Pourriez vous éclairer ma lanterne ?
Qu’appellez vous un article "authentique", et un article "inauthentique" ?
Je tente : de vrai-faux articles qui citiquent volntairement "mal" pour nuire à la critique elle-même ?
Une pensée ne me semble pas pouvoir connaître d’approfondissement final, à moins de tomber dans un dogmatisme stérile. Je l’avoue je ne suis pas un professionnel d’AV, ce n’est que mon 2eme article.
Et si vous jettez un coup d’oeil au texte que j’ai publié voilà plus d’un an, mes doutes, mes questionnements sont justement le point de départ de ce qui me donne envie d’écrire.
Par "entreprise France" je souhaite pointer l’apparente réduction des politiques économiques à une amélioration des conditions de compétivité de notre nation, vue comme unité économique intégrée dans l’économie mondiale.
Pour continuer dans la métaphore entreprenariale :
Le gouvernement se focalise sur le bilan, néglige la DRH, et manque cruellement de d’objectifs, autres que comptables (immigration, sécurité sociale, défense, justice...)
Ce n’est pas "mon modèle mental", mais il me semble que c’est celui des tenant du "marchéisme".
Votre commentaire est des plus acides, et votre attaque :
1) faute d’orthographe
2) critique d’une métaphore assez claire il me semble
3) me traiter de gentil naif "bénéfice du doute quant à vos intentions"
est plutôt basse, et plutôt que de répondre sur le fond vous vous limitez à une attaque formelle.
Je vous accorde le bénéfice du doute quant à vos intentions, vous vouliez un éclaircissement en bonne et due forme, j’espère vous avoir contenté.
N’hésitez surtout pas à pointer mes futures fautes d’orthographe, je dois sans cesse m’améliorer à ce sujet.
Mon message pourrait être ramené à celui là : ne tombez pas dans le piège de la haine et du mépris, cela paralyse la capacité de réponse constructive. (réponse dont nous avons tous grand besoin)
Le problème est que personne ne souhaite discuter politique internationale. Trop compliqué, trop long (temps de parole limité au media utilisé)
Rôle de la France dans le monde pendant les campagnes électorales ? (en dehors des postures gadgets "droits de l’homme" qui ne veulent rien dire au final)
rien
Rôle, forme de l’Europe ? (en dehors du tout aussi vide de sens "l’Europe c’est l’avenir !)
rien
J’oserai dire :
place dans les media traditionnels de l’actualité politique communautaire ? De quoi débat on à Strasbourg ?
La France se regarde le nombril et son pouvoir d’achat, pour "l’espoir" de quelques contrats, quelques emplois en plus, Kadhaffi peut bien parader, la Chine humilier le dirigeant de la patrie des droits de l’homme...etc.
Que pèsent nos valeurs en face de l’argument économique ? c’est bien ici un des effets du paradigme néo-libéral dans lequel nous vivons.
Quel homme politique au pouvoir aurait le courage de tourner de dos à un pays qui ne partage pas nos valeurs en risquant nos interêts économiques ?
L’éthique (et peut être l’Histoire) répond qu’il le devrait, le pragmatisme répond que ce serait folie.
Et je ne pense pas qu’à la Chine. Chirac l’a fait contre l’Irak au moment ou Bush avait toute l’Amérique derriere lui. L’Histoire ne retiendra que cela des douze années au pouvoir. (je ne suis pas naif, Chirac avait ses intérêts aussi)
Et dire que le seul homme politique français qui était favorable à l’attaque de l’Irak est notre ministre actuel des Affaires Etrangères... misère.
L’analyse psycho-politique du néo-libéralisme de généreux me semble lucide. "Chacun pour soi et le marché pour tous" pourraient en être le résumé. La société de consommation de masse industrielle porte en elle ces valeurs de concurrence exacerbée et d’utilisation d’autrui comme d’un objet.
Ce ne serait pas un problème si parallelement à cela nous n’avions pas vécu l’écroulement des contre- discours (religieux et marxiste) qui portaient une autre hierarchie des valeurs. Une société, me semble t il, a besoin d’un débat constant entre des systèmes de valeur différents. En présence des ces autres discours, le libéralisme devient porteur de valeurs positives (liberté individuelle, dépassement de soi...), seul il devient monstrueux. Et c’est que qui me semble se passer.
Toutes les éthiques, de gauche comme de droite (si cette disctinction des éthiques a un sens), ne peuvent
souscrire à ce mouvement de fond néo-libérale, et tentent (si j’écoute bien) de le freiner.
Il serait bon que les électeurs et hommes politiques de gauche comme de droite puissent analyser sans passion les valeurs à l’oeuvre dans cette idéologie actuellement triomphante. Et ainsi être à même de pouvoir écouter, et proposer un autre son de cloche.
Les gaullistes (existent ils encore ?) si je me souviens bien, observaient avec un doute méthodique les sirènes du tout-libéral.
La gauche porte "ontogénétiquement" en elle cette méfiance vis à vis du discours économique dominant. Mais il lui faut construire et proposer, ce qu’elle peine à réaliser.
Ce qui me dérange (entre autre) dans la mouvance politique qui nous gouverne actuellement, est cette acceptation sans grand recul du néo-libéralisme, de la confiance accordée au marché pour régler tous les problèmes.
Maintenant, comme tous les théoriciens d’un contre-modèle, Généreux me semble en rester au milieu du guet.
Son travail est nécessaire, mais il faudrait, pour la santé de notre démocratie, qu’un homme (ou femme) politique (de gauche, du centre ou de droite, je n’aime pas les anathèmes) construise un discours programmatique et applicable. Car cette analyse me semble acceptable pas tous les bords politiques.
En tous les cas je me procurerai ce livre pour me faire une opinion,