel, et le volontarisme ne suffit pas. Il y a des réailtés incontournables, mêmesi l’on veut faire changer le système, et les nier relève de la méthode coué. Mais je trouve qu’il mérite le respect dans la mesure où il démontre une vraie sensibilité aux problèmes des gens. par rapprot à M Le Pen, que j’ai trouvé plus démagogique, JL Mélanchon a une honnêteté issue de son vécu qu’on ne peut pas lui nier, comme chez Bayrou, et cette authenticité aliée à un vrai talent orateur en font un excellent responsable. Même s’il a annoncé son refus de participer à un gouvernement, je pense que si la gauche gagnait, il aurait un devoir de participer, et pourrait apporter beaucoup.



  • Voltaire Voltaire 5 mars 2012 15:06

    J’avais loupé cette enquête qui est effectivement impressionante.
    Ce qui joue en défaveur de Bayrou est à la fois le manque de soutients politique (parti, personnalités) par rapport aux deux mastodontes UMP et PS, et une absence d’électorat fidélisé. Son succès dépend donc, quelques soient ses qualités propres et celle de son projet, de la faiblesse de ses adversaires. A ce stade, c’est évidemment de Nicolas Sarkozy que peut venir le salut. Si vers la mi Mars les sondages de second tour confirment que Sarkozy n’a aucune chance de l’emporter (c’est à dire qu’il ne dépasse pas 45% ) et que l’écart de premier tour entre lui et Bayrou se restreint un peu (disons qu’il se réduit à 4 ou 5 %), alors un basculement du vote de droite modéré s’opérera en même temps qu’une vague de soutients institutionnels. Et la présidentielle rpendra alors un tout autre visage.



  • Voltaire Voltaire 5 mars 2012 10:29

    Comme le dit sagement l’auteur en conclusion, une hirondelle ne fait pas le printemps, ni un sondage l’élection. Pour autant, l’analyse me parait cette fois largement juste : ce matraquage médiatique en faveur des deux favoris des média commence sérieusement à taper sur le système des électeurs, et ce d’autant que le moins que l’on puisse dire, c’est que cette partie de ping-pong ne vole pas haut.

    François Bayrou a au moins le mérite de la constance ; même si personne ne parle de son programme, tout le monde connait plus ou moins les grands axes de son projet : produire en France, réduction des déficits, moralisation de la vie publique, soutien à l’instruction. Sur ces domaines, il est respecté et indiscuté. Comme il reste sagement au dessus de la foire d’empoigne des autres candidats, il apparait aussi plus « présidentiable » dansla mesure où les français ont envie de candidats qui proposent des solutions aux problèmes, plutôt qui s’écharpent sur des points de détails politiciens.

    Théoriquement, M Le Pen et JL Mélanchon auraient aussi pu bénéficier de ce mano à mano, mais M Le Pen est plombée par son projet économique intenable, et par sa claire erreur tactique lors du débat sur France 2, tandis que Mélanchon, par ses propos souvent très outranciers, effraye un électorat qui pourtant partage son diagnostique. A l’inverse, E Joly, qui fait plus une campagne sur le fond, semble bénéficier d’un regain d’intérêt, et pourrait à mon avis revenir vers un score plus conforme au poids de son électorat.

    Cette campagne est loin d’être jouée, et l’entrée dans la période d’égalité de traitement médiatique mi-mars pourrait encore réserver quelques surprises.

     



  • Voltaire Voltaire 24 février 2012 15:48

    Au risque de décevoir les supporters des deux camps, pour un observateur extérieur, ce « débat » était catastrophique. Lorsque l’on prend un peu de recul et que l’on regarde les enjeux majeurs de cette élection, on a l’impression d’une assez grande vacuité dans les arguments, qui est compensée par une extrême agressivité personnelle des deux candidats.

    Sur la forme, j’ai trouvé MLP meilleure car elle a indiscutablement été attaquée de façon anormale ; Mélanchon était à la limite de l’insulte, et Pujadas en dessous de tout. Mais sur le fond, ses réparties étaient vides, toujours en contournement. Et sa prestation sur l’économie et les autres sujets clés dans l’heure précédente démontre un véritable problème de crédibilité.

    Sur le fond, Mélanchon a abordé de vrais sujets de société et des contradictions intéressantes, mais avec une telle agressivité que ses propos perdaient toute force.

    Les amateurs de pugilat se seront sans doute amusés, et les militants de chaque parti penseront avoir gagné. Pour moi, cela a été une pietre image du débat démocratique ; j’avais plus de respect pour les deux candidats avant ce débat, ils ont perdu là à mes yeux une bonne dose de crédibilité en tant qu’homme ou femme d’Etat.

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