La notion du "je suis plus petit, je passe sous la porte" est une des pires conneries que j’ai jamais lu. En prônant cette pseudo liberté, vous n’obtiendrez qu’un néoféodalisme.
Ok pour le cambodge (ce qui suffit à le discréditer), mais pour "l’affaire" Faurisson, il me semble que parler de "grand ami" est un poil exagéré. Il me semble d’ailleurs qu’il aurait déclaré regretter partiellement sa préface dans la mesure où il ne niait pas l’holocauste mais assumait la défense de ce qui fait partie selon lui de la liberté d’expression.
Si le vide juridique concernant ce type d’homicide par compassion (car il s’agissait dans ce cas d’abréger des souffrances) pose effectivement un problème, d’un autre côté, je trouve que l’amalgame de l’auteur entre meurtre, homicide, euthanasie et peine de mort est particulièrement choquant et réducteur.
Tout d’abord (et même si ce n’est pas le cas présenté), au sujet de l’euthanasie, il faut bien comprendre que contrairement à ce que les curetons cherchent à faire croire, la plupart des cas sont des demandes d’une personne souffrante et sans espoir de rémission. Ce n’est donc pas la décision d’un tiers ou d’une institution décidant qui doit vivre ou mourir. On est donc loin des références godwinesques usées et abusées par les religieux : on ne parle pas de rétablir la méthode nazis de purification de la race par élimination des handicapés. L’institution dans les cas contemporains ne serait là que pour juger si une demande est recevable, pas pour ordonner une mort.
On est bien d’accord Tall, les petits merdeux délinquants, ça existe. c’est d’ailleurs très moche pour ceux qui ne se baladent pas avec un tournevis. Mais vous même, agressiez vous ceux qui passaient sur votre trottoir ? Avez vous seulement eu un jour l’idée saugrenue de déclarer un trottoir comme étant votre propriété ? Probablement non. Dans ces conditions, auriez vous accepté de vous faire vriller les tympans ? Accepteriez vous que lors d’une balade en famille, on casse les tympans de vos mômes ou de leurs propres rejetons (j’ignore votre âge) ?