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ZEN

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Un citoyen, tout simplement....
" Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2006
  • Modérateur depuis le 29/09/2006
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Derniers commentaires



  • ZEN ZEN 17 février 2014 13:31

    Copé est en passe de devenir un de nos meilleurs humoristes, depuis son gag sur le pain au chocolat
    Il progresse...



  • ZEN ZEN 21 janvier 2014 11:49

    Bonjour,
    Vaste sujet, qui demande une démystification de cette notion de mérite

    _Je m’suis fait tout seul et j’ai réussi, parce que je le vaux bien...
     Moi, monsieur, j’ suis parti de rien...
    ______________________________De rien ? Vraiment ?...
    Personne ne se fait tout seul. L’anthropologie et la psychanalyse montrent que tout individu ne serait rien sans un milieu qui le porte, une culture qui le fait être humain...
    Nous sommes donc toujours en lien avec un héritage social, un modèle familial, même si nous les ignorons ou les refusons, fortement conditionnés par des facteurs dont nous ne pouvons nous extraire qu’en  partie ou en imagination. Nous sommes dépendants d’un monde humain particulier, qui nous a fait ce que nous sommes..
    Mais chacun a toujours la possibilité de faire des écarts, de sortir des normes, de se distinguer, de mettre en oeuvre des capacités particulières, qui peuvent l’élever au dessus du lot et l’amener, dans certaines conditions, à une certaine réussite sociale et financière. Parfois en tant qu’héritier, parfois sans appuis particuliers.
    On ne peut méconnaître la part de volonté entrepreneuriale, d’ambition exceptionnelle qui peut entraîner des individus à se dépasser et s’engager dans des aventures industrielles et financières qui font leur prospérité et leur renommée, comme Bill Gates, talentueux concepteur mais enfant de son époque technologique ; on doit lui reconnaître cependant beaucoup d’opportunisme et de pratiques monopolistiques.Le désir de dépassement, de réussite sociale, qui est plutôt positif, a de profondes racines historiques, culturelles et familiales, comme Balzac l’avait bien vu..
     _______Ce qui fait problème c’est la prétention à être son propre créateur, le libre sculpteur de soi-même, ne devant rien à personne
    Il faut reconnaître que l’expression self-made-man est abusive et fonctionne le plus souvent de manière condescendante, culpabilisante et exclusive : les losers et les pauvres mériteraient leur sort, idée qui nous vient du darwinisme social propre au rêve américain (1)
     Le pasteur baptiste Russell Cornwel (1853-1925) donne corps à cette fiction : « Je dis que vous avez le droit d’être riche, et c’est votre devoir de l’être. L’homme qui devient riche est peut-être l’homme le plus honnête de votre communauté. Je serai clair sur la chose : 98 % des hommes riches vivant en Amérique sont honnêtes et se sont hissés au sommet à la force du poignet. C’est justement la raison pour laquelle ils sont riches. C’est aussi la raison pour laquelle on leur fait confiance en matière de finance. C’est la raison pour laquelle ils ont créé de grandes entreprises et qu’ils ont réussi à inciter des tas de gens à travailler pour eux. Je compatis néanmoins avec ceux qui sont restés pauvres, même s’ils doivent, d’abord, à leur propre incompétence de n’avoir pas échappé à leur condition. Rappelons-nous qu’il n’y a pas une seule personne pauvre aux États-Unis qui n’a pas été pauvre par ses propres défauts et faiblesses. »
    ______Les critères de la réussite et de son coût, par exemple celle des grands capitaines d’industrie et de la finance, peuvent légitimement être contestés.
    Vouloir réussir, ça peut-être raté...
    Et réussir quoi ? «  Toute vie qui n’a pour but que de ramasser de l’argent est une piètre vie. » (disait A Carnegie, le milliardaire mécène, qui pourrait inspirer quelques winners d’aujourd’hui...)
    Il y a matière à réfléchir quand on s’interroge par exemple sur le cas Tapie, figure tant valorisée dans les années 80, ou sur les conditions de la fortune de F.Pinault, l’ambition de JMMessier, le parcours de B.Arnault... à l’heure de la logique de caste et de l’aggravation des inégalités
     A leur époque, Carnegie a su profiter du développement fulgurant du rail, W Buffet, Soros, du contexte spéculatif contemporain, Ford n’a pas brillé pas l’excès de scrupules, pas plus que Rockefeller...PC Roberts parlaient de nouveaux barons pillards, monopolisant les fortunes, comme le maître du crédit, J.Pierpont Morgan, fils d’un banquier, ayant hérité de son géniteur l’horreur de la concurrence « qui, dit-il, crée la banqueroute et lamine les profits  » ! Pendant la Guerre de Sécession, cet adolescent prometteur achète à un arsenal, 3,5 dollars pièce, des fusils qu’il revend à un général nordiste 22 dollars chaque !"
    _________Le mérite, valorisé jusqu’à l’excès, est souvent une valeur faussée, oubliant l’importance des occasions heureuses et du tissu des relations dans le succès social.
    " Aimerions-nous vivre dans une société où, comme le suggérait Nicolas Sarkozy en 2006, " tout se mérite, rien n’est acquis, rien n’est donné ? Certes le mérite n’est pas sans lien avec la démocratie. Mais il est aujourd’hui l’objet d’un détournement qui en fait surtout - cet essai se propose de le montrer - l’outil de circonstance du néolibéralisme. Autrefois vertu publique, le mérite se prétend désormais mesure de la valeur individuelle indexée sur l’effort. Ainsi est-il communément convié pour justifier non seulement les distinctions sociales, mais aussi chaque situation particulière, notamment les situations difficiles. Il en vient à rendre compte des épreuves comme du signe d’une défaillance. Chômage, maladie, rupture... voilà ce qui attendrait ceux qui ne font pas les efforts nécessaires pour les éviter. Nous entraînant à justifier l’injustifiable, le mérite ne met-il pas dès lors sa logique au service de la violence néo-libérale, qu’il pare d’un voile de légitimité ? Placé sous la double référence à Hannah Arendt et au paradigme du don, attentif aux liens entre mérite et reconnaissance, cet ouvrage avance que la force d’attraction du mérite réside dans le rempart fantasmatique qu’il constitue contre la précarisation généralisée : plus nous croyons au mérite, plus nous nous sentons assurés que nos efforts nous protègent. Face à la violence néolibérale des dominants, le mérite alimente alors une autre violence : celle du corps social tout entier, qui, pour conjurer l’angoisse de l’exclusion et de l’invisibilité sociales, stigmatise et décuple la souffrance en la déclarant méritée. Sous les apparences du bon sens, cette société du mérite généralisé ne risque-t-elle pas de nous entraîner dans une impasse ?"



  • ZEN ZEN 18 janvier 2014 11:46

    Prude ? vraiment ?
    Cette disposition s’insère dans un ensemble de mesures visant à contrôler les esprits et les corps (interdiction de fait de manifester), représentant un salto atras....
    Le PP et l’Eglise reprennent la main dans le contexte de choc économique et social.



  • ZEN ZEN 14 janvier 2014 10:14

    Bonjour Fergus

    J’ai terminé il y a un mois le livre de P.Lemaitre.
    Je ne l’ai pas lâché pendant une semaine
    Une écriture très attachante, presque célinienne parfois
    Malgré une part parfois excessive de fiction un peu alambiquée, l’auteur s’est beaucoup documenté et les faits de base sont respectés.
    Bonne journée



  • ZEN ZEN 22 décembre 2013 11:53

    Bravo !
    Avec Pirette, c’est tout bon
    Programmé pour croire ? N’importe quoi...
    Joyeuses fêtes !

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